dimanche 7 mai 2017




Les livres :
    
Corps d'État (2016) Christophe Martinolli : Un thriller très très court malheureusement. Pourtant l'intrigue a du potentiel mais j'aurais apprécié davantage d'approfondissement pour me sentir vraiment concernée par l'histoire.
--> 14/20
Mes 7 ex (2016) de S.N Lemoing : Loin d'être habituée à lire ce genre de romans, j'ai réussi à bien apprécier. Même si j'ai trouvé le début un peu lent, j'ai ensuite beaucoup aimé les histoires parfois compliquées que vit Juliette qui sait ce qu'elle veut et qui ne manque pas de motivation pour trouver l'homme de sa vie.
--> 15/20


    
Shewolf : L'Apprivoisement tome 1 (2016) de S.N Lemoing : J'ai été agréablement surprise par ce premier tome qui est une bonne introduction de cette nouvelle trilogie/saga. Stéphanie est une jeune femme lambda qui doit faire face à sa nouvelle condition de loup-garou et qui le fait de manière à ce que le lecteur peut s'y identifier. J'ai bien envie de découvrir la suite lorsqu'elle sera disponible.
--> 16/20
Malaimées (2017) d'Elena River-Sand : Dès le début, j'ai accrochée avec ce récit sur ses différentes femmes. Chacune connait des liens conflictuels avec ses proches, ce qui les empêchent de s'épanouir pleinement en tant que femme désirable et aimée.
--> 18/20 (chronique)


Les Pâtes froides (2016) de Svetlana Kirilina : L'autre nous sert un univers et une intrigue très bien maîtrisés avec des personnages en quête de liberté et qui arrivent à toucher facilment le lecteur. Un très bon roman !
--> 19/20 (chronique)



La chronique :
La Malédiction de l'océan (2016) d'Isabelle Maurel



Les aquisitions :
         
         



Les films :
    
Victoria (2016) de Justine Triet : Ce film m'est complètement passé au-dessus. La fraîche et pimpante Virginie Efira est ici complètement déprimante et l'affaire dont elle est chargée est vraiment trop absurde. Et pour finir, le film nous offre une histoire d'amour qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui par son manque approfondissement dans l'histoire, n'est finalement pas du tout crédible. J'ai passé plus de temps à regarder mon portable que l'écran de la télé.
--> 5/20
Le Loup de Wall Street (2013) de Martin Scorsese : J'ai enfin découvert ce film ! J'ai beaucoup apprécié découvrir Leonardo DiCaprio dans ce rôle sulfureux, moi qui le percevait comme assez lisse. L'histoire est intéressante, entre scènes de débauche et scènes complètement folles. Mais je l'ai trouvé au final un peu trop long, manquant parfois de dynamisme.
--> 15/20



Les séries télé :
    
True blood saison 5 (2012) épisodes 11 et 12 : C'est bien une des plus mauvaises saisons de True blood, et malheureusement je ne pense pas que ça va aller n s'arrangeant avec les deux dernières. Globalement, seulement l'intrigue sur l'arrivé d'Éric et de Bill au sein de l'Autorité des vampires m'a intéressé, même si elle est loin d'être géniale, trouvant en particulier Sookie et tous ceux en rapport avec l'intrigue de Terry inutiles. Cette fin reste dans la même lignée que la saison entière, ne m'apportant que peu de scènes intéressantes, notamment celles avec Eric ou Pam et Tara. L'histoire sur les fées et Sookie ne me convainc pas du tout.
--> 15,5/20
Toi moi et elle saison 1 (2016) épisodes 1 à 10 : J'inaugure mon nouvel abonnement Netflix avec cette petite série sur laquelle je suis tombée par hasard. Ça parait assez bizarre au début vu le contexte, mais je me suis laissée complètement embarquée dans cette histoire drôle, touchante et pleine de vérité sur le "couple moderne". Les personnages principaux, particulièrement Izzy et Emma, sont très attachants. Par contre, je n'en peux plus de l'intrusion constante et poussée à l'extrême des voisins dans la vie de ce nouveau couple à trois. Même si je ne crois pas en l'amour à plusieurs, c'est une belle polyromance qui, je le pressens, va apporter son lot de tristesse pour nos personnages.
--> 16/20

    
American gods saison 1 (2017) épisode 1 : Je ne sais pas trop comment interpréter ce pilote. Hors-norme, dotée de scènes décalées et complètement hallucinantes, je ne pense pas que cette série pourra plaire à tout le monde. Personnellement, j'ai totalement accrochée au style maîtrisé et beau de l'image et de la musique, des personnages qui me plaisent déjà beaucoup, et à la bizarrerie ambiante, même si je n'ai pas vraiment compris l'enjeu principal de l'intrigue.
--> 17/20
Big little lies saison 1 (2017) épisodes 4 à 7 : La tension monte d'épisode en épisode. J'ai adoré suivre ces différentes femmes dans leur quotidien pas toujours roses, où certains personnages se créent néanmoins des problèmes tout seul. J'ai été réellement époustouflée par l'interprétation de Nicole Kidman et aussi d'Alexander Skarsgard qui parfois m'a glacé le sang. Le final est un petit coup de cœur, certaines choses étaient prévisibles mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment tellement il a été bien mis en scène et interprété. Et j’espère vraiment qu'il n'y aura pas de deuxième saison, la série est parfaite telle est est.
--> 18/20


Et vous, qu'avez-vous lu/vu cette semaine ?

samedi 6 mai 2017

Les Pâtes froides, Svetlana Kirilina
Des gens sont morts.
Pas tous. Enfin, je crois pas. Moi, en tout cas, j’ai survécu. J’ai survécu et je me
 suis retrouvé enfermé là, dans le bunker.
On va pas se mentir. Ici, y a rien à faire. Rien à part tenter de se rappeler le passé,
 tenter de comprendre comment on en est arrivés là. Tenter de survivre un peu aussi.
 Ça devrait aller, j’ai une bonne réserve de pâtes.



AVIS


Après une première expérience réussie avec le premier tome drôle et absurde de La Septième Face, j'ai souhaité retrouver la plume de Svetlana Kirilina dans un autre genre, celui de la science-fiction. Je la remercie donc fortement pour m'avoir permis de découvrir Les Pâtes froides qui a été une excellente lecture et qui m'a donné l'envie de poursuivre mon parcours au sein de la bibliographie de cette auteure. Le résumé apporte déjà un décalage entre le contexte auquel doit faire face le narrateur et son ironie face à sa situation, ce qui m'a donné réellement envie de débuter ma lecture de bon pied. Et dès le début, on peut dire que le lecteur sera surpris par la construction du récit bien exploitée et maîtrisée et par la multitude d'éléments et de personnages.

 Au vu du résumé, je m'attendais à suivre majoritairement, ou du moins pendant une bonne partie du récit, un seul personnage enfermé dans un bunker qui relaterait au lecteur son histoire et les circonstances de son isolement. En 3120, ce personnage, dont on ne sait ni le nom ni le sexe, décide de commencer un journal vidéo dans lequel il pourra raconter son histoire et les origines du conflit et des événements naturels qui ont amené la population à se retrancher sous terre. En compagnie de Marc qu'il ne semble pas porter dans son cœur, il tente de se souvenir des raisons de leur enfermement, de leur mission en ce monde afin de reconstruire un nouveau monde sur les ruines du passé. Rapidement, le lecteur va faire face à un schéma narratif multiple puisqu'il va faire la connaissance de différents personnages à des dates différentes. En 3083, après que le monde soit dévasté par une catastrophe, naturelle ou humaine, la société est régie par une sorte de monocratie. La police essaie par tous les moyens de supprimer l'avancée croissante du Nouveau Souffle, perçue comme une secte mais qui, pour ses membres, serait le seul chemin vers la délivrance et la paix. Sam, le chef de ce groupe, avec l'aide de ses alliés tel que Lou, tente de faire avancer son mouvement pour faire bouger les choses.

En 3098, toute la population se retrouve sous terre et désœuvrée dans différents bunkers. Aline, Alex, Marc, Ted et Ned vont faire connaissance et par un événement qui va à jamais les marquer, vont sceller leur destin commun. De plus, la population peut encore écouter sur les ondes la dernière radio encore existante qui s'inscrit comme la voix de la rébellion face au Premier Ministre Chavron et à son gouvernement autoritaire. Puis en 3120, la société semble encore avoir été modifiée, encadrée par diverses factions. Certains personnages refont leur apparition à cette période, essayant tant bien que mal de survivre, à promulguer la paix, et à reconstruire les fondations de la Ville. Je ne peux que souligner tout le travail effectué afin de construire un univers cohérent et plein de petits détails, ce que je ne pensais pas forcément possible en seulement 350 pages. J'ai été agréablement surprise d'apprécier me plonger dans ces trois cadres temporels avec la même intensité, qui reposent sur des personnages en quête de liberté et de renouveau.

Même s'il est difficile de voir défiler autant de protagonistes au début du récit, beaucoup se démarquent et deviennent des piliers centraux de l'histoire. J'ai particulièrement apprécié Aline qui m'a touché par les lettres adressées à sa sœur et par les difficultés auxquelles elle doit faire face par la suite entre la perpétuation des siens et ses problèmes moraux. Alex et Lou se démarquent par leur instinct de survie et par leurs forces psychologiques qui vont être parfois mises à mal face à leurs émotions qui refont surface. Ned se révèle également très intéressant par le traitement qu'effectue l'auteure sur ses choix et ses codes moraux. Il n'est pas, tout comme les autres personnages, dans un contexte manichéen et possède des nuances. Le ton cinglante et ironique de la « Dernière radio avant la fin du monde » se montre utile afin d'apporter un contraste avec cet univers sombre et les étapes que doivent franchir les personnages. J'ai été donc entièrement conquise par ce roman, et j'espère l'être tout autant avec d'autres livres de cette auteure.


« Donne-leur un futur, Simon. Tu verras, ça marche mieux que la peur. »



CONCLUSION
Une histoire maîtrisée de bout en bout dans un univers
 post-apocalyptique très bien décrit où de nombreux
 personnages avec leur propre force de caractère tentent par
 tous les moyens de se faire entendre et d'être de ceux qui
 reconstruiront un monde plein de promesses et de stabilité.



AUTRE AVIS SUR CETTE AUTEURE
http://entournantlespages.blogspot.fr/2016/02/la-septieme-face-et-la-grande-coasseuse.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2017/05/sans-issue-le-silence-tome-1-svetlana.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2017/05/sans-issue-le-lac-tome-2-svetlana.html

jeudi 4 mai 2017

Malaimées, Elena River-Sand
Les relations de vies ordinaires, en apparence : relation mère-fille lorsqu’on a été
 soi-même une enfant malheureuse ; relation amoureuse quand on ne sait pas s’aimer ;
 relation incestueuse lorsque ne sait aimer que ses proches ; relations où la jalousie
 est un ingrédient indispensable pour tenir la cohésion en mode barré.
Un roman où tout va très vite parce que le temps est au changement, volontaire
 ou pas, aux révélations qui font mal. Ce roman vous entraîne dans le monde cruel de
 l’acceptation de la vie telle qu’elle est : sans pitié.



AVIS


« Elle sentit le désir l'envahir, même pas simulé, comme elle l'avait cru en sortant
 de la chambre. Il ne venait pas des sentiments qu'elle éprouvait pour son homme mais
 du combat qu'elle savait pouvoir gagner. La bataille des quelques instants à venir
 l'excitait plus que les hormones ou elle ne savait trop quoi. Elle n'aimait pas cet
 homme, elle aimait la guerre. » 


Dans ce roman, la vie est, tel qui l'ai écrit dans le résumé, sans pitié, tout comme les personnages. Je remercie Elena River-Sand de m'avoir proposé de lire son livre avec lequel j'ai passé un très bon moment. Il m'a surprise, estomaquée, m'a fait sortir de mes gonds, m'a fait sourire, etc... Je n'ai pas pu rester insensible aux événements auxquels doivent faire face ces différentes femmes. Que ce soit Céline, Élisabeth, Germaine ou Natasha, elles rencontrent toutes des difficultés à se trouver une place parmi les autres. En recherche de séduction, de liberté, d'acceptation de soi, ou de contrôle, ces protagonistes vont devoir faire face à leur vie à leur propre manière et choisir entre accepter ses actes ou modifier le cours de son existence. Céline est une mère célibataire et séduisante qui recherche le contact physique, l'étincelle de la nouveauté sans réellement souhaiter s'engager. Elle s'enferme alors au sein d'une boucle sans fin où elle ne réussit qu'à éloigner de plus en plus ses proches et où elle n'arrive plus à reconnaître le bonheur. Et lorsqu'elle est malheureuse, Céline n'aime pas être la seule dans cet état et se défoule sur ceux qu'elle a sous la main. Et le plus souvent, c'est Germaine qui paie les pots cassés. Lorsqu'on découvre la relation que l'adolescente entretient avec son père et sa belle-mère Natasha, je me suis demandée la raison pour laquelle Germaine acceptait de se laisser réprimander sans aucune raison. 

Pourquoi ne choisit-elle donc pas, lorsqu'elle voit jusqu'où les choses dérapent, de rentrer chez sa mère ? Quelques pages plus loin, j'ai compris : Céline est encore pire. Aigrie par la vie, ne croyant pas à l'amour ni au bonheur, elle se révèle rapidement une mère sans cœur. Je pourrais la qualifier de mauvaise mère mais tout est relatif. Germaine est bien alimentée, elle semble ne rien manquer du point de vue matériel. Mais côté sentimental et esprit de famille, elle est loin d'avoir les bagages nécessaires. J'ai clairement hallucinée lorsque je lisais les pensées de Céline, d'abord au sujet de son amie Élisabeth, mais surtout à propos de Germaine. Comment une mère peut être aussi contente du malheur et de la tristesse de sa fille ? Céline ne va cesser de se sentir en concurrence avec Germaine, ne la percevant plus comme une enfant mais bien comme une rivale qui pourrait lui "piquer" tous les hommes sur son passage grâce à sa jeunesse.

Le rapport de Céline avec sa fille et avec les enfants en général se révèle ambigu et conflictuel, tout comme celui d'Élisabeth et de Natasha. La première est emprisonnée dans un mariage auquel elle ne croit plus depuis longtemps. Même avant son mariage avec Julien, Élisabeth s'était posé la question. Aujourd'hui elle en est sûre : elle est homosexuelle. Et bientôt, elle ne va pas hésiter à apprendre la nouvelle à son mari et à chambouler toute leur vie de famille avec leurs deux filles au milieu. Si j'ai particulièrement apprécier l'histoire sur ce personnage qui m'a beaucoup touché par l'acceptation de son orientation sexuelle et sur le fait qu'elle décide d'apprendre à enfin s'épanouir, je dois dire que ses filles et son mari m'ont fait de la peine. Élisabeth, se justifiant par son manque de fibre maternelle et son envie de bonheur,  ne résiste pas à lâcher complètement son rôle de mère et d'épouse afin d'apprendre de nouveau à vivre. De son côté, Natasha, en couple avec Édouard, ne se sent épanouie que par le contrôle de son environnement et surtout de son conjoint. Alors lorsque celui-ci parle avec une autre femme ou s'occupe de sa fille pendant son week-end, Natasha ne peut s’empêcher de sortir les griffes. Ici aussi, Germaine n'est perçue que comme une rivale féminine, loin de sa réelle identité de jeune adolescente qui va pouvoir au fil du récit se libérer peu à peu de l'emprise de Céline. Dès sa rencontre avec le nouveau de l'école, le beau Clément, Germaine tombe immédiatement amoureuse. Et le garçon semble ressentir les mêmes sentiments. 

Le style grinçant et réaliste de l'auteure réussit à allier toute les galères, et parfois l'aigreur de ces femmes adultes, et en même temps une histoire d'amour mignonne entre deux adolescents. Seulement, Clément semble aussi partager un lien particulier avec sa mère. Marie arrive difficilement à départager son rôle de mère et d'amie, ayant peur de la solitude et de la perte de son fils. L'intrigue n'est pas forcément très gaie mais cache de belles scènes entre les protagonistes, entre désir de vraisemblance et de questionnement sur notre place au sein de cette époque contemporaine où les notions de beauté et de couple changent. J'ai détesté Céline, j'ai adoré Élisabeth et Germaine, et j'ai été entre deux eaux pour les autres personnages. Mais en tout cas, aucun ne m'a laissé de marbre. Ils possèdent tous une part sombre, ambiguë, qu'ils essayent de réparer afin de réussir à parvenir au bonheur et à le reconnaître lorsqu'il se déplie à leurs pieds. Seul la fin concernant Élisabeth m'a déconcerté. Lors de sa crise existentielle, elle se découvre un nouvel "ami" et je n'ai pas forcément adhéré avec ce choix fait par l'auteure, et surtout par la réaction de ses proches.


« Comment vous sentez-vous madame ?
- Bien, bien, merci. J'ai dû avoir une crise d'hypoglycémie.
-Vous êtes diabétique ? demanda-t-il en ouvrant la valise qu'il avait sur lui ?
- Non. Je pense être amoureuse.
Janis et le médecin sourirent.
- Belle maladie, dit ce dernier. »



CONCLUSION
J'ai adoré ce roman à la plume parfois acérée, sans filtre, dotée
 d'une dynamique qui fonctionne très bien dans ce contemporain
 et des personnages qui peuvent se lâcher complètement.

mardi 2 mai 2017

La Malédiction de l'océan, Isabelle Maurel
Quelle est donc cette attirance inexplicable que Louis, jeune fermier, ressent pour l'Océan ?
 Quel est le lien qui le lie au terrible Esprit qui effraie les marins ? Partant en quête de réponses,
 il croisera le chemin de Gueroy fier capitaine d'un navire pirate qui poursuit l'Esprit sans relâche
 depuis des années. En cours de route Louis trouvera plus que des trésors...



AVIS


Quelle folle aventure ! En débutant son périple, le jeune Louis ne pensait pas en découvrir autant sur le monde et surtout sur lui-même. Issu d'une famille de paysans, Louis ne s'est jamais senti à sa place au sein de sa famille. Il est différent de ses frères et sœurs, de son père, ce dernier ayant du mal à communiquer avec Louis. Et le jeune homme ne manque pas de volonté pour partir loin de chez lui à la recherche d'aventures qui lui apporteront de multiples réponses. Car tout ce qu'il sait, c'est qu'il est appelé par l'océan. Rapidement, il va comprendre qu'il est en lien direct avec Galatéa, l'esprit de l'océan que tout le monde perçoit comme un monstre au vu de ses massacres sur les humains. Seul Louis souhaite l'approcher de plus près, ressentant dès leur rencontre un attachement inexplicable avec l'esprit. Alors à bord du Goéland sur l'océan, il va rapidement faire la malheureuse rencontre d'un pirate, Gueroy, et de son équipage qui recherchent un objet particulier, le miroir d'Azdor qui aurait des propriétés magiques. Dès lors que Guerroy comprend le lien qui unit Louis à Galatéa, notamment la possibilité de l'humain à appeler l'esprit, il va faire du jeune homme son captif afin d'arriver à ses fins. Aidé d'Alex, un mousse, sur le navire, Louis va tenter de s'échapper des griffes du pirate et d'aider au mieux l'esprit de l'océan rejeté de tous. Mais ce que Louis, Alex et Guerroy ne savaient pas, c'est qu'ils vont découvrir davantage que ce qu'ils attendaient. Ils vont rencontrer l'inconnu, l'impensable au bout de leur chemin. 

Je dois dire que Louis est loin d'être un jeune héros comme les autres. Frêle et sans réellement de ressources, il ne manque pas de répondant et de courage face à plus grand et plus fort que lui, il est également toujours prêt à secourir ceux en manque d'aide. Même si au départ je trouvais qu'il cherchait plus les ennuis qu'autre chose avec son comportement quelque peu immature à certains moments, j'ai remarqué la nuance apportée au fil de l'histoire, qui a fait peu à peu évoluer le personnage en adéquation avec les épreuves qu'ils affrontent tout au long de son périple. J'ai particulièrement apprécié Alex qui se révèle être un protagoniste débrouillard et loyal, avec toujours de la suite dans les idées. Au vu du résumé, je pensais que Louis serait rapidement ami avec Gueroy. Seulement, ce dernier est un vrai pirate qui n'a qu'un seul but, mettre la main sur davantage de trésors. Louis sera tout au long de l'histoire un outil plutôt qu'un allié. Galatéa, elle, garde sa figure double, entre monstre de la nature dotée d'une force surhumaine, et apeurée par le monde humain qui l'entoure et qui ne cherche qu'à la posséder. J'ai particulièrement aimé son lien avec Louis, ce dernier n'étant pas toujours en accord avec elle mais qui se montre toujours présent pour la défendre.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai été globalement convaincue même si j'ai rencontré quelques soucis en cours de route. Lors de la première moitié du roman, les personnages restent principalement sur leur navire, avec quelques petites escales, et interagissent souvent dans des scènes similaires. Louis semble rester pendant un moment dans une boucle sans fin à essayer de s'enfuir avec l'aide d'Alex dont il ne sait pas encore s'il peut lui faire confiance. Certaines scènes se répètent malheureusement et c’est pour cela que j'ai autant apprécié changer de décor par la suite afin d'apporter de nouveaux enjeux aux protagonistes et de nouveaux mystères à éclaircir. Ce nouveau lieu offre un approfondissement bienvenu à l'univers entier de ce roman et permet aux personnages de s'épanouir pleinement, certains tentant de déchiffrer le passé. Donc je suis contente d'avoir pu lire cette histoire, moi qui adore les histoires sur les pirates ou sur le thème de l'océan, même si j'ai ressenti un manque de dynamisme pendant quelques dizaines de pages dû à des répétitions au niveau des actions des personnages. Je remercie donc beaucoup Isabelle Maurel pour m'avoir permis de découvrir son roman.



CONCLUSION
Le récit connaît pas mal de répétitions dans la première moitié
 du roman mais la suite arrive à se renouveler avec
 l'approfondissement de l'univers et des personnages, ceux-ci
 toujours en quête d'aventures et de révélations sur eux-mêmes.

lundi 1 mai 2017




Mes lectures :
Un top 3 très diversifié avec des genres tout à fait différents ! Avec un rythme de lecture plus lent que le mois précédent, j'ai quand même réussi à m'avancer comme je le voulais avec sept livres lus dont un coup de coeur : La Fille d'avant de JP Delaney. Ce thriller m'a retenu jusqu'à la fin avec ce schéma narratif qui nous offre deux points de vue, entre passé et présent. On s'attache rapidement à ces deux femmes qui vont vivre une expérience plutôt spéciale au sein de leur nouvelle maison. Je viens de finir Malaimées qu'Elena River-Sand m'a gentiment envoyé, et je peux dire que je suis contente d'avoir pu découvrir son ouvrage. Ce contemporain grinçant sur la vie de ces différentes femmes en manque d'amour ou de reconnaissance, qui ont des liens ambigus ou conflictuels avec leurs enfants m'a beaucoup plu et m'a parfois estomaquée par certaines scènes. J'ai pu aussi découvrir le premier tome du Sang des dieux et des rois d'Eleanor Herman qui m'a agréablement surprise. L'univers et les personnages sont bien travaillés et décrits, le décor exotique de la Macédoine et de la Perse séduisent couplés avec des intrigues très intéressantes. 

 
    
En exclusivité avec la box Kube de mars, j'ai pu recevoir une exclusivité Kube : Meurtre à Insecteville de William Kotzwinkle. Court roman policier qui met en scène des insectes, l'auteur fait fortement référence au duo Sherlock Holmes/Watson avec son duo La Mante/Grillon. L'histoire été sympathique, parfois comique et intelligente. Dans un tout autre genre, j'ai lu La Malédiction de l'océan auto-édité par Isabelle Maurel. Ce roman fantasy m'a beaucoup plu, surtout pendant la seconde moitié du livre où l'on découvre un nouvel univers et où les personnages sont davantage exploités. 

 
    
Erreur de ma part, je n'avais pas remarqué avant ma lecture que Son dernier souffle était la suite d'un premier livre de Robert Dugoni. Même si les deux histoires policières sont, je pense, indépendantes, toute la psychologie de l'inspectrice principale est en lien et en évolution dans les deux romans. Mais j'ai néanmoins réussi à passer un moment sympathique dans ce policier qui ne m'a pas forcément surprise mais qui m'a tenu en haleine. Et ayant adoré il y a quelques années Delirium, je pensais aimer tout autant Le Dernier Jour de ma vie écrit également par Lauren Oliver. Malheureusement, ça a été une lecture en demi-teinte, ne réussissant pas à me faire à la narratrice immature et aux nombreux clichés. Mais je retiens tout de même le message véhiculé tout au long du livre et le choix de l'auteure pour cette fin que j'ai apprécié.



Mes acquisitions :
Le Sang des dieux et des rois tome 1, Eleanor Herman
Meurtre à Insecteville, William Kotzwinkle
La Malédiction de l'océan, Isabelle Maurel
Le Dernier Jour de ma vie, Lauren Oliver
Malaimées, Elena River-Sand
Les Pâtes froides, Svetlana Kirilina
Corps d'État, Christophe Martinolli
 La Saga des enchanteurs : Le Codex d'Altura tome 1, James Maxwell
La Chronique des Bridgerton : Daphné et le duc tome 1, Julia Quinn



Mon prévisionnel :
         
Pour ce mois de mai, j'ai déjà trois partenariats à lire. J'ai déjà commencer Les Pâtes froides de Svetlana Kirilina que j'aime beaucoup pour le moment pour son ton et son atmosphère. Je commencerai ensuite ce court policier Corps d'État écrit par Christophe Martinolli qui lu dans les prochains jours. Le Codex d'Altura de James Maxwell sera un peu plus long à lire par ces 700 pages, mais j'ai hâte de m'y mettre. Je me rappelle avoir été intriguée par le résumé de ce livre fantasy, même si maintenant je ne m'en souviens plus.

 
         
J'aimerais ensuite pouvoir enfin faire baisser ma PAL papier (sachant qu'au mois d'avril, je n'ai lu que des ebooks). Je voudrais alors commencer par, je pense, le plus agréable pour moi : le premier tome de La Voie des oracles d'Estelle Faye. Ça fait longtemps que je veux commencer cette trilogie et je pense que c'est le bon moment ! Ensuite, j'adorerai pouvoir lire L'Écorchée de Donato Carrisi. Le Chuchoteur avait été un immense coup de cœur, un des meilleurs livres du genre que j'ai lu, j'espère ne pas être déçue. Et pour finir, je voudrais enlever la poussière laissée sur La Bête humaine d'Émile Zola qui trône dans ma PAL depuis bien trop longtemps. En plus, je me rappelle avoir lu le premier chapitre que j'avais vraiment bien aimé.
 
 
 
Les films que je retiens :




Les séries que je retiens :
         



Je vous souhaite un bon mois de mai.