lundi 3 avril 2017



Mes lectures :
Mon top 3 de mars est assez varié avec des lectures très différentes les unes des autres. Tout d'abord, je ne pouvais pas commencer ce bilan sans parler de Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie, un extrait d'un de ses discours lors d'une convention en 2012. Ce témoignage sur sa condition de femme dans la société au Nigeria mais également dans la culture occidentale est très intéressant et montre encore le long chemin à faire pour que l'homme et la femme soient à égalité sans laisser l'un des deux en position d'infériorité. Ce petit livre est utile et amène à s'interroger, d'autant plus avec Les Marieuses, une nouvelle qui suit ce discours où l'auteur nous met face à la difficulté de s'intégrer dans une société qui n’est pas la notre. Je dois ensuite remercier la maison d'édition Anne Carrière pour l'envoi de Villa Taylor de Michel Canesi et de Jamil Rahmani qui a été une agréable surprise. J'ai été étonnée de la douceur et de la justesse des mots de ces deux hommes qui s'emploient à écrire le point de vue d'une femme entre deux cultures et en quête d'identité. Puis, il y a eu le premier tome de Six of crows de Leigh Bardugo qui ne m'a pas déçu malgré tous les bons avis que j'avais lu. Les personnages sont réellement le point fort de cette histoire. Cette fois-ci dans cet univers fantasy, nous suivons les "méchants", une troupe de joyeux voleurs et manipulateurs prêts à tout pour gagner leur gain.

 
         
En mars, j'ai enfin pu découvrir une des histoires d'Arthur Conan Doyle avec Le Chien de Baskerville. C'est la première fois que je rencontrais Sherlock Holmes et son acolyte Watson en littérature, et je n'ai pas été déçue ! Je suis restée happée jusqu'au bout par cette enquête qui cache au fil du temps davantage de mystères. Et les réflexions de Sherlock sont très intéressantes à lire. En thriller, j'ai eu également mon compte avec Au fond des bois de Karin Slaughter. L'auteure prend le temps d'apporter une consistance à ses personnages et à les faire évoluer grâce à l'enquête principale mais également avec tout ce qui se passe autour. Ça a été une lecture efficace et très intéressante qui m'a donné envie de découvrir d'autres thrillers de cette auteure. Et pour une petite touche de fraîcheur et d'humour, rien de mieux que Charley Davidson ! Ce neuvième tome se présente davantage comme une transition que comme une continuité à l'histoire mais j'ai apprécié cette sorte de "pause". Darynda Jones nous fait redécouvrir les personnages d'une manière différente dans un nouveau décor.


         
Quel plaisir de retrouver la plume de René Barjavel ! Étant très intéressée par les textes médiévaux et par les légendes arthuriennes, j'ai grandement apprécié L'Enchanteur, une réécriture de ces légendes avec comme personnage central Merlin. Avec second degré et modernité, Barjavel réussit à produire un récit agréable et captivant, en réutilisant les codes de ces histoires en les modernisant et en y apportant sa touche toute personnelle. La Silencieuse d'Ariane Schréder a été un parfait entre-deux. Cette ballade silencieuse pleine de poésie, d'introspection et de contemplation a été agréable. La narratrice laisse vivre les autres personnages autour d'elle jusqu'à réussir ensuite à vivre sa propre vie et son propre bonheur. Emily Bleeker propose avec Quand je serai partie un récit un peu plus dramatique qui m'aurait entièrement comblée si l'auteure aurait choisi de rester sur le postulat de base. J'aurais aimé être davantage face aux émotions de Luke qui découvre les différentes lettres de sa femme décédée, mais une sorte de suspense se crée rapidement jusqu'à être le sujet principal de l'intrigue.

 
         
A chacun son rêve a été une lecture particulière, grâce à son histoire sympathique et qu'on peut définir de "feel-good" mais aussi grâce au chemin qu'a fait ce livre. De l'auto-édition, Paul Ivoire a réussi à créer une deuxième vie à son roman en y apportant des modifications bénéfiques pour encore davantage s'immerger dans le récit. Le premier tome de Manipulation de Juliette Lemaître a été pour le coup une bonne lecture mais sans plus. J'ai apprécié l'effort que fait l'auteure pour créer un univers un peu plus original que les autres dystopies jeunesse, mais j'ai eu du mal avec les personnages trop jeunes et par le manque de risque à cause de ce point. La manipulation mental est un bon thème mais j'aurais aimé que ça aille plus loin, qu'on est vraiment peur pour les personnages... Pour ce qui est de Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour, c'est un petit conte sympathique au temps du Moyen-Âge mais ça ne sera pas le texte que je retiendrai de Victor Hugo.

 
         
Bizarrement, ce qui arrive en bas de mon classement ne sont que des romances. Coïncidence ? Non, je sais que je peux apprécier des romances, il faut y croire ! Mais malheureusement, on peut dire que ce mois-ci, je n'ai pas été gâtée à ce niveau-là. Ne m'appelez pas Blanche-Neige n'a pas été un total échec. Même si j'ai été souvent agacée par l'immaturité des personnages, surtout de Blanche, et de leur jalousie et besoin de possession excessive, j'ai apprécié la grande touche de modernité que Gally L'auteur apporte au conte original de Blanche-Neige et les sept nains. Par contre, les deux derniers livres sont pour moi des catastrophes. Même si je reconnais que Laurent Leoncini amène à Demain je pars... une intrigue assez intéressante, surtout sur la fin du roman, le personnage masculin m'a fait sortir de mes gonds de multiples fois. Entre agissements et réflexions machistes, insultantes, et complètement crétines, je n'ai pas du tout réussi à passer un bon moment en sa compagnie. Heureusement que nous avons le droit au point de vue du personnage féminin. Et pour Calendar Girl d'Audrey Carlan, ça serait plutôt le contraire. Je n'ai pas grand chose à reprocher aux personnages vu qu'ils n'ont pas de consistance. Ou plutôt, la psychologie que l'auteure souhaite créer pour ses personnages ne suit pas au fil du récit. Tout est expédié, la moitié du livre présente des scènes de sexes à répétition et qui ne se démarquent pas les unes des autres. Avec toute cette rapidité, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à m'intéresser plus que ça à leur relation, sans compter sur le style mauvais de l'auteure.



Mes acquisitions :
Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie
Six of crows tome 1, Leigh Bardugo
Villa Taylor, Michel Canesi & Jamal Rahmani 
Calendar Girl : Janvier tome 1, Audrey Carlan
Ne m'appelez pas Blanche-Neige, Gally Lauteur
Manipulation : Les Corbeaux tome 1, Juliette Lemaître
Chronique du tueur de roi : Le Nom du vent tome 1, Patrick Rothfuss
La Cité des méduses, Emmi Itäranta
Triptyque, Karin Slaughter
Irréparable, Karin Slaughter
Rebecca Kean : L'Armée des âmes tome 5, Rebecca O'Donnell
La Voie des oracles : Thya tome 1, Estelle Faye
La Tournée d'automne, Jacques Poulain



Mon prévisionnel d'avril :
         
Je vais commencer le mois avec trois partenariats avec lesquels je suis un peu en retard... Je lis en ce moment La Fille d'avant de JP Delaney qui est un thriller pour le moment captivant. Ça sent le coup de cœur ! Ensuite, je lirai Les Ombres de Brocéliande de Lynda Guillemaud, une courte romance qui j'espère, sera une réussite. Je lirai juste après le nouveau thriller Son dernier souffle de Robert Dugoni dont je n'ai pas du tout entendu parler mais qui devrait me plaire.


         
Après les partenariats, j'aimerais bien vider un ma PAL de 2016 avec d'abord le deuxième tome des Fils-des-Brumes de Brandon Sanderson que j'avais commencé en début d'année mais que j'avais du arrêter faute de temps. Mais cette fois-ci, c'est la bonne ! J'aimerais bien découvrir également Mirage, mon premier roman de Douglas Kennedy qu'on m'a offert à Noël. J'ai bien envie de suivre les personnages dans la chaleur du désert. Et pour finir, il serait bien que je reprenne La Bête humaine d'Emile Zola. Le peu que j'avais lu m'avait beaucoup plu.



Je vous souhaite à tous de bonnes lectures et un bon mois d'avril !

dimanche 2 avril 2017




Les livres :
    
Calendar Girl : Janvier tome 1 (2017) d'Audrey Carlan : Un premier tome qui se lit tout seul mais ça n'aura été que le point positif de ce livre. Le style est médiocre, l'histoire est trop vite expédiée pour ressentir une quelconque émotion pour les personages caricaturaux et peu crédibles.
--> 6/20 (chronique)
Six of crows tome 1 (2016) de Leigh Bardugo : L'auteur mise au maximum sur la force de ses personnages en leur apportant une réelle consistance. Le tout marche très bien, l'univers est bien décrit et tout ça donne très envie de lire la suite.
--> 19/20 (chronique)


    
Villa Taylor (2017) de Michel Canesi & Jamil Rahmani : J'ai été complètement transportée par l'atmosphère chaude et remplie de secrets au sein de Marrakech. J'ai été très touchée par Diane et par sa quête d'identité.
--> 19/20
Nous sommes tous des féministes (2015) de Chimamanda Ngozi Adichie : Un livre que je recommande à tout le monde, fort et très bien écrit. Ce témoignage d'une auteure africaine sur sa condition de femme est fantastique.
--> 20/20



Les acquisitions :
       
    



Les films :
The boyfriend - Pourquoi lui ? (2016) de John Hamburg : James Franco campe un personnage complètement déjanté et solaire, formant un duo détonnant avec Bryan Cranston. Ça fait plaisir de retrouver ce dernier dans un rôle comique après Breaking bad. Après, c'est loin d'être réaliste, et heureusement d'ailleurs ! Je n'imagine même pas la tête de mes parents, et surtout de mon père, si je leur ramenais un garçon aussi farfelu !
--> 15/20



Les séries :
    
The Walking dead saison 7 (2016/2017) épisodes 11 à 14 : Alors que j'ai vraiment apprécié la première partie de saison, la deuxième semble se perdre un peu avec des épisodes de remplissage. Généralement, je suis du côté de ceux qui apprécient quand la série prend le temps de présenter ou approfondir les différents personnages, mais là, ça serait sympa si ça avançait un peu plus vite !
--> 14/20
Younger saison 2 (2016) épisodes 1 à 12 : La deuxième saison me plait davantage que la première, se montrant quelque fois encore plus délirante, mais aussi quelques fois complètement absurde jusqu'au ridicule. Liza est tiraillée entre dire la vérité à ses amis ou continuer à jouer le rôle de cette femme de 26 ans. Mais avec Josh qui est maintenant au courant de son secret, c'est un peu plus compliqué de ne pas faire de gaffes...
--> 14,5/20

Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?

jeudi 30 mars 2017

Six of crows tome 1, Leigh Bardugo
Ketterdam – Quartier du Barrel : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y
 met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « Dirtyhands ».
 Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit
 son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur
 des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants
 pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde –
 s’ils ne s’entretuent pas avant…



AVIS


« -Vous êtes un maître chanteur...
- Je négocie des renseignements.
- Un escroc...
- Je crée des opportunités.
- Un proxénète et un meurtrier...
- Je ne possède aucune prostituée et je tue pour une cause.
- Et quelle cause?
- La même que vous, mercurien. Le gain. »
 


Après d’autres romans fantastiques ou fantasy jeunesse, je peux dire que j’ai été surprise. Encore plus après toutes les éloges que j’avais lu sur ce premier tome. Je m’étais préparée à cette lecture, j’avais développé plusieurs attentes, et finalement, je n’ai pas pu être déçue. Dès le début du récit, j’ai été ensorcelée par l’atmosphère du Barrel, sombre, meurtrier et rempli de malfrats en tout genre. Au sein de ce lieu évolue Kaz Brekker, surnommé « Dirtyhands », qui malgré son jeune âge, possède déjà une réputation de monstre et de voleur expérimenté. Il réussit toujours à se sortir de faux pas et ne refuse jamais une bonne affaire. Donc, lorsqu’un noble lui propose un contrat impossible à réaliser, avec à la clé une fortune, Kaz ne peut résister à la tentation de se mettre en danger et d’alimenter encore davantage sa figure dans le Barrel. Dès sa première apparition, j’ai pu remarquer toute sa classe et sa malice. Mais il sait également faire naître la peur, n’hésitant pas à se salir littéralement les mains. Sombre, mais également apprécié par ses pairs, Leigh Bardugo nous propose un premier personnage principal constitué d’une grande palette dont les couleurs vont se révéler unes à unes tout au long du récit. À ses côtés vont se développer Inej, « le Spectre », une espionne suli plus silencieuse que son ombre, Jesper, un tireur d’élite accro au jeu, Nina, une grisha séduisante et remplie d’atouts, Mathias, un ancien soldat connaissant les lieux de la mission, puis enfin Wylan, jeune noble expert en démolition.

Chacun de ses personnages fait partie ou va faire partie intégrante des jeux ou manipulations présentes à Ketterdam et sont des pros dans leur domaine. Lorsqu’on les découvre, on peut se surprendre de leur jeune âge (le plus vieux, Mathias, doit avoir vingt ans) mais également de leur alliance au vu de leurs caractères ou croyances différents. Tous s’écharpent, jouent à un jeu, se méfient des uns et des autres. Mais étonnamment, ce petit groupe fonctionne parfaitement. Par leur milieu et leur union, ils m’ont fait au départ pensé à Kelsier et ses amis dans le premier tome des Fils-des-Brumes. Malgré l’épreuve qu’ils vont devoir surmonter, laissant à chaque instant leur vie en suspension, une humeur plutôt positive, parfois joyeuse, reste la majorité du temps ancrée auprès des protagonistes. Même s’il existe des inimitiés, chacun prend soin de l’autre, et malgré leur réputation de malfrats, ils semblent être portés par une sorte de fidélité entre eux. 


« Ils ont peur de toi, comme autrefois j'avais peur. Comme toi, tu avais peur de moi.
 Nous sommes tous le monstre de quelqu'un, Nina. »


Certains tentent de développer le jurda parem, une drogue qui décuple les pouvoirs des grishas pour les amener à la destruction et au meurtre. Un scientifique enfermé au Palais des glaces est capable de reproduire cette drogue. Kaz et ses alliés vont être chargés de délivrer le scientifique et de le ramener au Barrel pour récupérer la récompense. Les personnages sont alors prêts à ne pas se conformer aux rôles de héros. Ils vont être aussi loin d'être figés et vont faire découvrir au lecteur différents cadres géographiques qui permettent d’approfondir davantage l’univers de cette histoire. Les différents êtres surnaturels et leurs croyances réalisent également un élargissement de cet univers privilégié et apprécié. Le lecteur comprend rapidement les enjeux des protagonistes et la cause de leur part à cette nouvelle mission-suicide. 

Et on peut dire que Leigh Bardugo est très fort, car il ne laisse rien au hasard. Il construit parfaitement ses personnages en leur inculquant à chacun un passé, souvent lourd à porter, et un présent qui est en adéquation avec ce qu’ils ont été et ce qu’ils sont aujourd’hui. La question de leur crédibilité ne se pose pas, ou alors pas longtemps. Les protagonistes sont très bien incarnés par leurs affects, leur humeur et leurs réflexions, mais également par leurs aspects physiques très bien décrits. Je me représente par exemple très bien ce jeune homme grand ganté, boiteux mais avec de la prestance, affublé de sa canne. Les relations entre eux sont aussi très intéressantes à découvrir, créant des duos détonants par leurs similitudes ou par leurs différences. En tout cas, j’ai très hâte de découvrir la suite de leur aventure, de retrouver particulièrement Kaz, Inej et Jesper, et cet univers captivant. Je ne peux, comme beaucoup d’autres, que vous recommander ce premier tome si vous ne l’avez pas encore lu.


« Matthias savait reconnaître les monstres et il lui avait suffi d’un regard vers Kaz Brekker
 pour comprendre que c’était une créature qui avait passé trop de temps dans l’obscurité. »



CONCLUSION 
Ce premier tome introduit à la perfection des personnages
 ambigus et complexes dans un univers où la loi du plus fort et
 du plus ingénu est la seule à régner.

mercredi 29 mars 2017

Calendar Girl : Janvier tome 1, Audrey Carlan
Mia vit seule avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Elle veut devenir comédienne.
 Depuis le départ de sa mère, son père boit et joue. Il emprunte1 million de dollars, qu’il
 perd et ne peut rembourser.Le prêteur sur gages l’expédie dans le coma. Mia doit ainsi
 assumer la dette de son père sous peine que sa petite sœur et elle subissent le même sort. Un
 contrat mensuel de 100.000 dollars : elle deviendra escort girl. Suivez les aventures de Mia
 chaque mois, découvrez avec elle une nouvelle ville, une nouvelle vie et un nouvel homme...



AVIS


Face à tout ce foin médiatique et publicitaire, j'ai réussi au bout de trois mois à me lancer dans cette nouvelle saga, ce que je ne pensais pas du tout faire. Si vous consultez mon blog de temps en temps, vous vous rendez vite compte que la romance érotique est loin d'être mon genre de prédilection. Je suis passée complètement aux travers de cette nouvelle tendance, le new adult, de Cinquante nuances de Grey à After, en passant par les livres de Christina Lauren ou de Sylvia Day. Le plus souvent, je n'ose me lancer dans ces romans. Pas parce que je manque de goût face aux thèmes proposés mais parce que j'ai toujours peur que ce soit mal fait, mal construit, mal écrit. Dans un roman, j'aime pouvoir m'attacher aux personnages au-delà de leur beauté physique, de laquelle ils sont tous dotés, ou de leur compte en banque. Donc avec Calendar Girl, c'était dès le début un pari risqué. Et lorsque je me suis aperçue du nombre de pages, j'ai commencé à réellement m'inquiéter... à raison. 

L'idée de proposer chaque mois une nouvelle aventure de Mia, devenue escort girl, est vraiment bonne. Un rendez-vous mensuel s'installe et laisse également une place primordiale à l'héroïne qui nous fait découvrir les pans de sa vie pendant un an. Alors que son père, alcoolique et gros joueur, doit de l'argent au dernier petit ami de Mia, celle-ci est prête à tout pour réussir à effacer ses dettes. Et c'est grâce à sa tante qu'elle va pouvoir trouver un travail singulier mais qui peut lui rapporter beaucoup d'argent : escort girl. Chaque mois, Mia va devoir rencontrer un nouvel homme, le plus souvent très riche, et s'installer chez lui pour les prochains vingt-quatre jours, lui servant d'alibi ou tout simplement afin de lui tenir compagnie. Le sexe n'est pas obligatoire mais peut rapporter une grosse prime. Donc, pour en revenir à ce que je disais au-dessus, l'idée de départ est bonne. L'auteure propose un contexte qui va servir par la suite à approfondir, je l’espère, le personnage de Mia, en exploitant ses failles et ses craintes dans un univers de jeu et de délinquance.  Mais alors qu'elle est représentée comme une femme forte et indépendante, je me suis retrouvée face à plusieurs incohérences. Alors qu'elle semble au départ fortement hésiter face au travail qu'on lui offre, à la vue de Mister Janvier, Wes, tout s'envole ! Plus d'hésitations, plus de craintes. À la vue de ce bellâtre fortuné, tout disparaît. 

Et puis, je n'ai pas réussi à croire à leur histoire. Wes, célèbre scénariste à Hollywood, décide d'engager Mia afin de freiner les ardeurs d'autres jeunes filles lors de soirées branchés où il pourra alors parler avec les bonnes personnes pour son travail. Alors, venant d'une famille modeste, je ne peut peut-être pas comprendre ce monde-là, très très loin de mon quotidien, mais depuis quand les escort girls sont autant acceptées ? Que ce soit dans la famille de Wes ou au sein de certains de ses proches, tout le monde semble assimiler Mia à sa nouvelle fiancée. Tout le monde trouve cela normal, surtout les parents de Wes. Tout le monde s'attache très facilement à cette jeune femme et se lie d'amitié à elle. Finalement, tout ce que je reproche à ce premier tome est bien la rapidité de tous les événements, et donc du nombre de pages de ce livre. Je me demande vraiment pourquoi l'auteure n'a pas choisi de proposer un univers un peu plus approfondi avec des personnages plus étoffés. Car au final, à part savoir qu'il est beau, riche, scénariste et qu'il adore le surf et sa mère, je n'ai rien appris de Wes ! Et comment je peux m'attacher à lui, voire à sa relation naissante avec Mia ? Tout se passe beaucoup trop vite et rien n'est réellement crédible ou surprenant. Qui ne voit pas arriver tous les événements présents dans ce premier tome ? Franchement, tout m'a paru prévisible, il n'y a aucune intrigue, aucun rebondissement. C'est plat et les scènes de sexe qui devraient réchauffer le tout sont d'un classique et pour le moins répétitives. Elles mangent la moitié du récit et se ressemblent trop pour apporter un réel intérêt.

Je pense que vous l'aurez compris, je ressors frustrée de cette lecture. Parce que oui, ça se lit vite et facilement et il y a un petit côté addictif. Mais ça ne me suffit pas, loin de là. Lorsqu'on me présente au départ une héroïne telle que Mia, je souhaite que ses actions et réflexions suivent. Lorsqu'on me parle de son amour pour son père et sa sœur, pour lesquelles elle commence ce boulot, je souhaite avoir un petit aperçu de cet attachement. Parce que je veux bien qu'elle n'ait pas le temps d'aller leur rendre visite, je pense que les coups de fil son autorisés (surtout qu'elle a le temps vu ses après-midis bronzette et piscine). À part si la propriété de Wes est pire qu'une prison... Et lorsqu'on veut me vendre une histoire d'amour contrariée entre Mia et Wes, je souhaite que ça soit un tant soit peu crédible et pas du réchauffé. Bref, c'est un échec pour moi. Néanmoins, je suis contente de ne pas avoir fait face à une vierge effarouchée, même si c'est peut-être un peu trop cru à certains moments. Mais bizarrement, je pense me laisser tenter par le deuxième tome. Mister Février semble plus complexe et ambigu, moins parfait, et peut-être que je trouverais ce que je cherche dans cette suite. Par contre, vu mon ressenti face à ce premier tome, j'ai peur que la suite tienne encore moins la route, surtout lorsqu'on imagine onze autres tomes (/nouvelles).



CONCLUSION
C'est beaucoup trop rapidement expédiée pour que je prenne
 un réel plaisir à découvrir cette histoire où les personnages
 n'ont pas le temps de réellement s'épanouir et d'être explorées.
 Le tout est beaucoup trop classique, sans réelle originalité, et
 peu crédible.

dimanche 26 mars 2017



Les livres :
La Silencieuse (2015) d'Ariane Schréder : C'est une lecture différente de ce que je lis d'habitude. C'est très tranquille, doux, j'ai adoré ! Un feel good contemplatif avec une héroïne qui intériorise plus que ce qu'elle ne parle.
--> 17/20



Les chroniques :

Manipulation : Les Corbeaux tome 1 (2017) de Juliette Lemaître



Les acquisitions :



Les films :

Split (2017) de M. Night Shyamalan : Ce film, loin d'être effrayant, est tout de même bien angoissant. Les plans sont très bien tournés et les acteurs sont vraiment bien choisis, surtout James McAvoy qui est magistral. Avec toutes ces personnalités, on sait à chaque fois qui on a devant soi, chacune d'entre elles possèdent des spécificités propres que McVoy arrive très bien à transmettre. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu décontenancée à la fin, je ne m'attendais pas à cette tournure, mais pourquoi pas ! (je ne peux pas en dire plus sans vous spoiler)
--> 17/20



Les séries :
    
Younger saison 1 (2015) épisodes 5 à 12 : Ça n'aura pas été le dernier épisode qui aura réussi à me décider sur cette série ! Les épisodes sont, je le dis encore, trop courts pour réellement se faire un avis. Tout est encore pas assez exploités, comme par exemple la relation entre Liza et Josh. A voir avec la deuxième saison.
--> 14/20
Vikings saison 3 (2015) épisodes 1 à 5 : Cette troisième saison est très portée sur le mystique, ce qui peut peut-être décontenancé certains. Ragnar est un peu moins mis vers la lumière pour pouvoir laisser plus de place à tous les autres personnages. C'est toujours aussi intéressant mais certaines scènes ne sont pas assez fortes.
--> 16/20
  


Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?