mardi 30 septembre 2014

Bilan du mois (3)

Bilan assez chargé pour ce mois avec 16 livres lus (youpiii). J'aimerais bien que mon rythme de lecture continue dans cette lancée, mais bon...faut pas rêver. En attendant, voici tous les chroniques de mes livres lus, plus un aperçu des livres qui ont rejoins ma pile à lire.

                 Ô mon George               Des souris et des hommes              Serum épisode 2                   (chronique demain)
                Serum épisode 1                       Serum épisode 3                     Serum épisode 4                      Serum épisode 5

              La trilogie du mal tome 1           La fausse maîtresse                    À rebours                           Pelléas et Mélisande

                  La princesse de Clèves            Trois petits drames pour marionettes             L'amour est déclaré



lundi 29 septembre 2014

Serum Épisode 5


Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza
J'ai lu
Octobre 2012
180 pages
Thriller


1773 : Mesmer invente l'hypnose
1886 : Freud invente la psychanalyse
2012 : Draken invente le sérum

Traqué par la police, le Dr Draken persiste à vouloir comprendre le lien entre les visions d'Emily et l'enlèvement du couple Singer.
De son côté, le détective Lola Gallagher, abandonnée par sa hiérarchie, remonte la piste. Mais des zones d'ombres subsistent et mettent en péril son enquête.
Pendant ce temps, leurs ennemis invisibles poursuivent leur plan machiavélique. Lola ira-t-elle jusqu'au bout ? Au prix de quels sacrifices ?




"Les devins n'existent pas, et c'est fort
 heureux, car si l'avenir était prévisible,
 il ne mériterait pas d'être vécu."


Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les épisodes précédents.

Ca y est, l'avant dernier tome de la série ! J'avais hâte de m'y plonger pour enfin avoir un brin de révélations sur cette mystérieuse intrigue. Mais ici, il n'en est presque rien, et je dois avouer que je suis un peu déçue par ce cinquième épisode...

Tous les personnages se séparent pour prendre part à sa propre intrigue, en laissant de côté le fil conducteur de toute la série. Lola, notre super flic, va aller à la rescousse de son frère, qui cache un lourd passé, Phillip Détroit est toujours à mettre son nez dans les affaires de son amante et collègue (ce qui commence à être agaçant), Sam Loomis est toujours sur la résolution des énigmes d'Emily, tout comme Draken avec l'aide inattendue d'Adam, le fils de Lola.

Mais pour ces derniers, il n'y a pas d'avancement. On ne passe pas assez de temps avec eux pour qu'il y en ait. Seul le jeune flic Velasquez arrive à faire un mini pas en avant. Ce tome est plus centré sur le conflit en Afrique après la vidéo que John Singer a donné à la presse, et sur l'histoire de Chris. Pour l'histoire en Afrique, j'aurais pu trouver ça intéressant si je n'avais pas l'impression que son rapport avec l'intrigue principale était loin, qui est quand même Emily et tout ce mystère qui l'entoure.

Et pour ce qui est de Chris, ça n'apporte rien à l'histoire. Ce n'est même pas un personnage principal (ou peut-être que par la suite il va le devenir, mais pour l'instant ce n'est pas le cas), donc passer la moitié de ce tome sur son passé m'a pour le moins ennuyée. Pourquoi les auteurs s'éparpillent ? Il y a plus important à traiter de mon point de vue.

Bon à part ça j'ai quand même apprécié cet épisode. Il y a toujours les mêmes ingrédients qui fait que ça marche bien. L'homme au chapeau de feutre a été davantage exposé, et on se demande toujours quelles sont ses motivations. Par contre aucune nouvelle sur Exodus2016 ou sur les Singer.

Après ce tome en dessous des premiers pour moi, j'en attends beaucoup du sixième et dernier tome de la première saison. J'espère que plusieurs points seront éclaircies et que les auteurs ne nous laisseront pas dans le flou complet.

"Dans l'ascenseur, l'homme essaya de lui
 adresser des regards qui se voulaient
 rassurants, mais on devinait qu'il était plus
 doué pour combattre le feu que pour apaiser
 les angoisses."


Conclusion : Un tome en dessous pour moi,
 qui éclipse les points principaux de l'intrigue
 pour s'attarder sur des choses moins importantes
 comme le passé de Chris ou le conflit en Afrique.
 Néanmoins, ça reste un bon tome et j'ai toujours
 autant d'entrain à continuer cette série.
15/20


AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

dimanche 28 septembre 2014

Serum Épisode 4
 
Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza
J'ai lu
Septembre 2012
209 pages
Thriller


1773 : Mesmer invente l'hypnose
1886 : Freud invente la psychanalyse
2012 : Draken invente le sérum

Traqué par la police, le Dr Draken persiste à vouloir comprendre le lien entre les visions d'Emily et l'enlèvement du couple Singer.
De son côté, le détective Lola Gallagher, abandonnée par sa hiérarchie, remonte la piste. Mais des zones d'ombres subsistent et mettent en péril son enquête.
Pendant ce temps, leurs ennemis invisibles poursuivent leur plan machiavélique. Lola ira-t-elle jusqu'au bout ? Au prix de quels sacrifices ?







"Il paraît que l'amour rend un peu idiot."


Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les premiers épisodes.


La relecture de ce quatrième épisode m'a fait un bien fou pour trois raisons :
1) J'avais terriblement envie de savoir ce qui allait se passer après la fin du tome 3.
2) à ma première lecture, ça avait été pour moi le moins bon des quatre premiers tomes (je me demande maintenant pourquoi...).
3) Je n'en avais plus aucun souvenir !


Nous retrouvons Lola, au lieu de l'échange entre la rançon et les Singer, qui se fait surprendre par son ami Draken. Ça y est, lui qui m'avait un peu manqué dans le troisième épisode, il est revenu ! J'aime beaucoup ce duo de têtes à claques. Ils forment tous les deux un beau tandem, et on voit qu'ils tiennent véritablement l'un à l'autre.

Dans cet épisode, il n'est pas vraiment question de mettre en avant l'action, mais plutôt d'éclaircir certains points, bien trop flous depuis le début de la saga. Le passé d'Emily est peu à peu dévoilé (uniquement au lecteur, les personnages eux ne sont pas au courant de ce que les auteurs nous offrent), tout comme les mystères liés à ses séances d'hypnose que le docteur Draken essaye de décrypter. J'aime l'évolution de ces symboles, le lecteur se pose des questions, essaye de trouver par lui-même les interprétations correctes, ce qui donne un côté encore plus addictif à l'histoire.

Il y a aussi un approfondissement en ce qui concerne le groupe Exodus2016, avec leur coups médiatique avec ces mystérieux fichiers concernant apparemment la CIA, et la libération des principaux fondateurs, John et Cathy Singer. Par contre, pas de nouveautés par rapport au "Centre", dont le chef est cet homme avec son chapeau de feutre, qui est le seul bémol qui me frustre un peu. Quels sont leurs motivations, leurs buts ? Qui sont ces gens ? Je veux savoir !

Pour ce qui est des personnages, Draken revient complètement métarmorphosé après la mort de sa compagne. Il est le principal suspect, et essaye de son côté de trouver la vérité. Aidé bien évidemment par Lola, qui ne sait plus où se placer entre son amitié et loyauté pour son meilleur ami et son métier qui requiert une éthique et un jugement objectif. Par contre, Ian Draken commence un peu à me gonfler. À sa première appartition je l'appréciais mais depuis, mon jugement descend de plus en plus. Trop aigri et vulgaire par rapport à son fils, ça me fatigue un peu. 


"La pensée magique dans la psychanalyse... Je ne l'ai pas lu jusqu'au bout,
 et ce n'est pas pour ça que je ne me suis pas inquiétée pour toi. Il est chiant, ton livre."
 
 
CONCLUSION 
Un nouveau tome qui reste dans la lignée des trois premiers.
 Moins porté sur l'action mais sur la psychologie des
 personnages et sur la révélation de quelques fils de l'intrigue.
 En tout cas, toujours aussi addictif, j'en redemande !
17/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

samedi 27 septembre 2014

Les archives de la police scientifique française 


Gérard Chauvy
Hors Collection
Octobre 2013
192 pages
Beaux Livres


En 1910, alors que les crimes des "apaches" hantent les esprits et que Clemenceau vient de créer les brigades du Tigre, Edmond Locard, l'un des pères de la criminalistique, fonde, à Lyon, le premier laboratoire de police scientifique au monde. Grand amateur de Sherlock Holmes, Locard a résolu des dossiers extraordinaires sur lesquels revient cet ouvrage : le corbeau de Tulle, l'affaire Gaumet, le singe cambrioleur démasqué grâce à... ses empreintes digitales ! 

Grâce à de nombreux documents inédits reproduits ici, c'est à une plongée au coeur des secrets de l'enquête que nous invite cet ouvrage. La collection étonnante des objets du laboratoire de Locard conservée à Lyon, y tient une bonne place, illustrant les tout premiers pas des méthodes d'identification, ainsi qu'un reportage au coeur de l'INPS aujourd'hui.



J'ai beaucoup hésité avant de faire cet article, car ce n'est pas vraiment un livre, mais un album. Un album sur les pratiques scientifiques de la police française, de ses débuts à nos jours. Et puis je me suis dis que ça pouvait intéresser quelques lecteurs, surtout que cet album est vraiment bien.

Vous voulez tout savoir sur la police scientifique, plus particulièrement à celle de notre pays ? Vous allez être servi avec 200 pages de documentation.
À vrai dire, je ne m'attendais pas à ça. Je pensais que ce livre mettait en avant les archives des casiers judiciaires des coupables qui ont été résolus grâce aux pratiques scientifiques de la police. Mais non, ici vous êtes plongés dans une multitude de documentations sur l'origine de cette police scientifique, comment et quand elle a ouvert ses portes. Ses maigres moyens aux départs, et puis toute son évolution.

Vous connaitrez aussi les personnes les plus emblématiques et importantes dans ce domaine comme notamment Edmond Locard, le "Sherlock Holmes français" qui ouvrira le premier laboratoire scientifique policier en 1910. Toute sa vie est retracée, ceux qui l'ont aidé dans son parcours,etc... Alors évidemment si des parties de sa vie ne vous intéresse pas (comme moi), vous n'êtes pas obligés de tout lire, vous pouvez feuilleter.

Vous saurez tout sur les premières analyses d'empreintes digitales, de sang, des photos prises pour les dossiers, des reconstitutions de corps, des mesures de certains caractères physiques des suspects, et toutes les autres investigations qui sont très intéressantes.


Conclusion : Un album très documenté, dont
 je suis contente d'avoir fait l'acquisition. Maintenant
 j'en connais davantage sur les pratiques scientifiques
 de la police. Cet album a su répondre à ma curiosité
 et à mes envies de savoir dans ce domaine.  

jeudi 25 septembre 2014

Serum Épisode 3


Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza
J'ai lu
Juin 2012
179 pages
Thriller


1773 : Mesmer invente l'hypnose
1886 : Freud invente la psychanalyse
2012 : Draken invente le sérum

Malgré l'aide précieuse du docteur Draken, qui a décodé une partie des visions d'Emily, le détective Lola Gallagher n'a pas réussi à empêcher l'enlèvement du couple Singer.
Qui est caché derrière ce kidnapping ?
Depuis quelques jours Draken est introuvable.
Pourquoi cette soudaine disparition ?
Qu'est-il arrivé à Emily ?








Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les autres épisodes. 

Après ces deux premiers tomes que j'ai adoré je n'ai pas attendue plus longtemps pour me replonger dans ce troisième épisode, avec toujours autant d'entrain. Toujours les mêmes questions. Qui est Emily ? Quels secrets se cachent dans sa mémoire ? Qui a enlevé le couple Singer, membres d'Exodus2016, et pourquoi ?

Lola a toujours du mal à trouver des réponses, et même si Arthur Draken est là pour l'aider, le mystère se désépaissit très peu. Nous sommes toujours plongés dans les symboles qu'Emily renvoit à ses souvenirs, et le psychiatre doit réussir à les déchiffrer à temps, avant davantage de drames. Dans cet épisode, l'affaire va être reléguée au FBI, avec pour chef Sam Loomis, nouveau personnage assez intriguant et différent de ce qu'on pense d'un fed. Le collègue de Lola, Phillip Detroit va continuer de suivre cet enquête avec le FBI, ce qui arrangera beaucoup Lola.

Avec ce changement de direction de l'enquête, cet épisode s'attache particulièrement au côté politique, avec les relations entre la presse et le groupe fantôme d'Exodus2016, et aussi avec la CIA. L'intrigue est alors plus approfondie, et nous montre davantage que ce n'est ni qu'une histoire de rançon pour les Singer, ni une envie vulgaire de meurtre pour Emily.

Pour les personnages, Draken est absent car introuvable depuis un événement concernant Emily. Donc évidemment quand un de mes personnages préférés n'est presque pas là, ça m'a un peu frustrée. Lola est toujours la tête brûlée de l'équipe, et commence à jouer en solo, contre l'ordre de son patron pour retrouver Draken. Detroit essaye toujours de découvrir les nombreux secrets de l'irlandaise (tout le monde a des lourds secrets dans ces livre ou quoi ?) et Ian Draken est toujours aussi grinçant (dans le sens positif).

Je suis toujours aussi avidement cette intrigue, qui devient de plus en plus complexe et j'adore ça. Les personnage sont approfondis, l'histoire continue même si on n'a pas plus de réponses qu'au commencement de l'histoire. Il y a beaucoup de zones d'ombres, mais on comprend que quelque chose de plus gros se prépare, et qu'il ne faut pas être trop impatient. Et puis la fin me donne carrément envie de me jeter sur le quatrième épisode. Je veux savoir la suite ! 


"On est au FBI ici, mon garçon. Pas à Disneyland."
 
 
CONCLUSION
Toujours un aussi bon tome, avec une intrigue et des
 personnages encore plus approfondis. Absence d'un des
 personnages principaux mais c'est pour une bonne raison donc
 on pardonne. Moins d'action ici, et pas plus de réponses que ça
 mais l'envie de continuer est toujours la même.
17/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

mardi 23 septembre 2014

À rebours
 
Joris-Karl Huysmans
Folio, Classique
Novembre 1977
1ère édition : 1884
400 pages
Classique




 
Des Esseintes : Le héros fin de siècle par excellence ! Cynique, misogyne et romantique à l'extrême. Aristocrate oisif, isolé, il se livre à une méditation sur l'existence, l'art, la religion, les femmes... Il fouille l'expérience de l'ennui jusqu'à l'écoeurement. Son acuité intellectuelle de même que le raffinement de ses sens lui font mépriser le vulgaire tout en éprouvant l'inévitable souffrance d'une sensibilité trop aiguisée.








"En effet, lorsque l'époque où un homme de talent est obligé de vivre est plate
 et bête, l'artiste est, à son insu même, hanté par la nostalgie d'un autre siècle." 
 
 
Vous voulez une intrigue ? Vous êtes mal tombés avec À rebours, parce que franchement, il n' y en a pas. Seul Des Esseintes est présent, cet homme qui ayant vécu tous les plaisirs que la capitale pouvait lui donner, se retire pour un environnement tranquille consacré à sa collection. De quoi est composée sa collection ? De livres, peintures, parfums, alcools,... Cet homme est un vrai matérialiste et cherche le maximum de savoir dans ces domaines. Sa folie va alors commencer dû à son exaltation et à sa solitude volontaire à la campagne.

Nous ne rencontrons pas un jeune homme à la fleur de l'âge, qui espère encore connaitre tous les plaisirs de la vie. Non, Huymans nous fait le portrait d'un homme aigri, dénué d'intérêt à la morale collective, aux femmes, et même à la vie. Mais sa retraite spirituelle ne va pas être concluante, car par ordre de son médecin il va devoir retourner à Paris pour guérir grâce aux distractions de la capitale.

Quelques longueurs, mais ce roman m'a bien plu. Pour l'apprécier il faut se plonger entièrement dans les lignes pour en comprendre tous les significations. Je ne me serais sûrement pas arrêté devant ce livre si je n'avais pas été obligé de le lire pour mes études, mais c'est ce genre de roman qui me prouve qu'on peut toujours trouver de bons livres, même où l'on ne pense pas chercher ! 


"Son mépris de l'humanité s'accrut ; il comprit enfin que le monde est, en
 majeure partie, composé de sacripants et d'imbéciles."
 
 
CONCLUSION 
Un livre assez spécial que j'ai apprécié même si j'ai trouvé
 quelques longueurs. Le seul personnage peut être détestable
 mais reste très intéressant.
14/20

lundi 22 septembre 2014

Serum Épisode 2
 
Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza
J'ai lu
Mai 2012
212 pages
Thriller



1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?












Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu le premier épisode. 
 
Juste le temps de lire un court livre entre deux épisodes, me voilà replongée dans la série Serum avec ce deuxième épisode qui carbure. Lola et Arthur sont de retour dans cet épisode et cherchent toujours le moyen d'aider Emily à retrouver la mémoire. Le psychiatre, grâce à son serum, va réussir à ramener des bribes de souvenirs à l'amnésique qui vont être dévoilés par des symboles. Il va devoir vite les déchiffrer, car Emily est incontestablement au courant d'un enlèvement imminent.

L'action est plus présente dans cet épisode, néanmoins l'histoire n'avance pas beaucoup. Peu de questions trouvent de réponses. Mais j'ai réussi à apprécier ce tome (même davantage que le premier) donc pour l'instant ne pas avoir vraiment de réponses à mes questions ne me dérange pas, je sais qu'elles arriveront tôt ou tard.

Ici on continue d'en apprendre davantage sur nos personnages principaux, et on fait aussi la connaissance de petits nouveaux (mention spéciale à Ian Draken. Plus aigri que son fils, mais tout aussi intéressant que son fils). J'ai réussi à m'attacher rapidement à ces personnages et je suis contente de les retrouver.

Toujours cette atmosphère mystérieuse que j'adore, avec en parallèle de l'enquête des parties sur ce "Centre" dont on ne connait rien, ni vraiment ses agissements ni ses motivations. J'ai hâte d'en apprendre un peu plus sur ce sujet. Et aussi, qui est donc Emily, qui a l'air d'être au centre de l'histoire ?


"Bergson disait : "Au fond de la vanité, il y a de l'humilité ; une incertitude sur soi que les éloges guérissent"
 
 
CONCLUSION
Un tome que j'ai adoré, presque un coup de coeur. Un thriller qui monte crescendo avec des personnagesattachants et une intrigue très intéressante. Je ne vais as attendre longtemps avant de me plonger dans le troisième épisode.
17/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

samedi 20 septembre 2014

L'Amour est déclaré


Nicolas Rey
J'ai lu
Mai 2014
1ère édition : 2012
158 pages
Contemporain





Nicolas est un anti-héros, autrefois accro à l'alcool, à la cocaïne et aux médicaments. Après ce "léger passage à vide", il s'était fermement résolu à ne plus céder à aucune substance destructrice. Jusqu'à son idylle irrépressible et décalée avec Maud. Pleine de vie jusqu'à l'arrogance, affranchie de nombreux codes sociaux, avide de sexe mais dédaignant le couple, Maud incarne typiquement le genre de femme dont on ne se remet jamais. Et l'amour n'est-il pas la plus dangereuse des addictions ?










Whaow ! Moi qui ne connaissais rien de ce livre ni même le style de l'auteur, je sais une chose : je ne lirais pas de sitôt un autre livre de Nicolas Rey. Laissez moi vous présenter ma déception de l'année 2014 ! Nicolas, une homme de 39 ans libéré de toute drogue et autres addictions, rencontre Maud, une femme atypique avec qui il va commencer une histoire d'amour insipide.

Divisé en petites parties (2 pages maximum pour un chapitre), ce livre nous parle de lui, de son amour pour cette femme, de son agent, et écrit même des conseils dédiés à son fils. Avec ce résumé je pensais vraiment que ça allait me plaire. Mais avec ce langage vulgaire, ces personnages antipathiques pour certains et inintéressants pour d'autres et une histoire brouillonne, je n'ai pas réussi à apprécier ma lecture, loin de là !

Le contraste entre le côté tellement pessimiste du narrateur et ensuite sa mièvrerie à propos de son histoire avec cette femme désolante et auto-destructrice, m'a complètement ennuyée. "L'ennui est déclaré" aurait été davantage fortuit pour ce livre. J'ai pu apprécier "de temps en temps" l'écriture de l'auteur quand elle ne se voulait pas grossière ou prétentieuse. Le reste m'a fatigué. Et heureusement qu'il n'est pas plus long, ou sinon je ne me serais pas forcée à le finir, je l'aurais abandonné sans aucun regret. 


"Depuis le départ, la vie est un grand trucage. Et si le trucage est bien fait, après tout, pourquoi pas."
 
 
CONCLUSION 
Une histoire ennuyeuse, décousue, et sans aucune finesse ni
 aucun fond. Dire que je n'ai pas aimé serait un euphémisme.
 Quand on ressent la prétention de l'auteur dans ce qu'il écrit,
 ça ne peut pas donner un résultat extraordinaire.
4/20

jeudi 18 septembre 2014

La Princesse de Clèves
 
Madame de Lafayette
Le Livre de Poche, Les Classiques
1999
1ère édition : Mars 1678
256 pages
Classique



"Je vais vous faire un aveu que l'on n'a jamais fait à un mari..." Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d'amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l'un des plus beaux fleurons de la cour d'Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves. Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir... Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d'un mari et d'un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l'amour ? Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice... Madame de La Fayette exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion.





"Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-ci, répondit Mme de Chartres,
 vous serez souvent trompée : ce qui parait n'est presque jamais la vérité"


Pas très emballée à lire ce classique que j'avais déjà essayé de lire (sans succès, lu en diagonale, puis je l'avais abandonné ), je suis malheureusement restée sur les certitudes de ma première lecture.

 Mademoiselle de Chartres, nouvelle à la cour du roi, apprend les principes et la vie en société bourgeoise. Monsieur de Clèves, qui tombe amoureux au premier regard de cette nouvelle venue, en fait sa femme. Arrive alors l'histoire de Madame de Clèves, qui va tomber follement amoureuse du duc de Nemours. Que doit-elle faire ? Rester vertueuse et fidèle envers son mari ? Ou écouter son coeur et tomber dans les bras de celui qu'elle aime ? Tout d'abord, je tiens à dire que je n'ai pas détesté ce que j'ai lu. J'ai apprécié l'intrigue et les personnages principaux, principalement la force de Madame de Clèves. Et les lettres sont superbes.

Mais c'est tout simplement trop long (alors que le livre ne fait que 250 pages). Dès les premières pages on est perdus par la multitude de personnages cités (pour instaurer le cadre historique), et les histoires d'amours des gens de la cour ne m'ont pas du tout intéressés... Pour finir, le style d'écriture m'a passablement ennuyée. Je n'ai suivie que l'aspect principal du livre, soit la vie de nos trois personnages, l'évolution des sentiments, et le choix de la princesse. Qui ne peut pas la trouver courageuse après ce qu'elle entreprend ? C'est justement ce que j'ai apprécié le plus : le contraste entre les gens de la cour, qui vivent de mensonges, d'intrigues et de badineries, et Madame de Clèves qui elle vit avec d'autres principes davantage louables. 


"Je sais bien qu'il n'y a rien de plus difficile que ce que j'entreprends,
 répliqua Mme de Clèves ; je me défie de mes forces au milieu de mes raisons."
 
 
CONCLUSION 
Un classique dont j'ai réussi à apprécié les points forts, mais ou
 tout le reste m'a vraiment ennuyée.
12/20

mercredi 17 septembre 2014

Serum Épisode 1
 
Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza
J'ai lu
Juin 2012
182 pages
Thriller


1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?





Ça y est, j'ai craqué pour les deux derniers épisodes de cette série policière française. L'occasion de reprendre l'histoire du début avec ce premier épisode, que j'ai adoré.


Emily, une jeune femme entouré de mystères se retrouve à l'hôpital après avoir reçu une balle en pleine tête. Miraculeusement, elle ne meurt pas mais devient amnésique. Lola Gallagher, inspecteur du NYPD, est chargée de l'affaire et a du mal à avancer. Qui sont ces hommes qui veulent à tout prix la peau d'Emily ? Qui est cette femme ? Quels secrets cachent-elle au fond de sa mémoire ?

Ce premier tome met très bien les bases en place. Il nous présente les personnages principaux (surtout Lola avec son fils), et l'intrigue se dévoile peu à peu. Oui, tout est encore un peu flou, on se pose dès le départ de nombreuses questions qui ne seront pas résolues à la fin de ce tome. Mais c'est cette atmosphère mystérieuse qui justement intrigue le lecteur et le pousse à continuer.

On perçoit déjà le caractère de nos personnages : Lola, la flic qui n'a pas froid aux yeux, qui ne se laisse pas marcher dessus, Arthur Draken, le psychiatre cynique (ces répliques m'ont bien fait rire), Phillip Detroit, le collègue de Lola, qui adore se mêler des affaires de la jeune flic. Et le petit plus, ce sont les musiques intégrées au récit (facultatives). On est totalement plongés dans l'histoire et ça donne une dimension supplémentaire que j'ai adoré. Une des seules critiques que je pourrais faire c'est qu'il est trop court ! 


"- Trois cent dollars ! s'exclama Emily, perplexe. Vous ne faites pas un
 prix pour les amnésiques ?
- Non au contraire. J'augmente le tarif à chaque séance, ils n'y voient
 que du feu."
 
 
CONCLUSION 
Un bon premier tome qui installe les bases d'un thriller très
 mystérieux, avec beaucoup de questions qui auront des
 réponses dans la suite de la saga. Vite le tome 2 !
18/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

lundi 15 septembre 2014

La trilogie du mal tome 1
L'âme du mal



Maxime Chattam
Pocket, Thriller
Avril 2003
1ère publication : Avril 2002
515 pages
Thriller


 
Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte? Pure sauvagerie ou magie noire?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal?









"Le silence est le prix de la vérité."
 
 
Maxime Chattam m'intriguait beaucoup. Étant une fan du genre thriller psychologique, je voulais vraiment m'essayer à cet auteur. Et si je n'ai pas été déçue, j'ai néanmoins ressentie quelques réticences pendant ma lecture.

Joshua Brolin, inspecteur à Portland a sauvé in extremis Juliette, la dernière victime du Bourreau de Portland, en tuant le serial killer. Problème : un an plus tard, d'autres femmes sont assassinées avec le même mode opératoire. Brolin ne comprend pas. Tout porte à croire que Leland Beaumont a refait surface. Mais c'est impossible, le jeune inspecteur l'a tué. L'équipe policière de Portland va alors devoir démêler le vrai du faux dans cette enquête pour le moins singulière.

Mes premiers pas avec l'auteur ont été un peu mitigés.. J'ai apprécié la plume de Chattam, le plein d'informations donnés dû aux deux années de recherche pour le livre, mais le début est tout simplement trop long à se mettre en place. Les pages sont lentes à tourner, ce qui a diminué mon intérêt pour l'histoire... Qui est revenu aussitôt après !

Il faut savoir que l'auteur a voulu, avec ses personnages et cette enquête, apporter du réalisme à cette histoire. Réalisme en humanisant les scènes policières assez difficiles à digérer (scènes d'autopsie,etc...) avec les personnages de Brolin et surtout Bentley, nouveau dans ce cadre macabre. Et aussi humanisation des victimes. Le tueur arrive tout à fait à les soustraire à la place d'objets, ce qui ne sera pas notre cas grâce à la description de l'auteur qui apporte un surplus de réalisme, et donc davantage de sueur froide pour nous, lecteurs.

Et pour la fin, j'ai malheureusement trouvé qu'elle arrivait un peu trop vite et qu'elle était un peu trop facile. Elle ne m'a pas complètement convaincue. Mais à part ces quelques défauts, j'ai été totalement addictive à cette histoire. 



"La genèse de ces monstres, le tout début, il provient d'où ? Ce mal qui a un
 jour frappé un homme, il s'est fait comment ? Tu crois que c'est en nous
 tous, comme une part d'ombre que l'on transporte tous avec plus ou moins
 de réussite ?"
 
 
CONCLUSION 
Malgré quelques longueurs (surtout au départ), je félicite le travail
 remarquable de cet auteur que je vais suivre de près. J'ai
 adoré cette enquête policière bien ficelée et avec des
 personnages attachants.
16/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
Cette livre a fait l'objet d'une lecture commune que j'ai crée sur Livraddict. Pour lire les autres chroniques, cliquez ici.

dimanche 14 septembre 2014

Des souris et des hommes


John Steinbeck
Folio
Mars 2006
1ère édition : 1937
175 pages
Classique



Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh, j'vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins.







"Ils n'ont pas de famille [...] Y a personne dans le monde pour se faire
 de la bille à leur sujet...
- Mais pas nous, s'écria Lennie tout heureux. Raconte comment c'est pour nous.[...]
- Mais pas nous, dit-il
- Parce que...
- Parce que moi j' t'ai et...
- Et moi, j' t'ai. On est là tous les deux à se faire de la bile l'un pour l'autre, voilà !
 s'écria Lennie, triomphant." 
 
 
Je voulais lire ce livre depuis un bon moment alors que je ne savais pas vraiment de quoi ça parlait. Une intuition qui s'est révélée bonne.

Georges et Lennie, deux voyageurs assez différents l'un de l'autre, traversent le pays pour travailler pendant un temps dans une ferme. Ils ne s'arrêtent jamais bien longtemps et rêvent de leur petit coin de terre où ils pourraient travailler pour eux et non plus toujours pour les autres.

Cette histoire émouvante retrace la vie de Lennie, un homme simple d'esprit qui ne pense qu'aux lapins, et George, très débrouillard et qui depuis la mort de la tante de Lennie, s'occupe de lui. Cette amitié m'a réellement touché. La manière dont George s'occupe de son ami, même si il lui arrive de dire des mots qu'ils ne pensent pas réellement. On sent qu'il y a un lien indissociable entre eux.

Nos deux voyageurs se retrouvent alors dans une nouvelle ferme avec de nouveaux personnages, pour la plupart gentils (sauf un) mais qui ne connaissent que la vie en solitaire, ce qui amène un contraste entre eux et les deux nouveaux venus. 

Le style peut troubler au départ. L'auteur nous raconte l'histoire de ces hommes de campagne, qui sont pour ainsi dire sans aucun sou, et dénués de culture. Alors oui des mots vulgaires se promènent dans le récit et ça peut choquer. Pour ma part (alors que je n'aime pas particulièrement ce choix d'habitude), j'ai trouvé que ça donnait un côté encore plus réaliste de l'histoire.


"George peut te dire un tas de conneries, et ça n'a pas d'importance. Ce
 qui compte c'est parler. C'est être avec un autre. Voilà tout."
 
 
CONCLUSION 
Une histoire émouvante qui aborde la notion d'espoir et l'amitié
 entre deux personnages attachants qui restent ensembles quoi
 qu'ils arrivent. Seul le style comprenant de la vulgarité
 pourrait déplaire.
18/20
 
 
Ce livre a été lu dans le cadre du BBChallenge, sur Livraddict.
 

samedi 13 septembre 2014

La Fausse maîtresse
 
Honoré de Balzac
Folio
Avril 2010
1ère éditon : 1842
96 pages
Classique, Nouvelle





Tombé sous le charme de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami, le comte Thaddée Paz n'a pas d'autre solution que de s'inventer une maîtresse pour ne pas succomber à la tentation...

Un drame amoureux dans lequel le mensonge et la séduction tiennent les premiers rôles.









"Chez nous, il y a cet échange constant d'impressions heureuses de part et
 d'autre, qui peut-être fait sous ce rapport l'amitié plus riche que l'amour." 
 
 
Possédant Illusions perdues depuis déjà un an, je me suis dis que je devrais le sortir tôt ou tard. Mais ayant peur de cette brique de 800 pages, j'ai préféré faire mes premiers pas avec l'auteur avec cette nouvelle qui est très agréable.

Quelle est la surprise de Clémentine après deux ans de mariage avec le riche Adam Laginska, de ne pas connaitre personnellement son meilleur ami, son père spirituel, qui vit dans le même domaine ? Thadée ne s'est jamais approché de cette femme de peur de céder à la tentation. Et tiraillé entre son amour pour cette jeune femme et sa grande amitié avec Adam, il va décider de s'imaginer une maîtresse. J'ai beaucoup aimé la manière dont est décrit l'amitié entre les deux hommes. On ressent qu'il s'est passé de nombreux événements (la guerre,...) qui ont renforcé leur lien. Ils ne se quittent plus, prenant chacun soin l'un de l'autre.

Les sentiments du personnage de Thadée ne sont pas tout de suite mis en lumière. Balzac laisse le temps à l'histoire de s'installer (que j'ai trouvé un peu longue à démarrer au départ). Le premier chapitre met en lumière l'absence du comte Paz dans la vie des deux conjoints. Et comme Clémentine, nous nous questionnons. Pourquoi ce silence ? Quel est cet étrange personnage ? Leur évolution est très intéressante à suivre, comme celle de leurs sentiments qu'ils éprouvent les uns pour les autres. L'écriture fait qu'on se laisse tranquillement transporter par cet amour qui reste aveugle aux yeux de certains personnages, et par l'importance de cette amitié.


"Rien ne ressemble plus à l'amour divin que l'amour sans espoir."
 
 
CONCLUSION 
Une agréable nouvelle qui marque mes premiers pas avec
 Balzac, auteur avec une magnifique plume.
17/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

jeudi 11 septembre 2014

Pelléas et Mélisande
 
Maurice Maeterlinck
Labor, Espace nord
Mars 2012
1ère édition : Mai 1892
131 pages
Théâtre


<< Une variation supérieure sur l'admirable vieux mélodrame >>, notait Malarmé à propos de Pelléas, dont l'intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l'orée d'un bois une jeune fille dont il va faire son épouse. Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages les mènera inévitablement à la désolation.
La fable cependant n'est ici que prétexte à dérober au silence ses secrets. Universellement célèbres au début de ce siècle, grâce notamment à l'opéra de Debussy, les ombres de Pelléas et Mélisande nous reviennent dans leur innocence inquiète.









"Je ne sais pas ce que je dis... Je ne sais pas ce que je sais... Je ne dis plus ce que je veux..."
 
 
Ne connaissant absolument pas cet auteur, je me suis plongée dans l'inconnu avec cette pièce de théâtre obligatoire au sein de ma licence de lettres. Découvrez mon avis en demi-teinte.

Pelléas et Mélisande sont deux personnages qui vont connaître l'histoire d'amour impossible, comme leurs prédécesseurs Roméo et Juliette, ou encore Tristan et Iseult. Mélisande est mariée au Prince Golaud, et revenant au château familial de ce dernier, la nouvelle princesse va rencontrer sa famille et surtout le frère du prince, Pelléas. Ici commence les symboles et métaphores sur le péché des deux amants avec ce jeu de lumière/obscurité mise en scène pendant toute la pièce, la jalousie du mari, l'amour interdit,etc... Les personnages sont intéressants, ne sont pas dans la caricature et arrivent à nous mener rapidement aux thèmes principaux de la pièce.

Par contre, il me faudra une (ou plusieurs) relecture pour comprendre l'intégralité de l'oeuvre. Même si les grandes lignes sont faciles à comprendre, des détails sont restés obscurs dans mon esprit. Rien n'est dit franchement, tout est suggéré. L'abstrait a une part très importante dans le style du dramaturge, ce qui peut déstabiliser au départ quand le lecteur n'est pas habitué à ce genre (Je pense particulièrement à la scène où Mélisande perd son anneau dans la fontaine). Le mystère sur le passé de Mélisande qui reste entier m'a agacé, j'aurais voulu en savoir davantage.

Et pour finir, l'espace spacio-temporel a ajouté à ma confusion. Combien de temps se passe entre le début et la fin de la pièce ? Depuis quand Mélisande et Pelléas sont amants ? Que Golaud se rend compte de la tromperie ? Et puis la fin reste aussi floue pour moi. 


"MÉLISANDE : Si, si ; je suis heureuse, mais je suis triste...
PELLÉAS : On est triste, souvent, quand on s'aime..."
 
 
CONCLUSION 
Une pièce de théâtre plaisante, même si à ma première lecture
 je suis loin d'avoir tout compris. Trop de métaphores et pas
 assez de choses concrètes.
13/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

dimanche 7 septembre 2014

Trois petits drames pour marionnettes
 
Maurice Maeterlinck
Labor, Espace nord
Août 2010
1ère édition : 1894
287 pages
Théâtre


Un vieillard et un étranger observent à distance le bonheur d'une famille et tardent à leur annoncer la mauvaise nouvelle dont ils sont porteurs. Alladine et Palomides tombent amoureux, enfermés dans les souterrains d'un château. Ygraine se révolte et tente de soustraire le petit Tintagiles à l'emprise d'une reine invisible.
Maeterlinck publie en 1894 ces Trois petits drames pour marionnettes, triptyque qui remet génialement en cause les conventions dramatiques de son temps. Sa dramaturgie fait le lien entre l'imagination du spectateur et les zones énigmatiques que suggère le texte. Car seul le non-dit, le "drame de l'existence elle-même", importe à Maeterlinck.







Me revoilà encore aujourd'hui à vous faire une chronique sur le dramaturge Maeterlinck, avec non pas une pièce, mais deux (je n'ai lu qu'Intérieur et la La Mort de Tintagiles)

Je me rends alors compte avec cette deuxième oeuvre, que l'auteur est vraiment interressé par tout ce qui est abstrait et symbolisme. Si je n'avais pas réussi à comprendre entièrement Pelléas et Mélisande, ce n'est rien comparé à La Mort de Tintagiles ! Tintagiles, ramené dans son pays natal près de ses soeurs sous l'ordre d'une reine "invisible", Ygraine l'aînée essaye de défendre son frère en ne le soumettant pas à l'emprise de la reine. Il y est question d'êtres fantomatiques, de métaphores, et si ça a l'air accessible et compréhensif à première vue, c'est sans conteste le fond que je n'ai pas réussi à saisir.

Quelle est la finalité ? Le sens de toute cette pièce ? Désolé, mais je ne pourrais pas répondre à cette question vu que je n'en ai pas compris la cause... Pour ce qui est d'Intérieur, je suis moins stricte. Cette pièce-ci m'a plu et je l'ai entièrement comprise (yes !) Un vieillard et un étranger se retrouvent à devoir annoncer à une famille la mort d'une de leur fille. Ils restent devant la maison à les regarder par la fenêtre, et plus ils restent figés, plus ils arrivent à ressentir la peine que les parents vont avoir après la nouvelle.


"Ils croient que rien n'arrivera parce qu'ils ont fermé la porte, et ils ne
 savent pas qu'il arrive toujours quelque chose dans les âmes et que le
 monde ne finit pas aux portes des maisons."
 
 
CONCLUSION 
Un avis en demi-teinte pour ce recueil de théâtre. J'ai vraiment
 apprécié Intérieur, contrairement à La mort de Tintagiles, où
 j'ai malheureusement pas compris le sens de cette pièce.
11/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR