vendredi 29 janvier 2016

L'Épreuve tome 1
Le labyrinthe
 
James Dashner
Pocket Jeunesse
2012
408 pages
Dystopie, Jeunesse




Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.




"J'ai craqué et j'ai chialé à m'en faire mal à la gorge. Tout m'est tombé dessus
 d'un coup. Mais ça m'a fait du bien ; on ne devrait jamais s'en vouloir de pleurer. Jamais."


Après avoir adoré les deux adaptations (surtout le deuxième film qui a été un coup de cœur), je me suis dis qu'il serait peut-être temps que je lise la saga à l'origine des aventures de Thomas et de ses compagnons. Je m'étais préparée à être déçue par certaines choses, ayant lu ou entendu beaucoup de personnes dire que l'adaptation n'était pas forcément fidèle. Mais avec surprise, j'ai adoré ce premier tome, ayant apprécié retrouver de grandes similitudes avec le film mais ayant découvert également de petites surprises.

Thomas se réveille dans une sorte de cage d'ascenseur avec un seul souvenir : son prénom. À la sortie, le jeune homme va se retrouver dans un lieu inconnu, entouré de garçons qui doivent survivre autour de bêtes dangereuses et meurtrières. Mais il y a aussi le labyrinthe dont les murs bougent chaque nuit et qui pourrait être pour ces garçons un moyen de sortir et de mettre fin à ce cauchemar. Thomas se retrouve dans une réelle communauté et c'est cela qui m'a frappé en premier. J'ai été agréablement surprise de voir que de si jeunes adolescents étaient capables de vivre en quasi harmonie, suivant des lois établies et respectées.

On se retrouve donc avec de nombreux personnages, le plus important étant le nouveau, Thomas, auquel je me suis beaucoup attaché. Parfois naïf et impulsif, il se montre incroyablement courageux , bienveillant et persévérant. Il lui arrive régulièrement d'avoir des interrogations sur ce qui l'entoure, ce qui nous aide à bien comprendre l'univers, et à saisir tous les enjeux. Dans tout ce groupe, on est bien servi entre des personnages très attachants comme Minho, Chuck et surtout Newt mais aussi par d'autres qui se montrent exaspérants notamment Albie et particulièrement Teresa avec qui j'ai eu du mal dès sa première apparition. 

L'écriture reste simple et dynamique, avec une construction du récit pas trop introductive. On est vite plongé dans l'action, dans les torpeurs et décisions des personnages. Le tout devenant incroyablement intéressant dès les révélations de Thomas. Pourquoi sont-ils retenu ici, à lutter pour leur vie alors que les "Créateurs" leur apportent de quoi survivre ? Quelle est la raison et la finalité de toute cette épreuve ? On a envie de tout savoir, les rouages du labyrinthe, la raison de leur présence, leur réelle identité, etc... Je suis restée littéralement scotchée à l'intrigue. Et puis, la fin apporte une excellente transition qui nous donne envie de nous jeter sur le deuxième tome afin de découvrir le fin mot de cette histoire. Néanmoins, j'ai deux points négatifs : certains personnages, comme je l'ai dit plus tôt, agaçants à suivre et surtout, SPOILER cette histoire de télépathie SPOILER. Je me suis demandée la raison de cet élément dans l'intrigue, n'en comprenant pas réellement l'utilité, et j'ai peur de découvrir dont l'auteur va s'en servir dans les prochains tomes...


"Il réfléchit et se demanda ce qui était le pire : se dire qu'on les enfermait à l'intérieur,
 ou qu'on voulait les protéger de ce qui se trouvait à l'extérieur."


CONCLUSION
Un premier tome génial qui m'a captivé par son intrigue
 dynamique et bien construite et par ses personnages
 intéressants et attachants, même si je me serais grandement
 passée de certains. Le tome 2 va vite être lu !
18/20

mercredi 27 janvier 2016

Je sais qui tu es
 
Yrsa Sigurdardóttir
France Loisirs
2012
473 pages
Thriller


Trois amis s'embarquent dans une drôle d'aventure : retaper en plein hiver une maison abandonnée dans un village désert à l'ouest de l'Islande. Chacun a des motivations très différentes : Garðar y voit une chance de regagner l'admiration de sa femme, Katrín qui l'accompagne par pure solidarité conjugale. Leur amie Lif les suit parce qu'elle y voit une chance de faire le deuil de son propre mari. Tous trois ont une chose en commun : ils s'attendaient à être seuls. De l'autre côté du fjord, la police fait appel à Freyr, un psychiatre brisé par la disparition mystérieuse de son fils, pour éclaircir les circonstances troubles du suicide d'une vieille femme. Il ne s'attendait pas à ce que cette enquête le ramène à son drame personnel.





Cela faisait deux ou trois ans que je voulais me procurer ce thriller. Cette double intrigue m'intriguait particulièrement. Et aujourd'hui que je l'ai lu, je me dis que j'aurais peut être dû le faire bien avant. Car j'ai remarqué depuis peu de temps (particulièrement avec Sukkwan Island) que les histoires d'isolement dans un lieu froid avec peu de moyens et de communication m'ennuient. Si encore l'intrigue s'articulait autour de la psychologie des personnages, j'aurais pu être convaincue, mais ce n'est pas vraiment l'endroit pour ce genre de désir.

Garðar, Katrín et Lif se rendent dans un village quasi désert en Islande pour faire des travaux sur leur nouvelle maison commune. En plein hiver, personne n'est aux alentours, et aucune aide extérieure peut secourir nos personnages à court terme. Et bizarrement, il va se passer des choses étranges. Quelqu'un a l'air de les suivre, de rentrer dans la maison sans se faire remarquer. Que va donc t-il arriver à nos trois personnages ? Le problème, c'est que ces protagonistes m'ont agacé. Je n'ai eu aucune empathie pour eux (à part peut-être Garðar) et donc je n'ai eu aucune envie de savoir ce qui allait leur arriver, surtout que le début est assez lent.

La deuxième intrigue m'a davantage intéressé grâce a Freyr que j'ai beaucoup apprécié. L'enquête se montre intéressante et le duo entre le psychiatre et la policière est plaisant. De plus, le lien entre l'évolution de l'enquête et la vie personnelle de Freyr est troublant et donne envie de savoir le fin mot de l'histoire. 


"L'air était chargé d'une sorte de mélancolie comme si quelque chose de terrible - et
 de prévisible - s'était finalement produit, quelque chose dont la nature avait conscience."
 
 
CONCLUSION
Un thriller qui n'a pas réussi à me tenir en haleine jusqu'au
 bout dû à la majorité des personnages qui m'ont irrité et une
 intrigue principale qui n'a pas réussi à me faire dépasser cette
 gêne.
13/20

mardi 26 janvier 2016

Lucrèce Borgia
 
Victor Hugo
Folio, Théâtre
Novembre 2007
1ère parution : Février 1833
254 pages
Théâtre


Indifférente à la haine de l'Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l'adultère, l'inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble. pour un simple capitaine qu'elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d'elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n'est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d'un mari qui le croit son amant ? En 1833, ce mélodrame tragique surpasse tous les triomphes de Victor Hugo.






"Il serait beau, s'il n'avait pas les yeux fermés.
Un visage sans yeux, c'est un palais sans fenêtres."
 
 
 
Depuis le temps que je voulais découvrir cette pièce de théâtre, je me suis enfin lancée. Victor Hugo étant le maître de la littérature romantique, je ne pouvais pas me contentais de lire Notre Dame de Paris, un chef-d’œuvre. Et avant de m'atteler à des briques comme L'homme qui rit ou encore Les Misérables, j'ai voulu découvrir l'auteur dans un autre genre et plus abordable. Cette pièce m'a particulièrement plu et j'en ai été plutôt surprise.

Lucrèce Borgia est issue d'une des familles les plus puissantes et mal réputées de l'Italie. Affaire d'adultère, d'inceste, de meurtres grâce à de multiples sortes de poisons, de trahison, etc... On peut alors comprendre Gennaro, un capitaine, qui ne montre que répugnance face à cette femme de pouvoir. Mais cet homme orphelin qui voue un amour inconditionnel pour une mère qu'il n'a jamais connu va découvrir un pan de son passé grâce à Lucrèce. Malheureusement, cette révélation est parsemée de pièges entre le mari jaloux de Lucrèce, le bras droit de celle-ci et tous ceux qui aimeraient faire du tort à cette femme qui a l'air de témoigner un peu trop de tendresse à ce jeune homme.

J'ai été transportée dans cette Venise et cette Florence auprès de personnages très intéressants et qui recèlent chacun de intérêts différents. La relation conflictuelle entre Lucrèce et Gennaro est très intrigante et on attend avec impatience le ressenti du capitaine face à la révélation qui va lui être donné... sauf qu'on ne verra pas ce qu'il en pense (même si on s'en doute) et c'est bien le seul bémol que je trouve à cette pièce. La fin se montre réellement tragique, ce qui colle néanmoins très bien à l'ensemble de l'oeuvre.

Lucrèce Borgia est un personnage captivant. Tiraillée entre son passé de méfaits, elle pense pouvoir se racheter auprès de Gennaro, lui prouver qu'elle peut devenir une femme meilleure. Une femme qui n'a pas besoin de terrasser tous ceux qu'elles perçoit comme des ennemis pour avancer. Malheureusement, ses mauvaises habitudes et sa nature ont l'air de ne pas vouloir disparaître et la mettent dans des situations délicates entre tuer ses rivaux et sauver son capitaine.
 


"GUBETTA
J'ai encore un conseil à vous donner ; c'est de ne point
vous démasquer, on pourrait vous reconnaître.
DONA LUCREZIA
Et que m'importe ? S'ils ne savent pas qui je suis, je n'ai
rien à craindre ; s'ils savent qui je suis, c'est à eux d'avoir
peur."
 
 
CONCLUSION
Une très belle pièce qui met en scène un personnage de pouvoir
 tiraillé entre son amour pour Gennaro et le besoin de faire
 valoir sa puissance par tous les moyens. À lire !
18/20
 
 
 AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

lundi 25 janvier 2016

Fahrenheit 451
 
Ray Bradbury
Folio, SF
2000
1ère édition : 1955
236 pages
Science-Fiction


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.



 
 
"Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste
 de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire." 
 
 
Les livres étant dans cette société devenus interdits, Montag exerce le beau métier de pompier, non pas pour sauver des vies, mais pour détruire la culture littéraire. Nous découvrons une population dénuée d'empathie pour son prochain, sans de réelles envies et de réflexions sur ce qui l'entoure. Le pouvoir régit la vie de ses citoyens et ceux-ci n'ont aucun problème à être dépendants de lui, ce qu'ils n'ont même pas l'air de percevoir. Mais certaines personnes ne comprennent pas ce mode de vie, veulent revenir à une société moins égoïste et plus libre, où chacun a le choix d'être heureux ou pas, et où tout ne leur est pas servi sur un plateau d'argent.

Et après un énième incendie, quelque chose va produire un déclic chez Montag. Est-ce qu'il a déjà pensé par lui-même ? Est-il heureux de vivre cette vie ? Mildred, sa femme, est-elle heureuse à passer ses journées devant des écrans où sont filmés sa famille ? Montag ne comprend plus toute cette folie, comment ils ont pu en arriver là, comment le monde autour de lui peut être plus intéressé par des choses ou des gens qu'ils ne sont pas vraiment là au lieu de tendre la main à celui qui est en face de lui. Il veut pouvoir changer les choses mais ne sait pas encore comme le faire. 


"Qu'as-tu donné à la cité, Montag ?
Des cendres.
Qu'est-ce que les autres se sont donné ?
Le néant."
 
 
 Avec l'aide de Fabre, il va ouvrir peu à peu les yeux sur cette société matérialiste et dénué d'humanisme et va tout faire pour établir un plan. L'évolution de Montag s'est montrée très intéressante. Je m'attendais à davantage d'introduction mais le lecteur rentre rapidement dans le vif du sujet avec la rencontre entre Montag et Clarisse qui est le déclenchement de ce tout. En parallèle du déclic de Montag, on suit brièvement sa femme qui elle est représentée comme le parfait pantin de leur société. Elle ne peut penser par elle-même, se dit heureuse sans en savoir les raisons ou le contexte. L'exaspération que j'ai ressenti pour ce personnage montre que l'auteur a réussi parfaitement à m'impliquer dans ce roman et à me faire prendre position par rapport aux caractéristiques de ce monde qui peuvent pour certains représenter un état embryonnaire de notre société actuelle ou future.


"[...] pour la première fois, je me suis rendu compte que derrière chacun
 de ces livres, il y avait un homme. Un homme qui les avait conçus. [...] Si ça
 se trouve, il a fallu toute une vie à un homme pour mettre certaines de ses
 idées par écrit, observer le monde et la vie autour de lui, et moi j'arrive en deux
 minutes et boum ! tout est fini."
 
 
CONCLUSION
Un agréable moment de lecture avec cette contre-utopie où on
 suit l'évolution de pensée du personnage principal qui veut se
 révolter contre un pouvoir trop omni-présent.
18/20

dimanche 24 janvier 2016

Gloire tardive
 
Arthur Schnitzler
Albin Michel
Février 2016
159 pages
Classique



Edouard Saxberger, un vieux fonctionnaire confit dans une vie de routine, trouve un soir en rentrant chez lui un jeune homme qui l’attend. Il prétend avoir déniché un vieux livre écrit par Saxberger des décennies auparavant. Il brûlait d’envie de faire la connaissance de celui qu’il considère comme un Maître. Saxberger, qui a presque oublié qu’il a un peu écrit dans sa lointaine jeunesse, est surpris, puis amusé. Le jeune homme l’invite à le rejoindre un soir où se réunissent régulièrement ses amis, un cercle de jeunes poètes. Le vieux monsieur est accueilli avec respect et admiration et ne peut bientôt plus se passer de cette ambiance. À ses risques et périls.




"Aussi longtemps qu'on est jeune, on peut éventuellement donner forme à pas
 mal de choses...et plus tard..plus tard, ça passe, on ne sait comment."
 
 
Découvrir une nouvelle traduction d'Arthur Schnitzler, que j'avais découvert deux ans auparavant avec Mademoiselle Else, m'a beaucoup intéressé, surtout au vu du résumé. Je voulais pénétrer dans l'intimité de cet homme, Saxberger, qui va vivre une deuxième jeunesse auprès d'un groupe de jeunes poètes.

Cela fait des dizaines d'années que Saxberger n'a pas repensé à son recueil de poèmes, les Promenades, paru pendant sa jeunesse. Devenu maintenant fonctionnaire, il est surpris de rencontrer Wolfang Meier, adorateur de son oeuvre et envieux de l'ajouter à son cercle d'amis. Saxberger va alors essayer de revivre sa période d'inspiration littéraire auprès de ces jeunes gens inspirés mais encore méconnus.

Mais à côté de cette histoire, je n'ai pas réussi à être bien captivé dû au personnage principal que j'ai trouvé passif, très influençable et parfois pleurnichard. Il attend que les autres fassent les choses à sa place puis ensuite se plaint que ça ne soit pas fait comme il l'entend. À cause de ça, ma lecture a été parfois laborieuse, surtout que les autres personnages sont représentés comme des jeunes écrivains arrogants et antipathiques pour certains. Néanmoins la fin m'a particulièrement plu et la petite révélation est assez drôle si on se réfère à l'ensemble de l’œuvre. 


"Et il lui parut incompréhensible à cet instant que tant de choses profondément
 vécues, tant d'expériences intimes pussent être tout simplement effacées par le cours
 misérable de l'existence, comme si elles n'avaient jamais eu lieu."
 
 
CONCLUSION
Dû au caractère du personnage principal que j'ai trouvé
 exaspérant, je n'ai pas toujours pu apprécier sa nostalgie de ses
 débuts littéraires autour de ses jeunes poètes qui est pourtant 
intéressante.
12/20
 
 
Je remercie Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat. 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

samedi 23 janvier 2016

Le jour où la boîte s'est ouverte
 
Quentin P. Lemarié
Edilivre (ebook)
Juin 2015
80 pages
Policier



Lorsque l’arme numérique connue sous le nom de « Boîte de Pandore » refait surface après avoir disparu pendant trois ans, chaque seconde devient capitale. Dans une course-poursuite haletante, des alliances se forment, des secrets ressurgissent, des masques tombent… Mais faut-il pour autant empêcher son cœur de battre ? Car après tout, aujourd’hui pourrait bien devenir…






 

Appréciant régulièrement me plonger dans des policiers des ou thrillers, lorsque Quentin Lemarié m'a proposé de lire son livre, je n'ai pas hésité face à un résumé qui me donnait très envie et face aussi à son nombre de pages. Le plus souvent, j'apprécie quand l'auteur prend son temps à approfondir son histoire, ses personnages, et lorsque tout est exploité à 100%. Mais il est vrai que ce roman de quatre-vingt pages ne m'a pas du tout déçu, et a changé mon habitude de lecture dans ce genre. Rien n'est précipité, l'auteur a construit son roman de manière à aucune partie ne soit inégale et à la fin on n'en demande pas forcément plus face au bon moment qu'on a passé avec nos deux personnages principaux et leur course contre la montre.

J'ai réussi facilement à apprécier Anaïs et et Peter qui sont facilement identifiables et qui se complètent parfaitement. Ils sont personnellement impliqués dans cette enquête et on en vient nous aussi à vouloir trouver cette boîte de Pandore, et surtout savoir ce qu'elle renferme. Les réflexions apportées par certains personnages dans cette quête de la boîte m'ont beaucoup intéressé. Elles peuvent amener le lecteur à se positionner également sur certains des sujets énoncés (nouvelles technologies, limites de l'homme,...)

Et déjà que j'avais été convaincue par toute cette histoire, l'épilogue n'a pu que me prouver la qualité de ce roman. Intelligeamment écrit et amené, il m'a surprise par sa forme, différente de celle du reste du livre.


CONCLUSION
Une très bonne lecture avec ce court policier drôle, bien
 construit et qui ne souffre pas de précipitations mal venues ou
 d'inégalités dans l'intrigue.
17/20
 


Je remercie encore l'auteur pour ce partenariat.

vendredi 22 janvier 2016

Keleana tome 0,5
Keleana et le Seigneur Pirate
 
Sarah J. Maas
La Martinière (ebook)
Juin 2013
68 pages
Fantasy, Jeunesse
 
Un cœur de glace, une volonté de fer, une aventure haletante de Keleana l'Assassineuse, en avant première de la sortie du livre en septembre.
Combattante exceptionnelle formée dès son plus jeune âge, Keleana Sardothien est la meilleure assassineuse d'Arobyn Hamel, le Roi des Assassins du Nord. Elle est aussi sa protégée et son héritière.
Envoyés en mission, avec son collègue Sam Cortland, à Skull Island auprès de Rolfe Seigneur des Pirates, Keleana apprend qu'il s'agit d'une affaire de traite d'esclave. Ce qui, toute assassineuse qu'elle soit, ne lui plait guère. D'un commun accord avec Sam, ils décident de faire capoter l'affaire mais l'entreprise n'est pas sans risque.
Mais le plus grand danger n'est il pas l'attraction grandissante entre Sam et Keleana à un moment peu opportun ?
 

 
J'avais aperçu cette saga fantasy depuis un petit moment sans jamais réellement avoir envie de la commencer. Mais après l'enthousiasme de nombreux lecteurs et plus particulièrement d'une copinaute qui me l'a grandement recommandé, j'ai voulu commencé par une mise en bouche avec ce préquel de 70 pages.

On découvre alors Keleana, jeune fille de seize pas comme les autres puisque sous les ordres d'Arobyn Hamel, elle est sa meilleure assassineuse. Avec son collègue Sam, ils vont être envoyé en mission à Skull Island pour faire affaire avec le Seigneur des pirates. Si vous mélangez pirates et univers fantasy, je ne peux être que comblée ! Et sans grande surprise, j'ai beaucoup apprécié ce prélude. Ici, il est question d'esclaves, et déjà d'entourloupes, de stratégies et de combats, donc tout est là pour plaire un lecteur lambda de fantasy jeunesse.

On fait la rencontre de cette jeune fille téméraire, arrogante mais bien préparée pour ce monde impitoyable constitué de combats et de meurtres et encerclé majoritairement d'hommes où Keleana va devoir, je suppose, toujours faire ses preuves. Sam se montre plus posé et l'a complète parfaitement. Le duo promet de bonnes choses pour la saga que j'ai maintenant hâte de commencer !



CONCLUSION
Un préquel attirant avec la rencontre de
personnages intéressants qui me donne sérieusement envie
de débuter la saga très rapidement !
 


Si vous voulez découvrir cette courte histoire, elle se trouve
exclusivement en ebook et gratuitement ! Cliquez ici pour
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AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

mardi 19 janvier 2016

Charley Davidson tome 6
Au bord de la sixième tombe
Darynda Jones
Milady, Bit-Lit
Décembre 2014
429 pages
Bit-lit



La plupart des filles y réfléchiraient à deux fois avant de se fiancer à Reyes Farrow… Je ne suis pas comme la plupart des filles. Il est le fils unique du diable et moi une faucheuse en formation accro au café. Ce qui devrait nous rendre incompatibles. Et même ennemis. Mais il est aussi ténébreux, sensuel, sexy à se damner et tout ce dont j’ai jamais rêvé. Et je suis aussi détective privée. Alors quand un fichier du FBI concernant l’enfance de Reyes me tombe entre les mains… je sais que je ne devrais pas l’ouvrir. Sauf que je ne peux pas m’en empêcher. Et ça, c’est une très mauvaise idée !






"J'ai un corps parfait. Il est dans le coffre de ma voiture." 
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les cinq premiers tomes. 
C'est toujours un plaisir de retrouver cette héroïne haute en couleurs, et qui par son humour et sa naïveté réussit à me détendre entièrement et à passer un bon moment. Néanmoins, si j'apprécie toujours les galères dans lesquelles Charley s'embarque et les autres personnages, j'ai trouvé ce sixième tome en-dessous. J'ai eu l'impression qu'il y avait trop d'intrigues secondaires ce qui a fait que je me suis perdue. Ou alors, je les trouvais tellement moins intéressantes que d'habitude, et je me suis perdue. Entre l'enquête familiale qu'on remet à Charley, le plan de rapprocher Obie et Cookie (ce qui est très drôle), cette affaire de menaces, de fantômes, d'enfer,etc... Ça m'a paru parfois indigeste et sans vraiment d'importance.

Malgré tout, je continue d'adorer les personnages secondaires tels que Cookie, Garrett, Quentin et à apprécier davantage Reyes, même si certains de ses agissements me dérangent encore. Je crois que je ne pourrais jamais me faire entièrement à son caractère. Mais il est important pour la suite de l'histoire notamment pour comprendre le but de son arrivée à lui à celle de Charley sur Terre et leur rôle à jouer contre Satan et les démons.

En plus des intrigues moins intéressantes, j'ai été davantage agacée par la trop grande naïveté de Charley pour tout ce qui est devant son nez. Comme dans le tome 3 (ou le 4 ?), pas mal de choses secondaires sont assez prévisibles dû aux indices que nous donnent l'auteur et que Charley ne comprend pas. On a alors une révélation une trentaine de pages plus loin, révélation à laquelle on s'attend malheureusement. J'aimerais qu'elle soit un peu moins à la ramasse car tout le monde a l'air au courant de ses aptitudes sauf...elle-même.


"Tu crois à l'amour au premier regard, ou il faut que je repasse devant toi ?
TEE-SHIRT" 
CONCLUSION
C'est toujours un bonheur de suivre Charley dans ses galères
 même si j'ai trouvé les intrigues de ce tome moins intéressantes
 et lentes. J'attends plus de dynamisme et de révélations pour la
 suite.
16/20
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

vendredi 15 janvier 2016

Les eaux troubles du mojito
et autres belles raisons d'habiter sur terre
 
Philippe Delerm
Éditions Seuil
Août 2015
110 pages
Nouvelle, Contemporain





 

Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on sait qu’elles existent. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage...






 
"À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir.
 Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et
 l’on se venge enfin du carcan de l’adolescence."
 
 
Petit recueil d'une centaine de pages qui m'intriguait depuis pas mal de temps, j'ai décidais de le découvrir pendant les fêtes de Noël, et même si rien à voir avec la magie de Noël, l'hiver, la neige,etc... Ces petites histoires sont toutes assez joyeuses et m'ont fait pas mal de bien.

Constituées de deux pages en moyenne, l'auteur nous présente des histoires brèves, des moments simples de la vie qui peuvent nous donner de bonnes raisons d'aimer la vie. Entre manger une bonne pastèque, aller à un concert, regarder un enfant lire, tout est bon pour ressentir un sentiment de bonheur et de bien-être dans votre quotidien. Donc des instants anodins qui peuvent malgré tout vous rendre heureux.

C'est le pari que l'auteur se donne avec ce nouveau roman et il le réussit plutôt bien. Chacun peut se sentir concerné par la majorité de ces petites histoires, néanmoins certaines ne m'ont pas touché par le décalage sûrement de génération ou d'une sensibilité différente. Et même si j'ai bien apprécié le court format de ces nouvelles, j'aurais préféré qu'elles soient quelques fois davantage étoffés, certainement moins légères et qui amènent à de vraies réflexions (ce qui n'est pas le but, j'en conviens, de ce livre).


"Souvenons-nous du présent. Vivons dans le présent. Avec le sentiment
 que c'est presque impossible."
 
 
CONCLUSION
Un recueil intéressant et délicieux par ces instants brefs de
 bonheur attrapés au vol dans des moments dits quotidiens.
15/20

mardi 12 janvier 2016

Juste une ombre
 
Karine Giebel
Pocket
2013
1ère édition : 2012
606 pages
Thriller



 
D'abord, c'est une silhouette, un soir, dans la rue...
Un face-à-face avec la mort.
Ensuite, c'est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver.
Bientôt, une obsession. Qui ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule.
Juste une ombre. Qui s'étend sur ta vie et s'en empare à jamais.
Tu lui appartiens, il est déjà trop tard...








"Gamin, il aimait arracher les ailes des papillons. Aimait
les regarder ensuite, collés au sol, se débattre et
agoniser lentement. Devenu un homme, il s’est mis à
arracher celles des anges."
 
 
 
Karine Giebel m'avait déjà parfaitement conquise avec son roman Les Morsures de l'ombre qui avait su allier noirceur et folie, et je ne suis en rien déçue avec celui-ci. Juste une ombre se révèle également être un incroyable thriller psychologique qu'on ne peut pas lâcher.

Cloé, une femme indépendante, avec un bon boulot, une meilleure amie, un amant à ses pieds, une vie qui lui plaît en tous points. Jusqu'à ce que l'Ombre entre dans sa vie pour ne jamais en ressortir. Depuis qu'un homme l'a effrayé une nuit en ville, Cloé a l'impression de le voir partout. Dans la rue, chez elle, dans sa chambre lorsqu'elle dort. Elle va bientôt se retrouver peu à peu seule face à ses démons car personne ne veut croire à ses histoires que son entourage perçoit comme de la paranoïa. Car l'Ombre ne laisse aucune trace de son passage et fait tout pour rendre folle sa victime.

La force de Karine Giebel, comme d'autres auteurs de thriller, est de réussir à captiver son lecteur dès les premières pages. Et jusqu'à la dernière page, on va se retrouver aspiré dans l'enfer que vit cette jeune femme. Comme celui d'Alexandre, commandant de police qui a du mal à se raccrocher à la vie dû à sa vie personnelle. Deux personnages pas forcément attachants au départ, un flic grande gueule qui peut paraître effrayant, et une femme hautaine qui utilise son entourage à sa guise, mais qui ensemble, et même dans leur propre solitude, se révèlent profondément humains. Deux âmes perdus qui se rencontrent et veulent s'aider à remonter à la surface.

Même si je ne comprenais pas au départ le rapport entre ces deux histoires, la rencontre se fait au final au bon moment, pas trop vite et ne se fait pas non plus trop attendre. La détresse de Cloé est réellement palpable comme sa solitude face au monde qui ne la croit pas. Il y a des moments où elle flanche, où elle se croit folle, puis lorsqu'elle reprend le contrôle, elle retrouve sa force. Oui, mais jusqu'à quand ? Et puis n'est-elle pas vraiment folle comme le pense son entourage ? Cette question est restée pour moi en suspens jusqu'à la fin, une des raisons pour lesquelles je suis restée scotchée à ce livre.

Et la fin m'a littéralement glacée le sang. L'auteur n'hésite pas à plonger son lecteur dans l'eau glacée sans moyens de se cramponner à quelque objet. Je suis restée sans voix, attendant la sentence finale, la résolution de toute cette histoire qui ne m'a pas du tout déçue, et qui m'a même beaucoup plu. Ce thriller a réussi à m'effrayer, à me captiver, à m'émouvoir et à me faire même quelque fois rire par le caractère d'Alexandre surtout.
 


"Cloé sait que l’Ombre existe bel et bien. Mais elle sait
aussi qu’elle amrche sur un fil ténu, funambule sans
filet. Et qu’au moindre mouvement brusque elle pourrait
basculer dans le vie. Là où la raison et l’ordre n’existent
plus.
Là où l’Ombre règne en maître."
 
 
CONCLUSION
Un thriller que je conseille sans aucune
hésitation. Que de bons ingrédients qui en fait un polar
incroyablement intriguant et glaçant pas sa force
psychologique.
19/20
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

jeudi 7 janvier 2016

La vie peu ordinaire selon Madeleine Lenoir
 
Vincent Martorell
Neobooks
Décembre 2014
178 pages
Contemporain




Madeleine a dix-neuf ans lorsqu'elle perd ses parents. Elle est alors prise en charge par son oncle et sa tante, marchands de vins et de spiritueux, non loin des abattoirs de La Villette. C'est le point de départ d'une vie hors du commun. Dans le Paris des années 20, elle pose pour Modigliani, se lie d'amitié avec Soutine et le sculpteur Alfred Boucher. Elle côtoie également Cocteau et Picasso. Puis elle découvre l'Amérique d'Edward Hopper, la Factory d'Andy Warhol et les concerts mythiques de Woodstock. Le 26 décembre 1999, la tempête Lothar menace une bonne partie de l'Europe. Dans la maison de ses parents au Havre, Madeleine se souvient...





Après avoir lu et beaucoup apprécié La Théorie du papillon et La Maison jaune, j'ai été agréablement surprise par cet autre roman de l'auteur qui m'a grandement plu. L'histoire de cette adolescente issue d'une famille aisée, qui après la perte de ses parents, va vivre une vie exténuante chez sa famille pour ensuite s'enfuir et découvrir les plaisirs de la vie entre rencontres enrichissantes et artistiques qui vont l'aider à se révéler.


J'ai été vite transportée dans ce XXème siècle parisien, où les artistes en tout genre fluctuent et font vivre quelque peu la capitale. Madeleine va prendre part à cette vie remplie de voyages, de passions et de l'amour de l'art. Après ce qu'elle a vécu auprès de sa famille et par l'époque dont elle est issue, on ne peut être que surpris par son indépendance et son courage qui va l'a guider tout au long de sa vie.

Le style d'écriture est toujours aussi agréable à lire et m'a donné envie à chaque fois de tourner une nouvelle page de la vie de cette femme peu ordinaire. Il retranscrit très bien l'atmosphère donnée à cette époque et la vie pleine de rebondissements de cette femme m'a beaucoup intéressée. 


CONCLUSION
Un roman captivante sur la vie pleine de rebondissements d'une
 femme du XXème siècle qui pourrait faire beaucoup d'envieux.
17/20
 
 
 
Merci une nouvelle fois à Vincent Martorell pour ce partenariat. 
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

mardi 5 janvier 2016

The book of Ivy tome 2
The revolution of Ivy
 
Amy Engel
Lumen
5 Novembre 2015
322 pages
Dystopie, Jeunesse

 


J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler et d'attendre que la faim et la soif est raison de moi. Mais je refuse d'abandonner. Il est temps pour moi d'agir, enfin. Et au-delà de la barrière, l'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un
abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ? Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.






"Sur tant de points, je suis plus forte qu'au moment de mon expulsion. Pourtant mon
 coeur s'est recroquevillé sur lui-même, sans arrêt sur ses gardes. Je suis capable
 de survivre ici, je le sais. La véritable question, c'est : Ai-je la force de vraiment vivre ?" 
 
 
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu le premier tome. 
 
Ayant beaucoup apprécié Ivy et Bishop dans le premier tome, j'ai voulu finir l'année avec la suite et dernier tome de ce diptyque. Après sa décision forte de conséquences, Ivy se retrouve dans un nouvel environnement avec de nouveaux personnages. Et si j'ai aimé cet aspect de l'histoire, certaines choses m'ont néanmoins dérangé.

Un premier tome sert généralement à poser les bases de l'histoire en présentant les personnages et l'univers, la suite doit alors se montrer plus dynamique, avec un peu plus d'actions, surtout lorsqu'il est question d'une saga fantastique. Malheureusement, la première partie de ce deuxième tome m'a paru quelques fois lente et avec peu d'intérêt. Je m'attendais cette fois-ci à rentrer immédiatement dans l'action, ce qui n'a pas été le cas.

Je suis néanmoins contente de compter deux nouveaux personnages, Ash et Caleb, qui se montrent sympathiques et attachants. Ça agrandit le cercle, l'intrigue du premier tome se reposant essentiellement sur Ivy et Bishop. J'ai justement attendue avec impatience les retrouvailles entre ces deux personnages, il est vrai qu'avant cet événement, pratiquement rien ne m'a captivé. Mais ensuite, on retrouve toutefois l'entrain, à l'instar du premier tome, à suivre les aventures de nos jeunes héros. Ils doivent faire des choix complexes qui vont conditionner leur vie future et évoluent d'une façon intéressante. Je ne m'attendais pas vraiment à ce final et j'en suis contente. Tout n'est pas totalement prévisible et on se laisse entraîner dans cette aventure. 


"Et je le comprends mieux que jamais, aimer quelqu'un sera toujours comme voler :
 le saut impensable, la peur de tomber, l'exaltation qui fait gonfler le cœur..." 
 
 
CONCLUSION
Un deuxième tome un peu en-dessous de celui d'avant dû à une
 première partie assez lente. Mais il arrive à tenir ses promesses
 et à nous donner envie de retrouver les personnages que l'on a
 adoré découvrir dans le premier tome.
16/20


AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

dimanche 3 janvier 2016

Legend tome 3
Champion
 
Marie Lu
Castelmore
2014
448 pages
Dystopie, Jeunesse



June et Day ont tout sacrifié pour la République.
Leur pays est à l'aube d'une renaissance... jusqu'au jour où un nouveau virus, plus dangereux que tous les précédents, déclenche une vague de panique à la frontière ennemie. La guerre menace d'éclater.
June est la seule à détenir la clé pour défendre sa patrie. Mais sauver la vie de milliers de personnes suppose un sacrifice terrible, pour elle comme pour celui qu'elle aime.










"Je hurle pour tout ce qui ne s'est pas passé comme prévu. Je hurle
 pour tout ce qui s'est brisé dans nos vies."
 
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes. 
 
Après la révolte qu'ils ont crée, Day et June souhaitent participer à la renaissance de la République avec à sa tête Anden, l'Elector. Day se retrouve aux premières loges de la guerre qui commence entre son peuple et celui des Colonies et June devient une des personnes les plus imminentes du gouvernement. Mais après tout ce qu'ils ont sacrifié, quel est le bon camp ? Ils ne cessent de se le demander.

Après deux tomes qui m'ont laissé un plaisant souvenir avec néanmoins beaucoup de points dérangeants, je peux dire que j'ai préféré ce dernier tome. L'action a été pour moi plus prenante, il y a moins de réflexions sur les sentiments amoureux des uns et des autres, et j'ai trouvé les personnages moins agaçants notamment Day. Il se laisse peut-être moins envahir par les sentiments qu'il a pour June pour penser d'abord à sa famille et à sa survie. Quand à June, c'est vraiment le personnage que je retiendrais de cette trilogie, celle qui m'a le plus étonnée et plu par son courage, sa détermination et son expérience (qui quelques fois reste peu crédible face à son âge). Les personnages secondaires comme Anden et Eden s'en sortent très bien et arrivent à avoir une place à part entière à côté des deux héros principaux.

J'ai apprécié découvrir plus en détails la politique de ce gouvernement en le comparant à celui de l'Alaska et d'autres présentés dans ce tome. On peut suivre les débats politiques, les supposées alliances,etc... En pleine guerre, les négociations se montrent difficiles et les actes de tous les partis se révèlent très importants pour la suite des événements. 

Je reste néanmoins encore sur mon avis de départ, trop de facilités et d'incohérences. Mais ce tome se montre plus intriguant et intéressant par sa construction, et je dis bravo pour l'épilogue qui a réussi à presque me réconcilier avec la saga toute entière. Il est pour moi le meilleur moment de cette trilogie, et malgré ce que j'ai pu en dire, je suis contente de l'avoir découverte. 


"C'est un garçon plein de lumière, de rires et de vie ; plein de chagrin,
 de colère et de passion. C'est un garçon dont le destin est lié au mien, à jamais."
 
 
CONCLUSION
Une bonne conclusion qui me réconcilie un peu avec les deux
 premiers tomes. Ce dernier tome s'intéresse davantage à la
 politique de la République et sa place auprès des autres
 gouvernement et celui des Colonies, ce que j'ai beaucoup
 apprécié.
17/20

AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

samedi 2 janvier 2016

Mon TOP 3 :

               
La Passe-miroir : Les disparus du Clairdelune tome 2 de Christelle Dabos (partenariat Babelio) 20/20
Rage de Stephen King 20/20
L'apparence de la chair de Gilles Caillot 18/20

Mes autres livres lus :

Legend : Champion tome 3 de Marie Lu 17/20
La vie peu ordinaire de Madeleine Lenoir de Vincent Martorell 17/20

The book of Ivy : The revolution of Ivy tome 2 d'Amy Engel 16/20
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda 13/20

Mes acquisitions :
 
Mon prévisionnel :
 Corniche Kennedy de Maylis de Kerangal
Charley Davidson : Au bord de la sixième tombe tome 6 de Darynda Jones
Le Haut livre du Graal
Juste une ombre de Karine Giebel