jeudi 25 février 2016

Le trône de fer intégrale 4
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les précédents tomes.
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver :
par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant
de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des
rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer.
Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront
indemnes.
 
 
 
LE CHAOS TOME 10 
 
 
Une nouvelle intégrale avec en majorité de nouveaux points de vue ! À part Sansa, Arya, Jaime et Samwell, l'auteur nous offre dans ce tome la narration de personnages plus secondaires mais aussi de nouveaux. On peut alors davantage découvrir, à mon plus grand plaisir, l'esprit possessif et implacable de Cersei et celui loyal de Brienne. Ces deux femmes sont des protagonistes très intéressants et je suis contente de les connaître davantage et de suivre leurs aventures. Nous visitons également un nouvel endroit, Dorne, où les Aspics des sables, filles bâtardes d'Oberyn Martell, veulent venger leur père, et les Îles de Fer où la succession après la mort de Balon Greyjoy est complexe.

Après les événements du précédant tome qui était loin d'être calme, j'avais hâte de découvrir comment les personnages allaient s'en sortir et notamment la manière dont les Lannister allaient réussir à garder le pouvoir après la mort du membre le plus puissant de leur famille, Tywin Lannister. Cersei essaye à tout prix de garder les rênes tout en éloignant les Tyrell, dangereux pour le maintien de son titre de reine-mère, et en détériorant peu à peu sa relation avec Jaime. Le problème, c'est qu'il n'y a que cette partie qui m'a vraiment intéressé (avec également les deux nouveaux environnements dont j'ai parlé au-dessus).

Après ce qui arrive à Sansa, Arya, Jon et Tyrion à la fin du neuvième tome, je voulais savoir ce qui allait se produire ensuite. Mais je me suis retrouvé pour la plupart sans réponse, ou alors sans vraiment d'évolution. Ce tome est lent et dénué d'action. Il ne se passe pas grand chose, et en privilégiant ces nouveaux points de vue, ceux des principaux personnages de la saga restent au point mort. Donc, j'espère davantage de nouveautés et d'intrigues pour le prochain tome.



"Plus tu donnes à un roi, plus s'accroissent ses exigences. Nous marchons
sur un pont de glace entre deux abîmes. Faire plaisir à un seul roi n'est
déjà pas facile, en contenter deux confine à l'impossible."
 
 
 
LES SABLES DE DORNE TOME 11 
 
 
Bon, je commence vraiment à me demander l'intérêt de cette intégrale, à part rajouter toujours plus de longueurs. Moi qui était contente de découvrir de nouveaux points de vue, je me suis profondément ennuyée. On ne sait pas ce qui advient des personnages principaux de la saga, à part une apparition d'Arya et de Sansa, et certains nouveaux points de vue sont inintéressants. Quel est le but de l'auteur avec Brienne à part la faire errer sans fin et sans réel but ? Quel est le véritable enjeu de l'intrigue sur Arya ? Car je ne comprends absolument pas où Martin veut en venir, et en plus ça m'ennuie.

Ce ne sera pas la première fois que je le dis, mais les titres français des tomes sont vraiment en décalage. Les sables de Dorne, sérieusement ? UN seul chapitre sur cette partie. Ce tome aurait plutôt dû s'appeler Le règne des Lannister ou quelque chose dans ce goût car ici, on suit principalement Cersei et Jaime, une qui essaye de s'entourer d'un conseil dont elle peut avoir la main-mise et de piéger la nouvelle reine, l'autre qui essaye de regagner son statut de chevalier tout en se prenant sans cesse des piques de la part de sa sœur. Moi qui adorait détester Cersei, depuis qu'on peut la suivre personnellement, je m'en suis beaucoup détachée face à sa paranoïa excessive par rapport à Tyrion, et son envie irrépressible d'écraser tous ceux qui se trouvent dans son champ de vision. Elle en devient parfois un peu pathétique mais j'espère qu'elle va retrouver toute sa magnificence à mes yeux.

Donc, tout ce que j'ai réussi à apprécier dans ce tome sont les chapitres avec Jaime, que j'adore, que ce soit pour son caractère fort et ironique ou pour sa reconstruction psychologique et physique depuis la perte de sa main, puis l'intrigue sur les Îles de Fer qui m'a captivé. Je suis contente que l'auteur s'intéresse enfin aux "seiches" et à leurs conflits d'intérêt pour le nouveau roi du trône de Grès suite à la mort de Balon Greyjoy.



"Dans le jeu des trônes, même les pièces les plus humbles peuvent avoir
des volontés de leur propre cru. Elles refusent quelquefois
d'accomplir les mouvements que l'on a programmés pour elles."
 
 
 
UN FESTIN POUR LES CORBEAUX TOME 12 
 
 
Malgré mon amour pour la saga, j'avais vraiment hâte de finir cette intégrale pour passer à autre chose. Même si j'ai préféré ce tome au précédant, je reste tout de même sur ma faim depuis le début de cette intégrale. Je comprends le choix de l'auteur de ne pas mélanger tous les points de vue pour ne pas produire un effet brouillon mais le fait est là : je me suis beaucoup ennuyée pendant ma lecture.

Les deux personnages réellement mis en avant sont toujours Cersei et Jaime. La première est toujours obsédée à faire tomber Margaery, nouvelle reine qui, selon la reine-mère, pourrait courir à sa perte. Seulement, elle est tellement prête à tout qu'elle ne fait aucune attention aux conséquences de ses actes et aux coups de bâton qui pourraient lui retomber dessus. Jaime s'occupe de son côté du territoire de Vivesaigues en tentant de l'extirper des mains de la famille Tully afin de le donner aux Frey, tout en punissant ceux de cette famille qui ont participé aux Noces Pourpres. Il tient un rôle difficile, et j'ai été contente de le retrouver loin de la cour, et surtout loin de sa sœur, et de le voir prendre les rênes.

Brienne a réussi à davantage m'intéresser ici, surtout à la fin du tome. Elle m'a fait quelques frayeurs et j'ai très envie de découvrir la suite de ses aventures. Certaines morts présumées dans cette intégrale ou à la toute fin de la précédente ne seraient apparemment pas fortuites et laisseraient place à de grands moments par la suite. Tout ce que je veux maintenant, c'est retrouver Tyrion, Jon, Davos et Stannis, davantage d'Arya et de Sansa, etc... Bref, savoir enfin ce qui est arrivé à tous ces personnages au cœur de la saga.
 


"Avec un arbre pour potence, tous les hommes sont frères."
 
 
 
CONCLUSION
En-dessous des trois premières, cette intégrale a voulu
être différente avec de nouveaux points de vue et
paysages alléchants mais dû à ce choix, les intrigues
principales de la saga sont absentes et celles
proposées n'avancent pas assez vite et nous donnent
droit à de nombreuses longueurs.
 
 

AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

lundi 22 février 2016

Charley Davidson : Sept tombes et pas de corps tome 7
ATTENTION, SPOILER SI VOUS N'AVEZ PAS LU LES TOMES PRÉCÉDENTS
Douze chiens de l'enfer se sont échappés. Leur but : tuer Charley Davidson,
faucheuse hors du commun et détective privée à ses heures, et rapporter
son cadavre à Satan. Mais la jeune femme a d'autres problèmes, comme
son père disparu alors qu'il menait une enquête des plus étranges. Ou encore
une ex-meilleure amie qui la hante nuit et jour, une épidémie de suicides
qui laisse les autorités perplexe et un fiancé sexy à mourir qui s'est attiré les
faveurs d'une célébrité locale... Le moins qu'on puisse dire c'est que Charley
ne passe pas la meilleure semaine de sa vie.
AVIS 
Après ma (petite) déception pour le tome précédant, j'ai apprécié retrouver Charley dans cette nouvelle aventure aux côtés principalement de Reyes, Cookie et Osh, nouveau personnage depuis le tome 6 qui s'intègre parfaitement à la bande. Les prémices de la bataille contre la Faucheuse et ses alliés et Satan prennent le pas sur les enquêtes policières, ce qui n'est pas pour me déplaire. Au moins, contrairement au sixième tome, l'intrigue avance et nous donne encore de bons moments de rigolade et d'actions.
Alors que Charley se pliait déjà en quatre pour secourir tout le monde, elle va devoir faire maintenant davantage attention à elle depuis l'arrivée de Pépin, qui va être, d'après la prophétie, celui qui vaincra Satan. Mais Charley n'arrête pas pour autant de se retrouver dans des situations abracadabrantes et dangereuses pour notre plus grand plaisir. Notre héroïne casse-cou reste toujours aussi originale et rafraîchissante tout en devenant progressivement plus mature par son nouveau mode de vie avec Reyes et leur avenir. Celui-ci se montre très protecteur avec notre héroïne, parfois même trop directif, mais reste toujours à ses côtés pour assurer ses arrières. Osh est un personnage intéressant, qui j'espère, sera présent encore longtemps car je m'attends à une relation intéressante entre lui et Charley. Swopes est un peu moins présent depuis deux tomes, mais vu les événements de ce tome qui le concernent, on devrait le voir davantage par la suite.
Comme je l'ai dit, les enquêtes, que j'adore, sont mises davantage en second plan pour pouvoir exploiter au maximum les scènes où Charley découvre peu à peu l'étendue toujours plus grande de ses pouvoirs, ceux de Reyes, leur rôle à jouer à tous les deux et leur plan pour détruire les démons à leurs trousses. J'ai vraiment hâte de me plonger dans le huitième tome pour découvrir la manière dont ils vont se débarrasser des chiens de l'enfer et leur plan pour sauver la terre et leurs vies. 
"Ne m’entraîne pas vers la tentation. Suis moi,
plutôt, je connais un raccourci!
TEE-SHIRT."
CONCLUSION
Un tome bien meilleur que le précédant, avec toujours
les mêmes ingrédient qui nous font passer un agréable
moment avec cette héroïne fraîche et hilarante et des
personnages secondaires bien exploités.
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

samedi 20 février 2016

Corniche Kennedy
Le temps d'un été, quelques adolescents désœuvrés défient les lois de la
gravitation en plongeant le long de la corniche Kennedy. Derrière ses
jumelles, un commissaire, chargé de la surveillance de cette zone du
littoral, les observe. Entre tolérance zéro et goût de l'interdit, les
choses vont s'envenimer...
 
 
AVIS 
 
"ils mélangent leurs présences physiques et aléatoires, entremêlent leur force,
 s'agencent et se combinent sans même se toucher ; sont comme les fauves qui se
 cherchent dans le bruissement des clairières tropicales : leurs corps sont leur
 messager, leurs mouvements leur porte-parole."
 
 
Après mon coup de cœur de l'été pour Réparer les vivants, je me suis dit qu'il serait plaisant de découvrir davantage l'auteur avec en premier lieu ce livre-ci. Et si les premières pages ont été un peu laborieuses par l'originalité de l'écriture, j'ai ensuite été complètement charmée une nouvelle fois par e style de l'auteur, la poésie de ces phrases, et de cette histoire où ressort beaucoup d'humanité.
 
L'été, une bande d'adolescents aime prendre des risques et se sentir invincibles en sautant de la Corniche Kennedy. Seulement, ce coin interdit pour ses sauts est surveillé notamment par Sylvestre Opéra, qui au départ se montre plutôt passif mais qui va bientôt déclarer une bataille entre ces jeunes et les forces de police. Les jeunes veulent vivre, leurs adversaires ne veulent pas qu'ils meurent. Avec ce livre, on découvre le désir d'interdit et de liberté de jeunes gens qui n'ont, pour la majorité, peu de structure familiale. Mais l'auteur ne fait pas l'erreur de nous présenter uniquement des personnages défavorisés, ce qui pourrait pour certains lecteurs expliquaient sans doute leurs agissements. Dans ce groupe, il y a aussi Eddy, le chef de la bande, qui ne manque pas de grand chose mais doit faire face à des problèmes familiaux, et la nouvelle, Suzanne, issue des beaux quartiers. Tous ensemble, ils vont tout faire pour réussir à faire entendre leur voix et leur envie de liberté et d'être débarrassés de leur environnement incomplet. 
 
 
"se mettre en danger sans même y penser, ne voir
dans toute prise de risque que la promesse d'une
intensité nouvelle, vivre plus fort, rien d'autre."
 
 
 
La première partie ne manque de rien pour moi. L'auteur présente la bande, mettant en avant Eddy, Suzanne et Mario, gamin de treize ans avec un père en prison et une femme fatiguée. J'ai été transportée par la beauté des mots qui s'alternent et qui nous plonge dans une histoire pas des plus palpitantes mais qui en fait ressortir, comme dans Réparer les vivants, l'humain. La deuxième partie du livre m'a un peu moins plu, passant à quelque chose de complètement différent et que j'ai trouvé parfois brouillon. Cette partie entre les forces de l'ordre et les adolescents reste néanmoins intéressante à lire. Mais j'aurais peut-être préféré qu'on reste dans ce lieu de danger et de beauté, la Corniche Kennedy. 
 
 
"Ils prennent leur respiration, décomptent les secondes, trois, deux,
un... go !, se précipitent alors dans le ciel, dans la mer, dans toutes
les profondeurs possibles, et quand ils sont dans l'air, hurlent ensemble,
un même cri, accueillis soudain plus vivants et plus vaste que le monde."
 
 
CONCLUSION
Un livre qui ne regorge pas d'action mais qui par le style
original de l'auteur nous fait passer un bon moment et
arrive à nous faire ressentir les émotions de ses
personnages.
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

vendredi 12 février 2016

L'Étranger
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le
silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation
que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux.
Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le
président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur
une place publique au nom du peuple français...
 
 
AVIS 
 
"On se fait toujours des idées exagérées de ce qu'on ne connaît pas."
 
 
Après avoir lu il n'y a pas longtemps La Chute, j'ai souhaité lire le premier roman de cet auteur reconnu et dont la plume m'avait déjà séduite. Et avec ce livre, je dois dire que je ne sais pas trop où me situer. J'ai apprécié l'histoire, le style, l'environnement mais je n'ai pas été complètement ancrée dans ma lecture, sans en savoir la raison. Meursault vit en Algérie française où il apprendre la mort de sa mère qu'il nous révèle dès une première phrase particulière et très connue dans la littérature contemporaine : 


"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas." 
 
 
Cela donne directement le ton du livre et le caractère quelque peu passif et absurde du personnage principal qui laisse glisser sur lui les événements de sa vie. Il n'a l'air de ne posséder aucune force profonde, aucun sentiment qui pourrait l'écraser vu son retrait avec son environnement. Donc pour la mort de sa mère et l'événement qui régit la deuxième partie le roman, il n'a pas l'air de se sentir impliqué alors qu'il est en première ligne. Et c'est sûrement ce comportement qui m'a déstabilisé au départ. Il n'aspire à rien, n'est ni malheureux ni heureux et n'a pas l'air d'être réellement dérangé par cette réalité.

Et ses proches ne semblent pas non plus s'en préoccuper plus que de raison. Ils prennent les décisions à sa place sans chercher forcément à entendre la propre voix de Meursault à force de l'habitude je pense.

Le style de Camus m'a encore une fois beaucoup plu et m'incite à lire encore plus de ses ouvrages. Son roman s'inscrit parfaitement dans le genre absurde où l'homme est en décalage avec son expérience de la vie. Le personnage ne comprend plus alors le sens de sa propre existence mais aussi celui du monde. 


"Je n'étais pas trop malheureux. Toute la question, encore une fois, était de tuer le temps. J'ai fini par ne plus m'ennuyer du tout à partir de l'instant où j'ai appris à me souvenir."
 
 
CONCLUSION
Un roman qui m'a parfois déstabilisé par l'absurde qui en
 découle par l'intermédiaire du personnage principal, mais qui
 m'a au fil des pages beaucoup plu. Un livre important de la
 littérature française à lire !
 
 
AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

mardi 9 février 2016

Keleana : L'Assassineuse tome 1
Le royaume d’Adarlan, d’où toute magie a été bannie, est gouverné d’une main
ferme par un roi tyrannique. Keleana, membre des Assassins et opposée au
pouvoir du roi, est emprisonnée dans les mines de sel d’Endovier depuis plus
d’un an. Pour gagner sa liberté, Keleana doit représenter le prince Dorian
dans un tournoi à mort dont l’unique survivant devra servir le roi pendant 4 ans.
Mais les concurrents sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour
venir. Manifestement, d’obscures forces magiques ressurgissent et la jeune
Assassineuse va devoir leur faire face… Heureusement, elle pourra compter sur
l’aide de deux hommes : son entraîneur, le beau capitaine Chaol, et le
prince Dorian en personne, qui sont tous deux tombés amoureux d’elle. Et
dont les charmes ne la laissent pas indifférente…
 
 
AVIS 
 
 
"La liberté ou la mort étaient assises à cette table. Son
passé et son avenir siégeaient sur un trône de verre..."



Partant très confiante pour cette nouvelle aventure au sein même de la cour du roi d'Adarlan avec l'assassineuse la plus réputée du royaume, je dois dire que j'ai été assez déçue... J'ai réussi à apprécier ma lecture, mais malheureusement, ça n'a pas été au niveau de ce à quoi je m'attendais.

Après avoir passé un an emprisonnée dans les mines d'Endovier, Keleana, la célèbre et meilleure assasineuse du clan d'Arobyn Hamel, est enfin libre. Ou presque. Hélas, la jeune fille n'a pas fini de servir de larbin aux plus hauts placés du royaume. Afin de survivre, Keleana va devoir participer à un tournoi pour devenir le champion du roi pendant quatre ans. Elle est alors recrutée par Dorian, le fils du roi, et amenée à la cour sous une fausse identité. Aidée de Chaol, qui, au départ, ne l'a porte pas dans son coeur, Nehemia et Dorian, elle va devoir se remettre à niveau pour être celle qui restera à la fin du tournoi.

Oui, mais voilà où est mon problème. Avec le résumé du premier tome, on nous promet une assasineuse experte, minutieuse et incisive, et au fil de ma lecture, j'ai eu l'impression qu'il y avait eu erreur sur la marchandise. Alors oui, je suis d'accord, elle doit se remettre de la torture et du travail de forçat qu'elle a du endurer pendant un an mais, avec cette ambiance de cour, cette jeune fille, et le triangle amoureux qui se profile (tuez-moi..), je me croyais retomber tout droit dans La Sélection avec America, Maxon et Aspen. Entre son amour pour les robes, les bals, les garçons, et les broutilles avec ses "rivales", je me suis vraiment demandée si on était encore dans un univers de fantasy. Alors oui c'est de la jeunesse, mais tout de même. J'aurais voulu découvrir une meurtrière un peu moins frivole et adolescente.
 


"- À quoi bon avoir une cervelle si ce n'est pour juger par
soi-même ? - À quoi bon avoir un coeur si ce n'est pour
épargner ceux que la dureté de vos jugements pourrait
blesser ?"
 
 
 
Pour les autre personnages, je n'ai pas eu de problème. J'espère juste que Dorian et Chaol vont prendre par la suite un peu plus d'importance et ne vont pas seulement être présents pour que Keleana puisse faire la girouette entre les deux, surtout que leur amitié pourrait être intéressante explorer. J'ai personnellement plus accroché avec Dorian pour le moment, étant davantage mis en avant, et pour ses opinions assez tranchés sur la vie de cour et sur le pouvoir qu'il devrait lui être attribué dans le futur. J'ai eu de nombreux doutes sur Nehemia, je ne savais pas si notre jeune héroïne pouvait lui faire confiance, et pour cela, je trouve que l'auteur s'est bien débrouillé dans la construction de son intrigue.

Pour ce qui est des mystérieuses morts des rivaux de Keleana, j'ai trouvé que c'était assez secondaire malheureusement face à la remise en forme de notre héroïne et de l'évolution des relations qu'elle entretient avec les trois personnages proches d'elle. Le coupable est assez prévisible, mais ça n'a néanmoins pas affadi ma lecture. Bon tout n'est pas mauvais évidemment. Avec Keleana qui reprend toutes ses forces, la réapparition de la magie qui est interdite dans le royaume,etc... je pense que je vais davantage apprécier le deuxième tome que j'ai hâte de découvrir malgré mon avis mitigé sur ce premier tome.
 


"Je m'appelle Keleana Sardothien, chuchota-t-elle, mais
peu importe que mon nom soit Keleana, Lilian ou Salope
: Quel que soit celui que tu me donneras, je te battrai
toujours."
 
 
CONCLUSION
Je suis assez mitigée par ce premier tome m'attendant à
rencontrer une tueuse sans remords et sans craintes et
je suis tombée sur une jeune fille frivole dans un univers
de cour et apeurée. Mais il y a beaucoup de potentiels
du côté de personnages et de l'univers magique donc j'ai
malgré tout envie de continuer cette saga.
 
 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA 

samedi 6 février 2016

S'amuser au Moyen Âge
Du haut en bas de l'échelle sociale, à la ville comme à la campagne, l'homme
médiéval pratique une foule de distractions. Les nobles chassent, assistent aux
fêtes de cour ou aux tournois, lisent, font de la musique, festoient. Les autres,
paysans, bourgeois et même prêtres, participent à d'innombrables fêtes
dont l'Église cherche à limiter les <<débordements>> et à codifier les résurgences
païennes. Tous boivent ferme, pratiquent le sport et les jeux de société,
fréquentent les bains publics...
 
 
AVIS 
 
Lorsque j'ai vu cet essai dans la Masse Critique de Babelio, je n'ai pas hésité longtemps. Découvrant peu à peu cette époque plus en profondeur grâce notamment à la littérature arthurienne mais sur les croisades, j'avais envie de découvrir un autre aspect de la vie du Moyen-Âge : leurs "passe-temps", les moments où ils ne doivent pas travailler.
 
Ce livre historique se découpe en plusieurs parties, où on peut premièrement découvrir les activités et festivités au long de l'année, puis l'importance de la chasse et de la pêche, celle des activités liées au plaisir du corps ou à celui de l'esprit,etc... Cet essai est très bien construit et documenté. Le but n'est pas de produire une chronologie des amusements du Moyen-Âge, ce qui n'est pas forcément faisable dû à sa trop grande période (du Vème au XVème siècle) et au manque d'informations sur ce sujet.
 
Néanmoins, cet essai est très bien détaillé et alimenté. Il est également parsemé d'extraits de textes de "lois" ou encore de textes littéraires comme Le Roman de la Rose qui apportent beaucoup à cet ouvrage, si on se débrouille en ancien français. Car, et c'est le seul bémol à mon avis, ce livre peut paraître parfois difficile pour des novices du Moyen-Âge et de la langue utilisée, quelque peu différente du français moderne. Les extraits m'ont été parfois difficiles à déchiffrer, alors que je travaille déjà avec quelques textes en ancien français pour mes études. Il aurait été fortuit de rajouter quelques explications sur ces exemples littéraires apportés pour que le lecteur comprenne parfaitement la raison de cet extrait en particulier. 
 
 
Merci à Babelio et aux éditions Tallandier pour ce partenariat. 
 
 
CONCLUSION
Un bel ouvrage où j'ai appris de nombreuses choses sur la vie
 au Moyen-Âge, que ça soit celle des aristocrates ou encore, tout
 de même moins prolifique, sur celle des petites gens. Mais je
 pense qu'il est peut-être utile d'avoir en amont un bagage
 linguistique en ancien français pour les extraits proposés dans
 cet essai.

jeudi 4 février 2016

La Septième face : Et la Grande Coasseuse créa le Cube tome 1
Perdu au fin fond d’une galaxie, tourne un monde cubique. Oui, oui,
parfaitement. Un immense Cube avec ses Faces, ses Arêtes et ses habitants
qui vouent un culte à la Grande Coasseuse.

Et dans ce monde étrange peuplé de mordantes à épines et de sauterelles à dents
de sabre, le jeune Machin Schauze découvre que son oncle lui a légué un bien
encombrant héritage...
 
 
AVIS 
 
Je tiens à réellement remercier l'auteur pour la proposition de son livre car je ne pense pas que je l'aurais lu de moi-même, en tout cas pas aussi rapidement après sa sortie. Car le résumé est étrange. Et au final, je dois dire que ce roman est spécial. Spécialement bon. On rentre dans un univers fantastique avec de multiples plantes et animaux extraordinaires et des personnages drolatiques.

Machin Schauze vit sur le Cube, lieu où la faune et la flore sont bien différentes que sur notre Terre. Des plantes capricieuses, des criquets à dents de sabre et des grenouilles avec une aura mystique. Cet univers original et très visuel m'a tout de suite plu, j'avais envie de m'y rendre et de découvrir toutes ces belles plantes vénéneuses capables de vous tuer avec leur poison et leurs crocs.

À la mort de son oncle, Machin Schauze se voit attribuer une dernière requête, qui est la plus grande aventure jamais achevée par le défunt : trouver la septième face du Cube, une légende dont personne n'a réussi à prouver son existence. Sans aucune envie de débuter cette quête, notre personnage maladroit et grognon va être accompagné du Crapaud, un fanatique des plantes. Les deux hommes ne vont cesser de se chamailler, et cette relation est bien une des choses que j'ai préféré avec l'univers. Seuls, ils pourraient se montrer parfois agaçants, mais ensemble, ils se complètent parfaitement et nous amusent par leurs pics et remarques respectifs. Lors de cette quête, de nouveaux personnages vont faire leur apparition et vont se montrer très amusants notamment Crézette.

Ce parcours entre les différentes faces du Cube se montre très intéressant et drôle. Absurde, voire même burlesque à certains moments, vous ne pourrez pas rester de marbre face à ces personnages loin d'être parfaits et/mais attendrissants et à cette aventure haute en couleurs. J'ai une grande envie de lire à sa sortie le deuxième tome et d'en découvrir davantage sur les six (sept ?) faces du Cube, sur la grande Coasseuse, déesse de cet univers, et sur les personnages. Certains moment et caractéristiques m'ont fait penser à La Passe-miroir de Christelle Dabos, ce qui n'a pu qu'amplifier mon plaisir à lire ce premier tome.


CONCLUSION
Un premier tome fantastique, avec un univers original et
 éblouissant, et des personnages séduisants par leur
 complémentarité et leurs défauts à chacun qui ne peuvent que
 nous attendrir.

lundi 1 février 2016

C'est reparti pour une nouvelle année de lectures et de bilans, et pour bien commencer
 l'année, vous avez pu remarquer que je suis revenue à l'ancienne mise en forme de mon
 blog, celle-ci me convenant finalement beaucoup plus. Pour ce qui est de mon bilan, je suis
 plutôt contente : 12 livres lus, dont 1 déception mais pas de coup de coeur. Vous pouvez ici les
 chroniques de ces livres, mes acquisitions du mois, mon prévisionnel et également
 ma progression dans mes challenges.


Mon top 3 :
     
Les mots, Jean-Paul Sartre (chronique)
Juste une ombre, Karine Giebel (chronique)
Fahrenheit 451, Ray Bradbury (chronique)


Mes autres livres lus :
Lucrèce Borgia, Victor Hugo (chronique)
L'Épreuve : Le labyrinthe tome 1, James Dashner (chronique)
Charley Davidson : Au bord de la sixième tombe tome 6, Darynda Jones (chronique)

Le jour où la boîte s'est ouverte, Quentin P. Lemarié (chronique)
Keleana et le Seigneur Pirate tome 0,5, Sarah J. Maas (chronique)
Les eaux troubles de mojito, Philippe Delerm (chronique)

Je sais qui tu es, Yrsa Sigurdardottir (chronique)
Gloire tardive, Arthur Schniztler (chronique)
Sur la lecture, Marcel Proust 


Mes acquisitions :
 


Mon bilan dans mes challenges :

Challenge des 100 romans :
12/100
Challenge des sagas : +2 points
Le tableau des maîtres : +5 points

Mon prévisionnel :
Les Mots
 
Jean-Paul Sartre
Foio
1995
1ère édition : 1964
210 pages
Classique, Autobiographie


"J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute: au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout; défense était de les faire épousseter sauf une fois l'an, avant la rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait..."

Enfant solitaire et imaginatif élevé parmi les adultes, Sartre raconte sa découverte de la lecture et de l’écriture.






"Ce père n’est pas même une ombre, pas même un regard : nous avons pesé
 quelque temps, lui et moi, sur la même terre, voilà tout. Plutôt que le fils d’un mort,
 on m’a fait entendre que j’étais l’enfant du miracle. De là vient, sans aucun doute,
 mon incroyable légèreté.
 [...] De ma vie je n’ai donné d’ordre sans rire, sans faire rire ; c’est que je ne suis
 pas rongé par le chancre du pouvoir : on ne m’a pas appris l’obéissance."
 
 
Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Sartre sans jamais sauter le pas. Alors que je pensais lire comme première oeuvre sa pièce de théâtre Huit-clos, j'ai dû lire ce roman autobiographique pour un cours. Et même si j'aurais peut-être dû découvrir en premier une oeuvre moins centrée sur sa vie, ne connaissant absolument pas son travail, je suis ravie d'avoir lu ce livre. Je suis tombée amoureuse de ses phrases, de ses mots. D'ailleurs, ça a été difficile de faire un choix dans les citations tellement j'ai aimé de passage dans ce livre. Et si j'ai aimé l'écriture, j'ai également grandement aimé l'homme qu'il nous est peint, un enfant intelligent recherchant souvent un public (sa famille et leur entourage) qui ne pourrait pas l'oublier ou le percevoir comme dispensable. 


"Terroriste, je ne visais que leur être : je le constituerais par le langage ; rhétoricien,
 je n’aimais que les mots : je dresserais des cathédrales de paroles sous l’œil bleu
 du mot ciel. Je bâtirais pour des millénaires." 
 
 
Jean-Paul Sartre nous raconte ici son rapport tenu et passionnel avec la lecture puis l'écriture de ses quatre à onze ans. Une des passions qui va influencer sa vie, son caractère, son lien avec certains membres de sa famille,etc... J'ai apprécié suivre l'évolution de cet enfant qui nous raconte ses origines familiales bourgeoises, la création de son monde imaginaire, ses impostures, sa folie, etc... Tous ces caractéristiques qui vont jouer sur son écriture et sur son développement personnel. 
 
J'ai parfois ressentie quelques longueurs, particulièrement lorsqu'il énonce l'histoire de ses œuvres d'enfant, mais j'ai été convaincue par la majorité du texte, qui se montre riche et très intéressant pour les passionnés de lecture et de littérature. Aucun doute possible, je compte bien m'épancher davantage sur la bibliographie de cet auteur, notamment avec Les Chemins de la liberté et Huit-clos. 


"Écrire, ce fut longtemps demander à la Mort, à la Religion sous un masque,
 d’arracher ma vie au hasard. Je fus d’Église. Militant, je voulus me sauver
 par les œuvres ; mystique, je tentai de dévoiler le silence de l’être par un
 bruissement contrarié de mots et, surtout, je confondis les choses avec
 leurs noms : c’est croire."



CONCLUSION
Un récit autobiographique très intéressant avec une écriture
 magnifique où on en demande toujours plus et un rapport à la
 lecture et à l'écriture fascinant à lire et découvrir.
19/20