Petits poèmes en prose
Baudelaire n’achèvera jamais ce dernier recueil, où, à la fin de sa vie, il tente le
miracle d'une prose poétique, libre de toutes règles, adaptée << aux mouvements
de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience >>. Il
souhaitait l’intituler Le Spleen de Paris, de ce Paris dont l'âme raffinée et perverse
ne cesse de hanter son œuvre. De cette ville dont il connaît tous les secrets, tous
les poisons, toute la noire séduction.
AVIS
"Pendant quelques heures, nous possèderons le silence, sinon le repos. Enfin !
la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même."
la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même."
Livre que presque tout le monde a du lire à l'école, Les Fleurs du mal est le recueil de poèmes le plus connu de Baudelaire. Mais cette chronique sera à propos d'un autre de ses recueils, Petits poèmes en prose, publié après la mort de l'auteur. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, n'ayant jamais expérimenté la prose poétique. Et si certains poèmes m'ont séduit, j'ai beaucoup moins aimé ce recueil comparé au plus réputé.
Baudelaire expose majoritairement son image de la capitale parisienne, entre foule et solitude, urbanisation et lieu de sérénité. Les poèmes purement romantiques comme Un hémisphère dans une chevelure où ceux opposant le silence au bruit assourdissant de la foule tels que Le Port ou Le Crépuscule du soir m'ont particulièrement plu. Je n'ai pas toujours réussi à comprendre le sens des mots de Baudelaire, soit parce que leur compréhension est propre à cette époque, soit qu'il fait référence à d'autres de ses œuvres qui me sont méconnues. Donc j'ai rarement ressenti un réel plaisir à cette lecture, n'arrivant pas à discerner l'observation du poète, ou ayant également du mal avec la forme poétique. Bizarrement, je me rends compte que je suis beaucoup plus à l'aise avec les poèmes versifiés qui sont plus ou moins codifiés et que je trouve plus agréables et beaux à lire ou à écouter.
Certains des poèmes m'ont alors paru parfois longs, plusieurs se ressemblant malgré la diversité des thèmes. Mais je prendrais plaisir à en relire certains, surtout L'Horloge et Enivrez-vous. Je pense relire rapidement Les Fleurs du mal afin de savoir si j'apprécie réellement la forme versifiée ou si j'ai du mal avec l'écriture de Baudelaire, ce qui me surprendrait.
"Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures, ils
contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de
charmants climats, où l'espace est plus beau et plus profond, où
l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la
peau humaine."
CONCLUSION
J'ai été désorientée et parfois lassée par la prose
poétique de tous les textes, préférant la poésie en vers.
Malgré ça, certains thèmes sont intéressants à découvrir
sous la belle plume de Baudelaire.








