dimanche 26 mars 2017



Les livres :
La Silencieuse (2015) d'Ariane Schréder : C'est une lecture différente de ce que je lis d'habitude. C'est très tranquille, doux, j'ai adoré ! Un feel good contemplatif avec une héroïne qui intériorise plus que ce qu'elle ne parle.
--> 17/20



Les chroniques :

Manipulation : Les Corbeaux tome 1 (2017) de Juliette Lemaître



Les acquisitions :



Les films :

Split (2017) de M. Night Shyamalan : Ce film, loin d'être effrayant, est tout de même bien angoissant. Les plans sont très bien tournés et les acteurs sont vraiment bien choisis, surtout James McAvoy qui est magistral. Avec toutes ces personnalités, on sait à chaque fois qui on a devant soi, chacune d'entre elles possèdent des spécificités propres que McVoy arrive très bien à transmettre. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu décontenancée à la fin, je ne m'attendais pas à cette tournure, mais pourquoi pas ! (je ne peux pas en dire plus sans vous spoiler)
--> 17/20



Les séries :
    
Younger saison 1 (2015) épisodes 5 à 12 : Ça n'aura pas été le dernier épisode qui aura réussi à me décider sur cette série ! Les épisodes sont, je le dis encore, trop courts pour réellement se faire un avis. Tout est encore pas assez exploités, comme par exemple la relation entre Liza et Josh. A voir avec la deuxième saison.
--> 14/20
Vikings saison 3 (2015) épisodes 1 à 5 : Cette troisième saison est très portée sur le mystique, ce qui peut peut-être décontenancé certains. Ragnar est un peu moins mis vers la lumière pour pouvoir laisser plus de place à tous les autres personnages. C'est toujours aussi intéressant mais certaines scènes ne sont pas assez fortes.
--> 16/20
  


Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?

mercredi 22 mars 2017

Manipulation : Les Corbeaux tome 1, Juliette Lemaître
Dans le futur, la population est dominée par la propagande, l’endoctrinement et la
 peur : chaque citoyen récalcitrant est exécuté dans l’Arène, à la vue de tous. Personne ne
 vit à l’extérieur du grillage électrifié qui entoure la ville, la Société. Personne, sauf Liza et
 Anna, deux sœurs dont les parents ont mystérieusement disparu après y être entrés. Un jour,
 les Corbeaux, la milice de la Société, débarquent dans leur ferme et enlèvent Anna. Liza,
 prête à tout pour la retrouver, se lance à l’assaut de la ville. Là-bas, elle rencontre Calim,
 un hors-la-loi, lui aussi pourchassé. Ensemble, ils vont essayer d’infiltrer la prison où
 Anna est détenue, sans savoir qu’ils se jettent dans la gueule du loup. Piégée par Connor,
 le président, Liza doit remporter cinq épreuves dans l’Arène si elle veut espérer libérer
 sa sœur et sa mère enfin retrouvée. Mais une fois dehors, une tâche plus grande encore
 l’attend : libérer la ville du joug du président.

AVIS

Une nouvelle dystopie jeunesse est sortie en février qui m'a été permis, grâce à Hachette, de lire : Manipulation. Seulement âgée de vingt ans, Juliette Lemaître a crée un univers de science-fiction très bien construit et décrit où elle a la possibilité de laisser place à des personnages jeunes et de toute appartenance sociologique. Avant ma lecture, je me suis dit, "et une dystopie de plus ! Que va m'apporter celle-ci par rapport aux autres ?" Il est vrai qu'on ressent facilement les influences dans ce nouveau récit mais il est indéniable que l'auteure a réussi à apporter une touche de nouveauté dans le grand méli-mélo des ouvrages de science-fiction axés jeunesse tels Hunger Games, Divergent, ou Le Labyrinthe, en prenant réellement en compte l'univers, le décor, et la façon dont les protagonistes vont vagabonder dans celui-ci. En 2374, après la Troisième Guerre Mondiale, les différents pays ont été peu à peu décimés. En Australie, il ne reste qu'un million d'habitants divisés en dix villes dirigées de manière autonome. L'une de celle-ci, appelée la Société, est gouvernée par un régime autoritaire avec à sa tête le président Connor. En dehors des limites de la ville vivent deux sœurs, Liza et Anna Gallen, recluses dans la ferme familiale. Liza a tout fait pour protéger sa benjamine et la faire jouir de la liberté d'expression et de ses propres actes. Mais alors qu'elles ont été repérées par la Société, le groupe des Corbeaux, l'armée de Connor, kidnappe Anna afin de la compter parmi les membres de leur ville. À son retour à la ferme, Liza se rend compte de la disparition de sa sœur et va tout tenter pour encore une fois protéger la vie d'Anna, qui va se révéler des plus importantes pour Connor. Car Anna possède une caractéristique majeure : c’est un génie. N'ayant que huit ans, elle possède déjà le plus haut Q.I de la Société et va être alors l'objet de plusieurs tests scientifiques auprès des Colombes, les savants de la Société. L'auteure prend vraiment le temps d'apporter un réel contexte historique et social à son récit, en nous expliquant les raisons de cette décimation de la population et de la prise de pouvoir de Connor. Cette séparation de la Société par les différentes appellations, Corbeaux ou Colombes, est très intéressante et j'imagine qu'elle va connaître une plus grande signification par la suite. 

De son côté, Liza, cette adolescente de seize qui semble particulièrement douée de ses mains, va rentrer clandestinement au sein de la Société et va construire tout un plan pour retrouver sa sœur. Mais c'est sans compter ceux de Connor qui semble toujours avoir un coup d’avance sur la jeune fille. Un soir, alors acculée et près d'être attrapée par Jake Regan, le chef des Corbeaux, là voilà secourue par un nouvel allié, Calim. Hors-la-loi depuis plusieurs années, l'adolescent a toujours réussi à s'extirper des plus mauvais coups sans jamais se faire prendre, jouant à un réel jeu du chat et de la souris avec Jake, avec qui il semble avoir peu à peu créer un lien par le biais de cette chasse à l'homme. Alors que nous avons le droit avec Anna à tout la partie savante, avec des tests mêlant logique et endurance, Liza fait surtout appel à sa force et à sa logique mathématique. Les deux semblent parfaitement se compléter, d'où leur lien inébranlable. 

Malgré leur capital sympathie, les personnages restent pour la plupart un peu trop gentils à mon goût à part le "grand méchant" qui souhaite à tout prix garder le contrôle sur tout le monde. Même ceux au service de Connor, comme Jake et Ewen, semblent rapidement s'interroger sur leurs actes au sein de la Société et la manière de concilier leurs actes avec leurs réflexions idéologiques. Mais surtout, le tout reste un peu trop jeunesse. À part Connor, tous les autres protagonistes sont très jeunes et certaines décisions sont difficiles à prendre au sérieux. Quelle est la raison pour laquelle Connor a choisi de mettre à la tête de son armée Jake de seulement dix-huit ans (sans compter qu'il a ce poste depuis deux ans) sans au moins quelqu'un pour le seconder ? Surtout lorsqu'on se rend compte des nombreux échecs auxquels il doit faire face, notamment celui de ne pas réussir à mettre la main sur Calim ou sur Liza. Et du point de vue de l'âge des personnages, je n'ai pas réussi à me faire au postulat de départ : l'âge et le caractère d'Anna. J'ai du mal à croire, malgré son éducation entourée de livres, qu'elle soit aussi familiarisée par la vie avec les autres (elle ne semble pas chamboulée par les gens autour d'elle, mais uniquement de sa captivité), et qu'elle est autant de répartie de par le langage, mais surtout de par la logique à laquelle elle s'exerce. Elle comprend rapidement les rouages des pensées et manigances de ses ennemis et joue un véritable jeu d'échecs, littéralement et métaphoriquement, avec le Président de la Société. Et puis j'aurais aimé que Connor aille encore plus loin dans la cruauté dans laquelle il a l'air de se complaire. Le cerveau semble le passionner et j'aurais apprécié encore davantage de sévices psychologiques face à ses victimes, telles qu'Anna qui, finalement, ne semble pas ressentir autant de difficultés que ça à rester sa captive avec toute la brutalité dont elle est la victime. 

Le récit a également parfois du mal à rester homogène, étant plutôt lents lors des passages de descriptions ou de repos des personnages, et trop rapides lors des moments où s'opère l'action. Les événements sont pour la plupart loin d'être surprenants mais réussissent à entretenir malgré tout l'intérêt du lecteur. La majorité du temps, j'ai extrêmement de mal avec les récits avec le point de vue d'adolescents et d'enfants que je trouve le plus souvent trop immatures ou, au contraire, trop adultes par rapport à leur âge. J'ai du mal à trouver le juste milieu, ayant déjà eu le même problème avec la trilogie dystopique Legend de Marie Lu où je trouvais les deux personnages principaux trop jeunes.

CONCLUSION
L'univers est bien construit et approfondi mais les personnages
 restent encore trop gentils pour apporter une réelle consistance
 à l'histoire, manquant parfois de crédibilité par rapport à leur
 jeune âge.

dimanche 19 mars 2017


Les livres :
Ne m'appelez pas Blanche-Neige (2017) de Gally Lauteur : Une romance contemporaine toute en modernité qui utilise d'une bonne manière le conte de Blanche-Neige. Mais les personnages étaient selon moi parfois soit trop immatures soit trop mystérieux.
--> 13/20 (chronique)
Manipulation : Les Corbeaux tome 1 (2017) de Juliette Lemaitre :  Une nouvelle dystopie très bien menée avec un univers bien décrit. Mais, j'aurais voulu que ça aille encore plus loin dans la méchanceté de la part de Connor qui est perçu comme le grand méchant de ce tome, et plus de surprise au niveau de l'intrigue.
--> 14/20


Quand je serai partie (2017) d'Emily Bleeker : Un roman contemporain touchant à propos de la perte d'une épouse, d'une mère, d'une amie, etc... Je n'ai pas toujours réussi à m'attacher à Luke. J'aurais préféré que l'auteure s'attache encore plus à explorer ses sentiments au lieu d'apporter du suspense à son récit, même s'il est bien mené.
--> 16/20 (chronique)
Sherlock Holmes : Le Chien des Baskerville (1905) d'Arthur Conan Doyle : Une enquête très intéressante avec un duo de choc. Même si Watson est plus mis en avant que Sherlock dans ce policier, j'ai apprécié suivre toutes les réflexions et hypothèses en rapport avec l'affaire, jusqu'à découvrir le réel coupable.
--> 18/20 (chronique)



Les chroniques :
À chacun son rêve, Paul Ivoire
Au fond des bois, Karin Slaughter
Demain je pars..., Laurent Leoncini



Les acquisitions :
         



Les films :
C'était à Rome (2010) de Mark Steven Johnson : C’est une comédie vraiment moyenne. Certains passages sont drôles mais le tout est bien trop prévisible. Au bout des dix premières minutes, vous pouvez comprendre ce qu'il va se passer.
--> 11/20
Take shelter (2011) de Jeff Nichols : Il est certes un peu lent, mais ce film est une réussite aidée par une photographie et des musiques excellentes. Curtis qui doit faire face à une sorte de schizophrénie, sa femme, jouée par Jessica Chastain que j'adore, qui se sent impuissante face au comportement étrange de son mari, leur fille sourde,... tout est présenté et joué de manière très juste.
--> 17/20
Les séries :
Younger saison 1 (2015) épisodes 2 à 4 : Je ne suis pas encore complètement convaincue, surtout que les épisodes ne durent en moyenne que 20 minutes et qu'il est donc vraiment difficile de se faire un réel avis.
--> 14/20
The Vampire diaries saison 8 (2016/2017) épisodes 1 à 16 : Alors que j'avais décidé de m'arrêter à la fin de la septième saison dû aux redondances et manque de dynamisme de sa deuxième moitié, alors que j'avais apprécié le nouveau dynamisme sans Elena, j'ai fini par regarder cette ultime saison, encouragée par ma meilleure amie. Et après le premier épisode, je n'ai pas pu m'arrêter avant la fin ! Certains épisodes vers la moitié sont inégaux mais ou sinon j'ai adoré cette huitième saison. C'est dans celle-ci que j'ai le plus apprécié Bonnie où j'ai trouvé qu'elle avait une réelle utilité. Le dernier épisode devrait plaire à tout le monde et nous déchirer également le cœur. Malgré quelques ratées, notamment des saisons pas au niveau des premières, la série se referme sur une bonne note. Ça aura été une belle aventure.
--> 16/20
Grey's Anatomy saison 2 (2005/2006) épisodes 16 à 21 : Quelques épisodes forts m'ont particulièrement touché que ce soit pour les cas que traitent ces différents médecins et internes ou leurs histoires personnelles. L'amitié des uns et des autres est parfois touchante, souvent très drôle.
--> 17/20
Riverdale saison 1 (2017) épisode 7 : C'est l'épisode que j'ai le plus apprécié depuis le début de la saison grâce à l'approfondissement du personnage de Jughead. J'ai adoré en apprendre davantage sur lui et sur sa situation familiale. Ou sinon, l'enquête n'a pas vraiment avancer, laissant plus de place aux liens entre les personnages.
--> 17/20
  


Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?

samedi 18 mars 2017

Sherlock Holmes : Le Chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle
Des cris lugubres résonnent sur la lande... Et voici que la légende prend corps. Un chien
énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l'origine de la mort de sir Charles
Baskerville. Maudit soit Hugo, l'ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les
forces du mal ! Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu'il
dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l'héritier nouvellement débarqué d'Amérique,
il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs
fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges... Se peut-il que la
malédiction des Baskerville pèse encore ?



AVIS 


« Le monde est plein de choses évidentes que personne ne remarque jamais. »


Après ma lecture le mois dernier du Mystère de la Chambre jaune de Gaston Leroux, un des textes fondateurs du roman policier en France, j’ai souhaité découvrir ce genre au XIXème siècle de l’autre de l’outre Atlantique, avec le duo emblématique dans la littérature : Sherlock Holmes et le docteur Watson. Ne sachant pas réellement par quel roman découvrir les enquêtes du détective et de son acolyte, j’ai choisi un peu par hasard Le Chien des Baskerville, cinquième « tome » et un des plus célèbre de la saga d’Arthur Conan Doyle. Et même si j’ai beaucoup apprécié ce roman, il est vrai que la présence de Sherlock est minime par rapport à la place que prend Watson dans l’intrigue. Car c’est bien Watson le narrateur, le rédacteur des faits, des indices relevés et des réflexions de Sherlock, mais il va être également pour une bonne partie du récit le protagoniste privilégié pour enquêter et produire des hypothèses au fur et à mesure que les événements se révèlent à lui.



A Londres, le docteur Mortimer vient rendre visite à Sherlock Holmes et Watson afin qu’ils puissent apporter une réponse rationnelle à cette étrange histoire : au Sud-Ouest de l‘Angleterre, à Dartmoor, une vielle légende plane sur la famille des Baskerville. Un chien énorme sortant des enfers pourchasserait telle une malédiction les membres de cette famille sur la lande de leur propriété. A la mort de sir Charles Baskerville dans des circonstances étranges, le docteur Mortimer demande l’aide de Sherlock afin de résoudre cette enquête et de sauver le nouvel héritier, sir Henry d’une probable mort. Dès le début, le détective comprend que cette enquête va se montrer complexe par les diverses hypothèses et signes liés à cette affaire. La finalité de cette mort est-elle surnaturelle ? Sherlock garde sons sens pratique et choisit donc la voie de la raison. Mais alors, qui en voudrait aux Baskerville ?


« C'était un chien, un chien énorme, noir comme du charbon, mais un chien comme
 jamais n'en avaient vu des yeux de mortel. Du feu s'échappait de sa gueule ouverte ; ses
 yeux jetaient de la braise; son museau, ses pattes s'enveloppaient de traînées de flammes.
 Jamais aucun rêve délirant d'un cerveau dérangé ne créa vision plus sauvage,
 plus fantastique, plus infernale que cette bête qui dévalait du brouillard. » 


Pour pouvoir connaître le fin mot de cette histoire et découvrir de nouveaux indices, Watson va se rendre sur le domaine des Baskerville sous le titre de protecteur de sir Henry, nouveau sur la propriété, alors que Sherlock reste à Londres afin de s’occuper de diverses affaires. Watson et son nouvel ami vont alors découvrir Dartmoor, la lande qu’elle surplombe, et les différentes personnes présentes près du lieu du crime. Entre les domestiques Barymore et le professeur Stappleton accompagnée de sa sœur, Watson ne sait qui soupçonner, tous semblant cacher quelque chose. Plus ils avancent et plus l’affaire se révèle ardue. Dans ce cadre morne et très peu chaleureux, Watson va devoir réussir, par sa logique et des stratégies, à découvrir le coupable qui semble se servir de la célèbre légende funèbre afin de parvenir à ses fins.



La narration offre au lecteur différentes formes telles que la restitution de certains passages du journal de Watson où il rédige avec minutie les événements qu’il vit chaque jour chez les Baskerville, mais aussi la présence des lettres du docteur adressée à Sherlock Holmes encore à Londres. Le lecteur peut alors encore davantage s’imprégner de l’atmosphère très bien reconstituée et décrite en prenant en compte tout ce qui est autour des personnages et ce qu'ils semblent transparaître face aux révélations qui leur sont faites ou les mensonges qu’ils profèrent. L’enquête se déroule de manière dynamique, sans jamais laisser le public se reposer entre bouleversements et vérités révélées, et donne assez d’indices au compte-goutte afin que le lecteur puisse de son côté s’interroger sur la ou les personnes impliquées dans cette affaire. Il est vrai que la semi absence de Sherlock afin de placer Watson au premier plan m’a tout d’abord étonnée, mais j’ai apprécié découvrir les facultés de Watson, même s’il est évidemment moins stratège et logique que le plus reconnu des détectives dans la littérature. Je lirai avec plaisir les autres enquêtes de ce duo, en commençant cette fois-ci par le début avec Une étude en rouge.


« Sir Henry se tourna vers moi.
"Que pensez-vous, Watson, de cette nouvelle lueur ?
- Elle me paraît obscurcir davantage notre nuit noire." »



CONCLUSION
Une enquête rondement menée par Sherlock mais également,
 qui plus présent dans ce tome, Watson qui usent de leur
 intelligence et de leur raison pour démêler le vrai du faux, et
 trouver une réponse logique à toute cette affaire.

vendredi 17 mars 2017

Ne m'appelez pas Blanche-Neige, Gally Lauteur
Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie,
 difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne,
 entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du
 moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules
 armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et
 découvrir le cœur des princes de votre entourage ?



AVIS


Blanche-Neige n'est pas forcément mon conte préféré. Par contre, j'adore les réécritures de contes, ayant alors la chance de redécouvrir, Blanche-Neige, Le Petit Chaperon rouge, Cendrillon, etc... Je remercie donc Hachette pour me permettre de découvrir ce nouveau roman. Et c'est donc avec peu d'appréhension que je l'ai commencé, et ce qui frappe dès le début est bien la modernité. L'auteure jouit de la technologie et des réseaux sociaux afin de créer un lien étroit entre notre monde contemporain et l'histoire de cette jeune fille qui va être sauvée par le prince charmant. C'est par le biais d'une application internet, Pomme-d'amour.com, que Blanche, jeune fille de dix-huit ans à l'université dans la capitale parisienne, va voir s'exaucer ses vœux les plus profonds. Alors qu'elle découvre la relation entre sa colocataire Laurine et son père, Blanche, complètement déboussolée, décide d'aller se changer les idées dans les rues de Paris. Elle tombe alors sur une femme farfelue, la "sorcière" qui l'invite à découvrir l'application internet qui sert de réseau social et à se rendre à une petite fête. D'abord réticente, Blanche décide finalement d'aller s'aérer l'esprit lors de cette soirée et tombe nez à nez avec Rob, un jeune homme sexy, conscient de ses atouts et jouant de ses charmes. Loin de ressembler à une top-model superficielle et bimbo, et possédant un sens aigu de la répartie, Blanche va immédiatement intriguer Rob. Elle va alors passer la soirée avec l'éphèbe, son ami Jay tout aussi séduisant et séducteur, et les filles les accompagnant, notamment Roxanne. 

C'est à cet instant que la vie de Blanche va changer du tout au tout. Car, le lendemain, alors qu'elle pensait reprendre sa vie où elle l'avait laissée la veille, Blanche va se lier d'amitié avec ses différents personnages jusqu'à faire pleinement partie de leur quotidien. Abandonnée par son père parti à l'étranger afin d'éviter toute discussion, sa meilleure amie qui se révèle calculatrice, et son petit ami qui  semble ne pas sortir avec elle pour de bonnes raisons, elle va découvrir la vie auprès de Roxanne qui va l'héberger, de Jay et de Rob. Mais aussi de Mathias, le frère de ce dernier, qui se montre mystérieux et ambigu. Bientôt, Blanche va travailler pour lui, ce qui va déclencher chez Rob une énorme jalousie, ce qui ne m'a pas permis, à plusieurs reprises, de m'attacher autant que je l'aurais voulu à ce personnage. 

On peut dire que dans la vie de Blanche, c’est tout blanc ou tout noir ! Tout semble lui tomber dessus d'un coup, soit comme si c'était le coup du hasard, soit comme si elle était extrêmement naïve. J'ai un peu traînée des pieds au début de ma lecture, ressentant à trop de moments l'immaturité de Blanche face aux événements auxquelles elle devrait faire face mais qu'elle fuit. J'ai adoré sa répartie presque sans failles, mais entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, il y a un grand écart ! Et puis, elle semble ne pas se poser beaucoup de questions face à tout le mystère que ses nouveaux amis semblent vouloir laisser planer. Ceux-ci s'étonnent que cette nouvelle venue qui ne semble pas connaître pas leur identité, Jay ayant justement peur qu'elle joue un double-jeu pour profiter d'eux, et Blanche attend un bon bout de temps avant de s'interroger réellement. Elle préfère laisser les événements se dérouler, restant dans le flou et étant donc pour la majorité du temps plutôt étonnée par ce qui lui arrive. Roxanne qui la considère déjà comme sa plus grande amie alors qu'elles ne se connaissent que depuis quelques jours, Jay suspicieux et agacé de sa présence, et Rob qui vacille entre intérêt à son égard et une parfaite ignorance lorsqu'elle est au côté de Mathias. Un jeu semble alors se jouer entre les deux frères ayant une relation conflictuelle, et Blanche se retrouve vite au milieu, étant la pièce maîtresse pour que l'un des deux gagne la partie. Et je peux dire que toute cette jalousie m'a vite agacée. N'est-il pas plus facile de discuter ? Tout ce jeu de jalousie, de possession et de manipulation est parfois trop important pour réussir à adhérer au tout. Les réactions des personnages ne sont pas toujours entièrement compréhensibles et laissent place à une petite frustration du côté du mystère entre Mathias et Rob, et d'une pointe d'immaturité de la part principalement de Blanche mais également de Jay. J'ai trouvé que les personnages ne faisaient pas leur âge, à part Mathias qui est le plus vieux. À part lui, je leur aurais tous donné entre quinze et seize ans au vu de leur réactions et de leurs paroles parfois enfantines, notamment les échanges entre Stella et Jay. 

Comme je le disait au début, le conte est bien retravaillé. Avec l'application internet, tout le potentiel est accompli par la référence des nains, du chasseur, de la reine, etc... chacun revêtant un personnage du conte original. Par contre, les allusions explicites dans les dialogues, notamment par le biais des surnoms (Grincheux, Prof, etc...) m'a parfois dérangé. Je préfère lorsque c'est plus implicite et nuancé. Cela apporte encore davantage un cadre plutôt jeunesse à l'histoire, ce qui ne me convient pas souvent, n'étant pas trop friande des lectures trop jeunesse. L'histoire globale, sans être imprévisible, reste intéressante à suivre par cette touche de modernité et de fraîcheur même si j'aurais plus accrochée avec une écriture moins simple et plus poétique et stylisée. Blanche semble réussir au final à faire la part des choses, à réfléchir à ce qui lui fait face en prenant tous les données en compte. Elle est enfin prête à avancer, elle qui se refuser à l'amour. 



CONCLUSION
La modernité très présente dans cette réécriture m'a beaucoup
 plu mais les personnages ne m'ont pas forcément touchés, à
 part Roxane. L'écriture trop simple ne m'a pas réellement plu
 mais le tout est fluide et se lit tout seul.