vendredi 21 novembre 2014

Belladone tome 1
Nuit de sang

 


Michelle Rowen
Milady, Bit-Lit
Octobre 2012
346 pages
Bit-Lit





Jillian était une fille sans histoire jusqu'à ce qu'on la prenne en otage. Désormais, il ne lui reste plus qu'un choix à faire : mourir des mains de Declan, l'assassin dhampire qui la retient prisonnière, ou succomber aux effets secondaires du poison qu'on lui a injecté : la Belladone. Un venin qui fait d'elle l'arme ultime dans la guerre contre les vampires. Le seul espoir de Jill consiste à convaincre son kidnappeur de la relâcher, mais comment toucher le cœur d'un homme qui n'a jamais ressenti aucune émotion ?









"- Ça va mieux Jill ? La dernière fois que je t'ai vue, tu étais aux portes de la mort.
Je grimaçai en y repensant.
- Personne n'a ouvert quand j'ai sonné. Je respire encore. Pour l'instant du moins"
 


Un résumé qui me tentait bien et le fait que ça soit un diptyque, il ne m'a pas fallu longtemps pour me décider à lire ce premier tome, et je dois dire que je n'ai pas été déçue du voyage.

Jillian va être au mauvais endroit au mauvais moment. Se faire injecter un poison dans le corps dont elle ne connaît pas les effets, se faire kidnapper de suite après par un homme qui se révèle plus qu'un homme, puis apprendre l'existence des vampire et qu'elle est devenue grâce à ce poison une arme mortelle contre eux. Plutôt bien remplie comme journée ! Elle va alors devenir une alliée dans cette guerre entre ces créatures de la nuit, qu'elle soit consentante ou non. Declan, un dhampire (mi-humain, mi-vampire) est son kidnappeur, son bourreau. Il n'a jamais ressenti d'émotions, jusqu'à sa rencontre avec cette femme.

Le point fort de cet énième histoire bit-lit est sans conteste le personnage de Declan qui donne une touche d'originalité à ce récit. Il n'est pas une gravure de mode, n'est pas très sympathique, et ne va pas être aux pieds de notre héroïne. Au final, je l'ai beaucoup aimé. Il est certes très renfermé et on n'en apprend pas beaucoup sur lui, mais j'ai apprécié qu'il soit loin du stéréotype de l'homme fantastique du genre bit-lit. Pour Jillian, je n'ai pas grand chose à dire, je ne l'ai pas trouvé très poussée. Et heureusement d'ailleurs, car je ne pense pas que l'aurais beaucoup apprécié. Au début je la sentais très superficielle, mais j'ai réussi à passer un bon moment à ses côtés grâce à l'humour dont elle fait preuve, même dans les pires situations (oui ce livre m'a bien fait marrer !).

L'intrigue en elle-même n'est pas aussi originale que ça mais très plaisante à suivre surtout quand Jillian se retrouve dans ce "labo" avec Declan et les autres personnages. Elle essaye de se sortir de tout ce traquenard, de cet endroit où il se passe des choses horribles, et va essayer de rallier Declan à sa cause, dont elle tisse peu à peu des liens. En bref, j'ai apprécié cette histoire même si le cadre chronologie m'a dérangé. Toute cette histoire se passe en deux semaines, ce qui m'a bloquée par rapport à l'histoire d'amour qui se forme assez vite au final. Je n'ai pas trouvé cela très crédible, mais ça ne m'a gênée à passer un bon moment. 


"- Va te faire foutre, ahana Declan.
- Ce n'est pas très poli, ça.
- Va te faire foutre, je te prie.




CONCLUSION 
Un premier tome plaisant à lire, avec une intrigue très
 sympathique et un des personnage original. J'ai très envie de
 savoir ce qui va se passer dans le deuxième et dernier tome.
16/20




AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/04/belladone-t2-michelle-rowen-milady-bit.html

mercredi 19 novembre 2014

Elle et lui
George Sand
Folio, Classique
2009
1ère édition : 1859
352 pages
Classique
"Elle" est Thérèse Jacques, "lui" est Laurent de Fauvel. Ils sont artistes, s'aiment et partent pour l'Italie...
"Elle", c'est bien sûr Geroge Sand, "lui", Alfred de Musset. Vingt-cinq ans après l'aventure de Venise, George Sand revient sur la liaison la plus célèbre et la plus passionnée de la littérature française. Elle est une héroïne innocente et pure, dévouée jusqu'à la sainteté. Lui est une homme de génie diaboliquement fascinant, perdu par le vice. Entre eux, la quête d'un amour absolu. Descente intérieure vers le souvenir, récréation romanesque d'un épisode tout à la fois intime et public, Elle et Lui décrit en tentant de la comprendre une passion fatale qui manqua détruire deux êtres. Ils << avaient rêvé d'escalader le ciel et d'atteindre ces régions sereines où les passions n'ont plus rien de terrestre ; mais cela n'est pas donné à l'homme >>.








"Mon Dieu, qu'est-ce qu'un mot ? On l'interprète comme on veut. Avec
 un mot, on fait pendre un innocent." 
Après avoir lu et adoré La Confession d'un enfant du siècle, je me devais de lire la version de George Sand sur cette liaison entre les deux amants écrivains qui auront marqué leur époque. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison entre les deux œuvres et le résultat est là : j'ai moins apprécié le récit retranscrit par George Sand.

L'auteur raconte l'histoire d'amour entre Laurent, une jeune peintre caractérisé par le mal du siècle, et Thérèse, femme plus vieille de cinq ans de son amant. Leur relation va être tumultueuse, semée d'embûches sentimentales. Au final les deux amants vont fait ressortir ce qu'ils ont de plus vil dans leur être.

Si les lieux et les carrières changent, le lecteur comprend vite que Thérèse, c'est George et Laurent est Alfred de Musset. Alors, j'ai apprécié la trame principale même si ça tourne vite en rond. Sont-ils fait pour vivre ensemble ? Sont-ils plus heureux en étant amis ou amants ?

L'écriture est bonne, même si je n'ai pas pu sortir de mon esprit le style poétique d'Alfred de Musset dans sa version de cette liaison. J'ai remarqué ici un parti pris pour Thérèse. Laurent est presque l'unique fautif dans toute cette histoire. Celui-ci devient parfois détestable face à une Thérèse indécise. 


"Et pourquoi ne m'aimez-vous pas ? Vous avez peut-être aimé déjà quelqu'un
 qui ne me valait pas. Je ne vaux pas grand chose, c'est vrai, mais j'aime, et n'est-ce pas tout ?"
CONCLUSION 
Un récit intéressant sur deux personnages qui vont connaître
 leurs pires défauts en se liant d'amour. Même si j'ai amplement
 préféré La Confession d'un enfant du siècle et que j'ai trouvé
 que ça tournait en rond, l'histoire reste plaisante à suivre.
15/20

dimanche 16 novembre 2014

La trilogie du mal tome 2
In tenebris

Maxime Chattam
Pocket, Thriller
Mars 2004
1ère édition : 2003
599 pages
Thriller



Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d'entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, et prétend s'être enfuie de l'Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s'il n'y avait ces photos, toutes ces photos...
Annabel O'Donnel, jeune détective à Brooklyn, prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin, jeune spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville? Et si Julia avait raison, si c'était le diable lui-même? Ce mystère, ce rituel... Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage... dans les ténèbres.







"Ding ding... quelque part, la cloche battait le chant des âmes." 


Après une lecture agréable, mais remplie de longueurs dans le premier livre de la trilogie, je me suis replongée dans l'univers de Maxime Chattam avec In tenebris, dont la lecture a été plus fluide.

Annabel, agent de police de New York, enquête sur un affaire bien particulière. Après avoir retrouvée une femme complètement nue et déboussolée, la police retrouve le refuge du kidnappeur et découvre deux corps sans vie. Et de nombreuses photos de personnes terrifiées. Le constat est effrayant : toutes ces personnes ont été apparemment enlevés par une alliance de trois assassins et Annabel et son équipe, accompagnée également de l'aide du détective Brolin, vont tous faire pour découvrir leurs identités.

Après les longueurs répétées dans L'Âme du mal, j'avais un peu peur de me retrouver dans la même ambiance dans ce livre-ci. Et même si le début a été un peu lent pour moi, la suite s'est décantée, et m'a entraînée jusqu'à la fin. Les explications policières et scientifiques sont moins présentes, ce qui est bon point (le livre a été écrit en 2002, les techniques ont bien évidemment évolués), et j'ai trouvé l'intrigue plus intéressante. Cette histoire de secte m'a beaucoup intéressée et j'avais très envie de savoir le fin mot de l'histoire. Par contre, cette lecture est pour public averti : plusieurs scènes sont assez durs, les modes opératoires des tueurs sont parfois très gore, donc faites attention où vous mettez les pieds.

Je suis contente d'avoir retrouvé Joshua Brolin, dans d'autres circonstances que dans le premier livre. Il est doué dans ce qu'il fait, persévérant, et la mécanique du duo Joshua/Annabel est pour moi meilleure que celle avec Juliette dans L'Âme du mal. J'ai évidemment davantage accrochée avec Annabel qui est une femme quelque peu perdue dans sa vie personnelle, et qui trouve dans cette histoire un ami sur lequel elle peut se reposer.

Si j'ai trouvé les deux premières parties un peu lentes, la troisième elle est explosive ! Je ne pouvais plus m'arrêter, les révélations arrivent les unes après les autres, on commence à avoir tous les éléments. Même si j'ai découvert l'identité du tueur de la fin un peu trop tôt, ça ne m'a pas gâchée mon plaisir, et je vais évidemment me plonger dans le troisième livre, Maléfices, qui clôt cette trilogie.


"On a remplacé les guerres quotidiennes par le travail, les batailles font
 toujours autant de victimes, mais elles sont moins visibles. Ces guerres d'aujourd'hui
 ne tuent presque plus d'hommes, elles tuent l'humanité."



CONCLUSION 
Un très bon thriller glauque, avec des personnages intéressants
 à suivre et une intrigue haletante. Par contre un rythme inégal
 dans les différentes parties.
18/20
Lecture commune avec cerisia et julie86 sur Livraddict


AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
http://entournantlespages.blogspot.fr/2014/09/la-trilogie-du-mal-lame-du-mal-tome-1.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/01/la-trilogie-du-mal-malefices-tome-3.html


mardi 11 novembre 2014

La main du sire de Giac et autres nouvelles
Alexandre Dumas
Folio
Décembre 2010
1ère édition : 1835
103 pages
Classique



Le sire de Giac a empoisonné et jeté dans la rivière sa femme qui lui préférait un autre.
Un médecin vient au secours d'une belle voisine et tombe follement amoureux d'elle, à en perdre la santé et la raison.
Dans un bal masqué, une femme ivre de jalousie cherche à prendre son mari et sa maîtresse en flagrant délit d'adultère.
Le Diable n'est jamais très loin dans ces trois nouvelles de Dumas. Il joue des faiblesses des hommes pour leur faire commettre l'irréparable.








"Je vous ai fait demander, parce que l'espoir est une chose si profondément
 enracinée au cœur de l'homme que lorsqu'il s'éteint dans cette vie, on espère
 le voir se rallumer dans l'autre." 
 
 
Ayant fait une mauvaise expérience par le passé avec cet auteur avec son livre Pauline j'ai voulu lui donner une nouvelle chance avec ce petit recueil de nouvelles. Et je suis contente de l'avoir, car pour moi ça a été une petite réussite.

Pour la première nouvelle, La Main droite du sire de Giac, j'ai un avis un peu mitigé, davantage tourné sur le positif. J'ai bien aimé cette histoire coupée en deux parties, la première sur un connétable et son armée qui se battent contre les Anglais, la deuxième sur la confession de ce sire de Giac. J'ai trouvé la nouvelle très intéressante, prenante. Néanmoins, je n'ai pas réellement compris le lien entre ces deux parties, en tout cas la façon dont il est amené. 

Pour la troisième, Un Bal masqué, l'avis est un peu moins bon. C'est celle que j'ai le moins aimé, dû en particulier au début. Je ne comprenais rien : qui parlait ? À qui ? Qui suit-on ? J'étais perdue. Puis l'histoire se suit et on commence à comprendre les aboutissants. J'ai réussi à l'apprécier grâce à les effrois ressentis par cette femme et cet inconnu qui l'aide à tenir dans cette chasse à l'adultère, même si ce faux départ m'a gâché quelque peu mon plaisir.

Et j'ai voulu gardé la deuxième nouvelle pour la fin. Histoire d'un mort racontée par lui-même m'a conquise. J'ai adoré cette petite nouvelle racontant l'histoire d'un médecin qui fait le récit à ses amis d'une histoire très singulière. Il rencontre une malade dont il tombe amoureux. Malheureusement il va mourir quelques jours plus tard, et, par un miracle, va ressusciter pour retrouver cette femme. J'ai adoré cette histoire fantastique, rocambolesque. Elle est très bien racontée, et les antagonistes sont intéressants à suivre. Pour celle-là c'est un 20/20 !

Petit mot sur l'édition : pas de problème dans le contenu, mais le résumé en quatrième de couverture très réducteur m'a un peu déboussolée au début des nouvelles. Je ne le trouve pas représentatif de ces celles-ci. À part ça, l'écriture m'a transportée, et j'ai réussi à passer un bon moment avec cet auteur dont j'avais peur de retenter ma chance. 


"- Mais il y a des douleurs qui tuent, lui dis-je.
- Eh bien ! la mort ou l'oubli, n'est-ce pas la même chose ? l'une est la tombe
 du corps, l'autre est la tombe du cœur : voilà tout."
 
 
CONCLUSION 
Un recueil sympathique avec une préférence pour Histoire d'un
 mort racontée par lui-même. Le style fantastique et l'écriture
 fluide est entraînante de Dumas m'a ici convaincue.
15/20

dimanche 9 novembre 2014

Divergent tome 1
 
Veronica Roth
HarperCollins
2012
1ère édition : Mai 2011
487 pages
Dystopie, Jeunesse


Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même. Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.





"Are you all right, Four ?"
"Are you human, Tris ?"
[...] I look over my shoulder at the ground.
If I fall now, I will die. But I don't thinkI will fall."
 


Après avoir vu le film, j'avais un peu peur de m'ennuyer en lisant le livre, n'ayant plus beaucoup de surprise (ajouté au fait que je le lisais en anglais, ce dont je n'ai pas du tout l'habitude). Mais heureusement, mon impression ne s'est révélée aucunement juste, car je me suis éclatée avec cette lecture !

Tris vit dans un futur où la guerre a ravagé la société, qui s'est reconstruite sur de nouvelles bases. Tous sont classés dans une des cinq catégories : les Audacieux, les Fraternels, les Érudits, les Sincères et les Altruistes. Tris arrive à l'âge où elle doit choisir sa faction, qui définira sa vie. Mais lors de son test d'aptitude qui doit l'aider dans son choix, quelque chose d'inattendu se produit : elle apprend qu'elle est Divergente. Un secret mortel qu'elle devra protéger pendant son initiation dans sa faction, aidée par un nouveau allié qui va tout faire pour l'aider à survivre.

Commençons par l'univers : j'ai trouvé l'idée des cinq factions très bonne, et le "faction before blood", qu'on se détache peu à peu de sa famille pour se retrouver dans la masse et que vous ne soyez plus qu'un élément dans toute cette machine que le gouvernement a mis en place. L'idée de devoir départager entre ces choix extrêmes est assez effrayant vu de notre époque, où la liberté de penser, de parole, etc.. sont très importantes.

J'ai réussi à m'attacher facilement à Tris, qui néanmoins tourne un peu en rond au bout d'un certain moment. Elle ne sait plus qui elle est et a du mal à se détacher de ses pensées ultérieures à son choix qui sont opposées à celles qu'elle doit avoir maintenant. Pour Four, je l'ai beaucoup apprécié même si il reste très renfermé. Je me pose encore des questions sur lui. Pour les autres personnages, je les ai suivis sans pour autant m'attacher à eux, à part peut-être la mère de Tris et Tori.

L'action ne fait pas partie intégrante du récit. Nous suivons l'initiation de Tris, et j'ai adoré la suivre avec les autres novices. Puis il y a des moments qui sont devenus maintenant cultes et propres à cette saga (la roue, les lancers de couteaux,etc...). Et j'ai aussi beaucoup apprécié les étapes où on rencontre les peurs de Tris et qu'elle doit réussir à les combattre. La fin est haletante, on ne s'arrête plus de courir et elle m'a satisfaite. Par contre j'aurais préféré qu'elle arrive un peu plus tôt. Même si j'ai beaucoup aimé les moments pendant l'initiation, je pense que l'auteur aurait pu accélérer le mouvement et ne pas laisser les 70 dernières pages pour l'action finale.



CONCLUSION
Un premier tome entraînant, un univers bien travaillé avec des
 personnages très intéressants à suivre. De plus, une plume
 fluide et très accessible en anglais.
19/20


AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/01/insurgent-tome-2-veronica-roth.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/05/allegiant-tome-3-veronica-roth-harper.html