jeudi 30 mars 2017

Six of crows tome 1, Leigh Bardugo
Ketterdam – Quartier du Barrel : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y
 met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « Dirtyhands ».
 Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit
 son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur
 des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants
 pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde –
 s’ils ne s’entretuent pas avant…



AVIS


« -Vous êtes un maître chanteur...
- Je négocie des renseignements.
- Un escroc...
- Je crée des opportunités.
- Un proxénète et un meurtrier...
- Je ne possède aucune prostituée et je tue pour une cause.
- Et quelle cause?
- La même que vous, mercurien. Le gain. »
Après d’autres romans fantastiques ou fantasy jeunesse, je peux dire que j’ai été surprise. Encore plus après toutes les éloges que j’avais lu sur ce premier tome. Je m’étais préparée à cette lecture, j’avais développé plusieurs attentes, et finalement, je n’ai pas pu être déçue. Dès le début du récit, j’ai été ensorcelée par l’atmosphère du Barrel, sombre, meurtrier et rempli de malfrats en tout genre. Au sein de ce lieu évolue Kaz Brekker, surnommé « Dirtyhands », qui malgré son jeune âge, possède déjà une réputation de monstre et de voleur expérimenté. Il réussit toujours à se sortir de faux pas et ne refuse jamais une bonne affaire. Donc, lorsqu’un noble lui propose un contrat impossible à réaliser, avec à la clé une fortune, Kaz ne peut résister à la tentation de se mettre en danger et d’alimenter encore davantage sa figure dans le Barrel. Dès sa première apparition, j’ai pu remarquer toute sa classe et sa malice. Mais il sait également faire naître la peur, n’hésitant pas à se salir littéralement les mains. Sombre, mais également apprécié par ses pairs, Leigh Bardugo nous propose un premier personnage principal constitué d’une grande palette dont les couleurs vont se révéler unes à unes tout au long du récit. À ses côtés vont se développer Inej, « le Spectre », une espionne suli plus silencieuse que son ombre, Jesper, un tireur d’élite accro au jeu, Nina, une grisha séduisante et remplie d’atouts, Mathias, un ancien soldat connaissant les lieux de la mission, puis enfin Wylan, jeune noble expert en démolition.

Chacun de ses personnages fait partie ou va faire partie intégrante des jeux ou manipulations présentes à Ketterdam et sont des pros dans leur domaine. Lorsqu’on les découvre, on peut se surprendre de leur jeune âge (le plus vieux, Mathias, doit avoir vingt ans) mais également de leur alliance au vu de leurs caractères ou croyances différents. Tous s’écharpent, jouent à un jeu, se méfient des uns et des autres. Mais étonnamment, ce petit groupe fonctionne parfaitement. Par leur milieu et leur union, ils m’ont fait au départ pensé à Kelsier et ses amis dans le premier tome des Fils-des-Brumes. Malgré l’épreuve qu’ils vont devoir surmonter, laissant à chaque instant leur vie en suspension, une humeur plutôt positive, parfois joyeuse, reste la majorité du temps ancrée auprès des protagonistes. Même s’il existe des inimitiés, chacun prend soin de l’autre, et malgré leur réputation de malfrats, ils semblent être portés par une sorte de fidélité entre eux. 


« Ils ont peur de toi, comme autrefois j'avais peur. Comme toi, tu avais peur de moi.
 Nous sommes tous le monstre de quelqu'un, Nina. »
Certains tentent de développer le jurda parem, une drogue qui décuple les pouvoirs des grishas pour les amener à la destruction et au meurtre. Un scientifique enfermé au Palais des glaces est capable de reproduire cette drogue. Kaz et ses alliés vont être chargés de délivrer le scientifique et de le ramener au Barrel pour récupérer la récompense. Les personnages sont alors prêts à ne pas se conformer aux rôles de héros. Ils vont être aussi loin d'être figés et vont faire découvrir au lecteur différents cadres géographiques qui permettent d’approfondir davantage l’univers de cette histoire. Les différents êtres surnaturels et leurs croyances réalisent également un élargissement de cet univers privilégié et apprécié. Le lecteur comprend rapidement les enjeux des protagonistes et la cause de leur part à cette nouvelle mission-suicide. 

Et on peut dire que Leigh Bardugo est très fort, car il ne laisse rien au hasard. Il construit parfaitement ses personnages en leur inculquant à chacun un passé, souvent lourd à porter, et un présent qui est en adéquation avec ce qu’ils ont été et ce qu’ils sont aujourd’hui. La question de leur crédibilité ne se pose pas, ou alors pas longtemps. Les protagonistes sont très bien incarnés par leurs affects, leur humeur et leurs réflexions, mais également par leurs aspects physiques très bien décrits. Je me représente par exemple très bien ce jeune homme grand ganté, boiteux mais avec de la prestance, affublé de sa canne. Les relations entre eux sont aussi très intéressantes à découvrir, créant des duos détonants par leurs similitudes ou par leurs différences. En tout cas, j’ai très hâte de découvrir la suite de leur aventure, de retrouver particulièrement Kaz, Inej et Jesper, et cet univers captivant. Je ne peux, comme beaucoup d’autres, que vous recommander ce premier tome si vous ne l’avez pas encore lu.


« Matthias savait reconnaître les monstres et il lui avait suffi d’un regard vers Kaz Brekker
 pour comprendre que c’était une créature qui avait passé trop de temps dans l’obscurité. »



CONCLUSION 
Ce premier tome introduit à la perfection des personnages
 ambigus et complexes dans un univers où la loi du plus fort et
 du plus ingénu est la seule à régner.

mercredi 29 mars 2017

Calendar Girl : Janvier tome 1, Audrey Carlan
Mia vit seule avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Elle veut devenir comédienne.
 Depuis le départ de sa mère, son père boit et joue. Il emprunte1 million de dollars, qu’il
 perd et ne peut rembourser.Le prêteur sur gages l’expédie dans le coma. Mia doit ainsi
 assumer la dette de son père sous peine que sa petite sœur et elle subissent le même sort. Un
 contrat mensuel de 100.000 dollars : elle deviendra escort girl. Suivez les aventures de Mia
 chaque mois, découvrez avec elle une nouvelle ville, une nouvelle vie et un nouvel homme...



AVIS


Face à tout ce foin médiatique et publicitaire, j'ai réussi au bout de trois mois à me lancer dans cette nouvelle saga, ce que je ne pensais pas du tout faire. Si vous consultez mon blog de temps en temps, vous vous rendez vite compte que la romance érotique est loin d'être mon genre de prédilection. Je suis passée complètement aux travers de cette nouvelle tendance, le new adult, de Cinquante nuances de Grey à After, en passant par les livres de Christina Lauren ou de Sylvia Day. Le plus souvent, je n'ose me lancer dans ces romans. Pas parce que je manque de goût face aux thèmes proposés mais parce que j'ai toujours peur que ce soit mal fait, mal construit, mal écrit. Dans un roman, j'aime pouvoir m'attacher aux personnages au-delà de leur beauté physique, de laquelle ils sont tous dotés, ou de leur compte en banque. Donc avec Calendar Girl, c'était dès le début un pari risqué. Et lorsque je me suis aperçue du nombre de pages, j'ai commencé à réellement m'inquiéter... à raison. 

L'idée de proposer chaque mois une nouvelle aventure de Mia, devenue escort girl, est vraiment bonne. Un rendez-vous mensuel s'installe et laisse également une place primordiale à l'héroïne qui nous fait découvrir les pans de sa vie pendant un an. Alors que son père, alcoolique et gros joueur, doit de l'argent au dernier petit ami de Mia, celle-ci est prête à tout pour réussir à effacer ses dettes. Et c'est grâce à sa tante qu'elle va pouvoir trouver un travail singulier mais qui peut lui rapporter beaucoup d'argent : escort girl. Chaque mois, Mia va devoir rencontrer un nouvel homme, le plus souvent très riche, et s'installer chez lui pour les prochains vingt-quatre jours, lui servant d'alibi ou tout simplement afin de lui tenir compagnie. Le sexe n'est pas obligatoire mais peut rapporter une grosse prime. Donc, pour en revenir à ce que je disais au-dessus, l'idée de départ est bonne. L'auteure propose un contexte qui va servir par la suite à approfondir, je l’espère, le personnage de Mia, en exploitant ses failles et ses craintes dans un univers de jeu et de délinquance.  Mais alors qu'elle est représentée comme une femme forte et indépendante, je me suis retrouvée face à plusieurs incohérences. Alors qu'elle semble au départ fortement hésiter face au travail qu'on lui offre, à la vue de Mister Janvier, Wes, tout s'envole ! Plus d'hésitations, plus de craintes. À la vue de ce bellâtre fortuné, tout disparaît. 

Et puis, je n'ai pas réussi à croire à leur histoire. Wes, célèbre scénariste à Hollywood, décide d'engager Mia afin de freiner les ardeurs d'autres jeunes filles lors de soirées branchés où il pourra alors parler avec les bonnes personnes pour son travail. Alors, venant d'une famille modeste, je ne peut peut-être pas comprendre ce monde-là, très très loin de mon quotidien, mais depuis quand les escort girls sont autant acceptées ? Que ce soit dans la famille de Wes ou au sein de certains de ses proches, tout le monde semble assimiler Mia à sa nouvelle fiancée. Tout le monde trouve cela normal, surtout les parents de Wes. Tout le monde s'attache très facilement à cette jeune femme et se lie d'amitié à elle. Finalement, tout ce que je reproche à ce premier tome est bien la rapidité de tous les événements, et donc du nombre de pages de ce livre. Je me demande vraiment pourquoi l'auteure n'a pas choisi de proposer un univers un peu plus approfondi avec des personnages plus étoffés. Car au final, à part savoir qu'il est beau, riche, scénariste et qu'il adore le surf et sa mère, je n'ai rien appris de Wes ! Et comment je peux m'attacher à lui, voire à sa relation naissante avec Mia ? Tout se passe beaucoup trop vite et rien n'est réellement crédible ou surprenant. Qui ne voit pas arriver tous les événements présents dans ce premier tome ? Franchement, tout m'a paru prévisible, il n'y a aucune intrigue, aucun rebondissement. C'est plat et les scènes de sexe qui devraient réchauffer le tout sont d'un classique et pour le moins répétitives. Elles mangent la moitié du récit et se ressemblent trop pour apporter un réel intérêt.

Je pense que vous l'aurez compris, je ressors frustrée de cette lecture. Parce que oui, ça se lit vite et facilement et il y a un petit côté addictif. Mais ça ne me suffit pas, loin de là. Lorsqu'on me présente au départ une héroïne telle que Mia, je souhaite que ses actions et réflexions suivent. Lorsqu'on me parle de son amour pour son père et sa sœur, pour lesquelles elle commence ce boulot, je souhaite avoir un petit aperçu de cet attachement. Parce que je veux bien qu'elle n'ait pas le temps d'aller leur rendre visite, je pense que les coups de fil son autorisés (surtout qu'elle a le temps vu ses après-midis bronzette et piscine). À part si la propriété de Wes est pire qu'une prison... Et lorsqu'on veut me vendre une histoire d'amour contrariée entre Mia et Wes, je souhaite que ça soit un tant soit peu crédible et pas du réchauffé. Bref, c'est un échec pour moi. Néanmoins, je suis contente de ne pas avoir fait face à une vierge effarouchée, même si c'est peut-être un peu trop cru à certains moments. Mais bizarrement, je pense me laisser tenter par le deuxième tome. Mister Février semble plus complexe et ambigu, moins parfait, et peut-être que je trouverais ce que je cherche dans cette suite. Par contre, vu mon ressenti face à ce premier tome, j'ai peur que la suite tienne encore moins la route, surtout lorsqu'on imagine onze autres tomes (/nouvelles).



CONCLUSION
C'est beaucoup trop rapidement expédiée pour que je prenne
 un réel plaisir à découvrir cette histoire où les personnages
 n'ont pas le temps de réellement s'épanouir et d'être explorées.
 Le tout est beaucoup trop classique, sans réelle originalité, et
 peu crédible.

dimanche 26 mars 2017



Les livres :
La Silencieuse (2015) d'Ariane Schréder : C'est une lecture différente de ce que je lis d'habitude. C'est très tranquille, doux, j'ai adoré ! Un feel good contemplatif avec une héroïne qui intériorise plus que ce qu'elle ne parle.
--> 17/20



Les chroniques :

Manipulation : Les Corbeaux tome 1 (2017) de Juliette Lemaître



Les acquisitions :



Les films :

Split (2017) de M. Night Shyamalan : Ce film, loin d'être effrayant, est tout de même bien angoissant. Les plans sont très bien tournés et les acteurs sont vraiment bien choisis, surtout James McAvoy qui est magistral. Avec toutes ces personnalités, on sait à chaque fois qui on a devant soi, chacune d'entre elles possèdent des spécificités propres que McVoy arrive très bien à transmettre. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu décontenancée à la fin, je ne m'attendais pas à cette tournure, mais pourquoi pas ! (je ne peux pas en dire plus sans vous spoiler)
--> 17/20



Les séries :
    
Younger saison 1 (2015) épisodes 5 à 12 : Ça n'aura pas été le dernier épisode qui aura réussi à me décider sur cette série ! Les épisodes sont, je le dis encore, trop courts pour réellement se faire un avis. Tout est encore pas assez exploités, comme par exemple la relation entre Liza et Josh. A voir avec la deuxième saison.
--> 14/20
Vikings saison 3 (2015) épisodes 1 à 5 : Cette troisième saison est très portée sur le mystique, ce qui peut peut-être décontenancé certains. Ragnar est un peu moins mis vers la lumière pour pouvoir laisser plus de place à tous les autres personnages. C'est toujours aussi intéressant mais certaines scènes ne sont pas assez fortes.
--> 16/20
  


Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?

mercredi 22 mars 2017

Manipulation : Les Corbeaux tome 1, Juliette Lemaître
Dans le futur, la population est dominée par la propagande, l’endoctrinement et la
 peur : chaque citoyen récalcitrant est exécuté dans l’Arène, à la vue de tous. Personne ne
 vit à l’extérieur du grillage électrifié qui entoure la ville, la Société. Personne, sauf Liza et
 Anna, deux sœurs dont les parents ont mystérieusement disparu après y être entrés. Un jour,
 les Corbeaux, la milice de la Société, débarquent dans leur ferme et enlèvent Anna. Liza,
 prête à tout pour la retrouver, se lance à l’assaut de la ville. Là-bas, elle rencontre Calim,
 un hors-la-loi, lui aussi pourchassé. Ensemble, ils vont essayer d’infiltrer la prison où
 Anna est détenue, sans savoir qu’ils se jettent dans la gueule du loup. Piégée par Connor,
 le président, Liza doit remporter cinq épreuves dans l’Arène si elle veut espérer libérer
 sa sœur et sa mère enfin retrouvée. Mais une fois dehors, une tâche plus grande encore
 l’attend : libérer la ville du joug du président.

AVIS

Une nouvelle dystopie jeunesse est sortie en février qui m'a été permis, grâce à Hachette, de lire : Manipulation. Seulement âgée de vingt ans, Juliette Lemaître a crée un univers de science-fiction très bien construit et décrit où elle a la possibilité de laisser place à des personnages jeunes et de toute appartenance sociologique. Avant ma lecture, je me suis dit, "et une dystopie de plus ! Que va m'apporter celle-ci par rapport aux autres ?" Il est vrai qu'on ressent facilement les influences dans ce nouveau récit mais il est indéniable que l'auteure a réussi à apporter une touche de nouveauté dans le grand méli-mélo des ouvrages de science-fiction axés jeunesse tels Hunger Games, Divergent, ou Le Labyrinthe, en prenant réellement en compte l'univers, le décor, et la façon dont les protagonistes vont vagabonder dans celui-ci. En 2374, après la Troisième Guerre Mondiale, les différents pays ont été peu à peu décimés. En Australie, il ne reste qu'un million d'habitants divisés en dix villes dirigées de manière autonome. L'une de celle-ci, appelée la Société, est gouvernée par un régime autoritaire avec à sa tête le président Connor. En dehors des limites de la ville vivent deux sœurs, Liza et Anna Gallen, recluses dans la ferme familiale. Liza a tout fait pour protéger sa benjamine et la faire jouir de la liberté d'expression et de ses propres actes. Mais alors qu'elles ont été repérées par la Société, le groupe des Corbeaux, l'armée de Connor, kidnappe Anna afin de la compter parmi les membres de leur ville. À son retour à la ferme, Liza se rend compte de la disparition de sa sœur et va tout tenter pour encore une fois protéger la vie d'Anna, qui va se révéler des plus importantes pour Connor. Car Anna possède une caractéristique majeure : c’est un génie. N'ayant que huit ans, elle possède déjà le plus haut Q.I de la Société et va être alors l'objet de plusieurs tests scientifiques auprès des Colombes, les savants de la Société. L'auteure prend vraiment le temps d'apporter un réel contexte historique et social à son récit, en nous expliquant les raisons de cette décimation de la population et de la prise de pouvoir de Connor. Cette séparation de la Société par les différentes appellations, Corbeaux ou Colombes, est très intéressante et j'imagine qu'elle va connaître une plus grande signification par la suite. 

De son côté, Liza, cette adolescente de seize qui semble particulièrement douée de ses mains, va rentrer clandestinement au sein de la Société et va construire tout un plan pour retrouver sa sœur. Mais c'est sans compter ceux de Connor qui semble toujours avoir un coup d’avance sur la jeune fille. Un soir, alors acculée et près d'être attrapée par Jake Regan, le chef des Corbeaux, là voilà secourue par un nouvel allié, Calim. Hors-la-loi depuis plusieurs années, l'adolescent a toujours réussi à s'extirper des plus mauvais coups sans jamais se faire prendre, jouant à un réel jeu du chat et de la souris avec Jake, avec qui il semble avoir peu à peu créer un lien par le biais de cette chasse à l'homme. Alors que nous avons le droit avec Anna à tout la partie savante, avec des tests mêlant logique et endurance, Liza fait surtout appel à sa force et à sa logique mathématique. Les deux semblent parfaitement se compléter, d'où leur lien inébranlable. 

Malgré leur capital sympathie, les personnages restent pour la plupart un peu trop gentils à mon goût à part le "grand méchant" qui souhaite à tout prix garder le contrôle sur tout le monde. Même ceux au service de Connor, comme Jake et Ewen, semblent rapidement s'interroger sur leurs actes au sein de la Société et la manière de concilier leurs actes avec leurs réflexions idéologiques. Mais surtout, le tout reste un peu trop jeunesse. À part Connor, tous les autres protagonistes sont très jeunes et certaines décisions sont difficiles à prendre au sérieux. Quelle est la raison pour laquelle Connor a choisi de mettre à la tête de son armée Jake de seulement dix-huit ans (sans compter qu'il a ce poste depuis deux ans) sans au moins quelqu'un pour le seconder ? Surtout lorsqu'on se rend compte des nombreux échecs auxquels il doit faire face, notamment celui de ne pas réussir à mettre la main sur Calim ou sur Liza. Et du point de vue de l'âge des personnages, je n'ai pas réussi à me faire au postulat de départ : l'âge et le caractère d'Anna. J'ai du mal à croire, malgré son éducation entourée de livres, qu'elle soit aussi familiarisée par la vie avec les autres (elle ne semble pas chamboulée par les gens autour d'elle, mais uniquement de sa captivité), et qu'elle est autant de répartie de par le langage, mais surtout de par la logique à laquelle elle s'exerce. Elle comprend rapidement les rouages des pensées et manigances de ses ennemis et joue un véritable jeu d'échecs, littéralement et métaphoriquement, avec le Président de la Société. Et puis j'aurais aimé que Connor aille encore plus loin dans la cruauté dans laquelle il a l'air de se complaire. Le cerveau semble le passionner et j'aurais apprécié encore davantage de sévices psychologiques face à ses victimes, telles qu'Anna qui, finalement, ne semble pas ressentir autant de difficultés que ça à rester sa captive avec toute la brutalité dont elle est la victime. 

Le récit a également parfois du mal à rester homogène, étant plutôt lents lors des passages de descriptions ou de repos des personnages, et trop rapides lors des moments où s'opère l'action. Les événements sont pour la plupart loin d'être surprenants mais réussissent à entretenir malgré tout l'intérêt du lecteur. La majorité du temps, j'ai extrêmement de mal avec les récits avec le point de vue d'adolescents et d'enfants que je trouve le plus souvent trop immatures ou, au contraire, trop adultes par rapport à leur âge. J'ai du mal à trouver le juste milieu, ayant déjà eu le même problème avec la trilogie dystopique Legend de Marie Lu où je trouvais les deux personnages principaux trop jeunes.

CONCLUSION
L'univers est bien construit et approfondi mais les personnages
 restent encore trop gentils pour apporter une réelle consistance
 à l'histoire, manquant parfois de crédibilité par rapport à leur
 jeune âge.

dimanche 19 mars 2017


Les livres :
Ne m'appelez pas Blanche-Neige (2017) de Gally Lauteur : Une romance contemporaine toute en modernité qui utilise d'une bonne manière le conte de Blanche-Neige. Mais les personnages étaient selon moi parfois soit trop immatures soit trop mystérieux.
--> 13/20 (chronique)
Manipulation : Les Corbeaux tome 1 (2017) de Juliette Lemaitre :  Une nouvelle dystopie très bien menée avec un univers bien décrit. Mais, j'aurais voulu que ça aille encore plus loin dans la méchanceté de la part de Connor qui est perçu comme le grand méchant de ce tome, et plus de surprise au niveau de l'intrigue.
--> 14/20


Quand je serai partie (2017) d'Emily Bleeker : Un roman contemporain touchant à propos de la perte d'une épouse, d'une mère, d'une amie, etc... Je n'ai pas toujours réussi à m'attacher à Luke. J'aurais préféré que l'auteure s'attache encore plus à explorer ses sentiments au lieu d'apporter du suspense à son récit, même s'il est bien mené.
--> 16/20 (chronique)
Sherlock Holmes : Le Chien des Baskerville (1905) d'Arthur Conan Doyle : Une enquête très intéressante avec un duo de choc. Même si Watson est plus mis en avant que Sherlock dans ce policier, j'ai apprécié suivre toutes les réflexions et hypothèses en rapport avec l'affaire, jusqu'à découvrir le réel coupable.
--> 18/20 (chronique)



Les chroniques :
À chacun son rêve, Paul Ivoire
Au fond des bois, Karin Slaughter
Demain je pars..., Laurent Leoncini



Les acquisitions :
         



Les films :
C'était à Rome (2010) de Mark Steven Johnson : C’est une comédie vraiment moyenne. Certains passages sont drôles mais le tout est bien trop prévisible. Au bout des dix premières minutes, vous pouvez comprendre ce qu'il va se passer.
--> 11/20
Take shelter (2011) de Jeff Nichols : Il est certes un peu lent, mais ce film est une réussite aidée par une photographie et des musiques excellentes. Curtis qui doit faire face à une sorte de schizophrénie, sa femme, jouée par Jessica Chastain que j'adore, qui se sent impuissante face au comportement étrange de son mari, leur fille sourde,... tout est présenté et joué de manière très juste.
--> 17/20
Les séries :
Younger saison 1 (2015) épisodes 2 à 4 : Je ne suis pas encore complètement convaincue, surtout que les épisodes ne durent en moyenne que 20 minutes et qu'il est donc vraiment difficile de se faire un réel avis.
--> 14/20
The Vampire diaries saison 8 (2016/2017) épisodes 1 à 16 : Alors que j'avais décidé de m'arrêter à la fin de la septième saison dû aux redondances et manque de dynamisme de sa deuxième moitié, alors que j'avais apprécié le nouveau dynamisme sans Elena, j'ai fini par regarder cette ultime saison, encouragée par ma meilleure amie. Et après le premier épisode, je n'ai pas pu m'arrêter avant la fin ! Certains épisodes vers la moitié sont inégaux mais ou sinon j'ai adoré cette huitième saison. C'est dans celle-ci que j'ai le plus apprécié Bonnie où j'ai trouvé qu'elle avait une réelle utilité. Le dernier épisode devrait plaire à tout le monde et nous déchirer également le cœur. Malgré quelques ratées, notamment des saisons pas au niveau des premières, la série se referme sur une bonne note. Ça aura été une belle aventure.
--> 16/20
Grey's Anatomy saison 2 (2005/2006) épisodes 16 à 21 : Quelques épisodes forts m'ont particulièrement touché que ce soit pour les cas que traitent ces différents médecins et internes ou leurs histoires personnelles. L'amitié des uns et des autres est parfois touchante, souvent très drôle.
--> 17/20
Riverdale saison 1 (2017) épisode 7 : C'est l'épisode que j'ai le plus apprécié depuis le début de la saison grâce à l'approfondissement du personnage de Jughead. J'ai adoré en apprendre davantage sur lui et sur sa situation familiale. Ou sinon, l'enquête n'a pas vraiment avancer, laissant plus de place aux liens entre les personnages.
--> 17/20
  


Et vous, qu'avez vous lu/vu cette semaine ?

samedi 18 mars 2017

Sherlock Holmes : Le Chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle
Des cris lugubres résonnent sur la lande... Et voici que la légende prend corps. Un chien
énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l'origine de la mort de sir Charles
Baskerville. Maudit soit Hugo, l'ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les
forces du mal ! Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu'il
dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l'héritier nouvellement débarqué d'Amérique,
il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs
fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges... Se peut-il que la
malédiction des Baskerville pèse encore ?



AVIS 


« Le monde est plein de choses évidentes que personne ne remarque jamais. »


Après ma lecture le mois dernier du Mystère de la Chambre jaune de Gaston Leroux, un des textes fondateurs du roman policier en France, j’ai souhaité découvrir ce genre au XIXème siècle de l’autre de l’outre Atlantique, avec le duo emblématique dans la littérature : Sherlock Holmes et le docteur Watson. Ne sachant pas réellement par quel roman découvrir les enquêtes du détective et de son acolyte, j’ai choisi un peu par hasard Le Chien des Baskerville, cinquième « tome » et un des plus célèbre de la saga d’Arthur Conan Doyle. Et même si j’ai beaucoup apprécié ce roman, il est vrai que la présence de Sherlock est minime par rapport à la place que prend Watson dans l’intrigue. Car c’est bien Watson le narrateur, le rédacteur des faits, des indices relevés et des réflexions de Sherlock, mais il va être également pour une bonne partie du récit le protagoniste privilégié pour enquêter et produire des hypothèses au fur et à mesure que les événements se révèlent à lui.



A Londres, le docteur Mortimer vient rendre visite à Sherlock Holmes et Watson afin qu’ils puissent apporter une réponse rationnelle à cette étrange histoire : au Sud-Ouest de l‘Angleterre, à Dartmoor, une vielle légende plane sur la famille des Baskerville. Un chien énorme sortant des enfers pourchasserait telle une malédiction les membres de cette famille sur la lande de leur propriété. A la mort de sir Charles Baskerville dans des circonstances étranges, le docteur Mortimer demande l’aide de Sherlock afin de résoudre cette enquête et de sauver le nouvel héritier, sir Henry d’une probable mort. Dès le début, le détective comprend que cette enquête va se montrer complexe par les diverses hypothèses et signes liés à cette affaire. La finalité de cette mort est-elle surnaturelle ? Sherlock garde sons sens pratique et choisit donc la voie de la raison. Mais alors, qui en voudrait aux Baskerville ?


« C'était un chien, un chien énorme, noir comme du charbon, mais un chien comme
 jamais n'en avaient vu des yeux de mortel. Du feu s'échappait de sa gueule ouverte ; ses
 yeux jetaient de la braise; son museau, ses pattes s'enveloppaient de traînées de flammes.
 Jamais aucun rêve délirant d'un cerveau dérangé ne créa vision plus sauvage,
 plus fantastique, plus infernale que cette bête qui dévalait du brouillard. » 


Pour pouvoir connaître le fin mot de cette histoire et découvrir de nouveaux indices, Watson va se rendre sur le domaine des Baskerville sous le titre de protecteur de sir Henry, nouveau sur la propriété, alors que Sherlock reste à Londres afin de s’occuper de diverses affaires. Watson et son nouvel ami vont alors découvrir Dartmoor, la lande qu’elle surplombe, et les différentes personnes présentes près du lieu du crime. Entre les domestiques Barymore et le professeur Stappleton accompagnée de sa sœur, Watson ne sait qui soupçonner, tous semblant cacher quelque chose. Plus ils avancent et plus l’affaire se révèle ardue. Dans ce cadre morne et très peu chaleureux, Watson va devoir réussir, par sa logique et des stratégies, à découvrir le coupable qui semble se servir de la célèbre légende funèbre afin de parvenir à ses fins.



La narration offre au lecteur différentes formes telles que la restitution de certains passages du journal de Watson où il rédige avec minutie les événements qu’il vit chaque jour chez les Baskerville, mais aussi la présence des lettres du docteur adressée à Sherlock Holmes encore à Londres. Le lecteur peut alors encore davantage s’imprégner de l’atmosphère très bien reconstituée et décrite en prenant en compte tout ce qui est autour des personnages et ce qu'ils semblent transparaître face aux révélations qui leur sont faites ou les mensonges qu’ils profèrent. L’enquête se déroule de manière dynamique, sans jamais laisser le public se reposer entre bouleversements et vérités révélées, et donne assez d’indices au compte-goutte afin que le lecteur puisse de son côté s’interroger sur la ou les personnes impliquées dans cette affaire. Il est vrai que la semi absence de Sherlock afin de placer Watson au premier plan m’a tout d’abord étonnée, mais j’ai apprécié découvrir les facultés de Watson, même s’il est évidemment moins stratège et logique que le plus reconnu des détectives dans la littérature. Je lirai avec plaisir les autres enquêtes de ce duo, en commençant cette fois-ci par le début avec Une étude en rouge.


« Sir Henry se tourna vers moi.
"Que pensez-vous, Watson, de cette nouvelle lueur ?
- Elle me paraît obscurcir davantage notre nuit noire." »



CONCLUSION
Une enquête rondement menée par Sherlock mais également,
 qui plus présent dans ce tome, Watson qui usent de leur
 intelligence et de leur raison pour démêler le vrai du faux, et
 trouver une réponse logique à toute cette affaire.

vendredi 17 mars 2017

Ne m'appelez pas Blanche-Neige, Gally Lauteur
Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie,
 difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne,
 entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du
 moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules
 armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et
 découvrir le cœur des princes de votre entourage ?



AVIS


Blanche-Neige n'est pas forcément mon conte préféré. Par contre, j'adore les réécritures de contes, ayant alors la chance de redécouvrir, Blanche-Neige, Le Petit Chaperon rouge, Cendrillon, etc... Je remercie donc Hachette pour me permettre de découvrir ce nouveau roman. Et c'est donc avec peu d'appréhension que je l'ai commencé, et ce qui frappe dès le début est bien la modernité. L'auteure jouit de la technologie et des réseaux sociaux afin de créer un lien étroit entre notre monde contemporain et l'histoire de cette jeune fille qui va être sauvée par le prince charmant. C'est par le biais d'une application internet, Pomme-d'amour.com, que Blanche, jeune fille de dix-huit ans à l'université dans la capitale parisienne, va voir s'exaucer ses vœux les plus profonds. Alors qu'elle découvre la relation entre sa colocataire Laurine et son père, Blanche, complètement déboussolée, décide d'aller se changer les idées dans les rues de Paris. Elle tombe alors sur une femme farfelue, la "sorcière" qui l'invite à découvrir l'application internet qui sert de réseau social et à se rendre à une petite fête. D'abord réticente, Blanche décide finalement d'aller s'aérer l'esprit lors de cette soirée et tombe nez à nez avec Rob, un jeune homme sexy, conscient de ses atouts et jouant de ses charmes. Loin de ressembler à une top-model superficielle et bimbo, et possédant un sens aigu de la répartie, Blanche va immédiatement intriguer Rob. Elle va alors passer la soirée avec l'éphèbe, son ami Jay tout aussi séduisant et séducteur, et les filles les accompagnant, notamment Roxanne. 

C'est à cet instant que la vie de Blanche va changer du tout au tout. Car, le lendemain, alors qu'elle pensait reprendre sa vie où elle l'avait laissée la veille, Blanche va se lier d'amitié avec ses différents personnages jusqu'à faire pleinement partie de leur quotidien. Abandonnée par son père parti à l'étranger afin d'éviter toute discussion, sa meilleure amie qui se révèle calculatrice, et son petit ami qui  semble ne pas sortir avec elle pour de bonnes raisons, elle va découvrir la vie auprès de Roxanne qui va l'héberger, de Jay et de Rob. Mais aussi de Mathias, le frère de ce dernier, qui se montre mystérieux et ambigu. Bientôt, Blanche va travailler pour lui, ce qui va déclencher chez Rob une énorme jalousie, ce qui ne m'a pas permis, à plusieurs reprises, de m'attacher autant que je l'aurais voulu à ce personnage. 

On peut dire que dans la vie de Blanche, c’est tout blanc ou tout noir ! Tout semble lui tomber dessus d'un coup, soit comme si c'était le coup du hasard, soit comme si elle était extrêmement naïve. J'ai un peu traînée des pieds au début de ma lecture, ressentant à trop de moments l'immaturité de Blanche face aux événements auxquelles elle devrait faire face mais qu'elle fuit. J'ai adoré sa répartie presque sans failles, mais entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, il y a un grand écart ! Et puis, elle semble ne pas se poser beaucoup de questions face à tout le mystère que ses nouveaux amis semblent vouloir laisser planer. Ceux-ci s'étonnent que cette nouvelle venue qui ne semble pas connaître pas leur identité, Jay ayant justement peur qu'elle joue un double-jeu pour profiter d'eux, et Blanche attend un bon bout de temps avant de s'interroger réellement. Elle préfère laisser les événements se dérouler, restant dans le flou et étant donc pour la majorité du temps plutôt étonnée par ce qui lui arrive. Roxanne qui la considère déjà comme sa plus grande amie alors qu'elles ne se connaissent que depuis quelques jours, Jay suspicieux et agacé de sa présence, et Rob qui vacille entre intérêt à son égard et une parfaite ignorance lorsqu'elle est au côté de Mathias. Un jeu semble alors se jouer entre les deux frères ayant une relation conflictuelle, et Blanche se retrouve vite au milieu, étant la pièce maîtresse pour que l'un des deux gagne la partie. Et je peux dire que toute cette jalousie m'a vite agacée. N'est-il pas plus facile de discuter ? Tout ce jeu de jalousie, de possession et de manipulation est parfois trop important pour réussir à adhérer au tout. Les réactions des personnages ne sont pas toujours entièrement compréhensibles et laissent place à une petite frustration du côté du mystère entre Mathias et Rob, et d'une pointe d'immaturité de la part principalement de Blanche mais également de Jay. J'ai trouvé que les personnages ne faisaient pas leur âge, à part Mathias qui est le plus vieux. À part lui, je leur aurais tous donné entre quinze et seize ans au vu de leur réactions et de leurs paroles parfois enfantines, notamment les échanges entre Stella et Jay. 

Comme je le disait au début, le conte est bien retravaillé. Avec l'application internet, tout le potentiel est accompli par la référence des nains, du chasseur, de la reine, etc... chacun revêtant un personnage du conte original. Par contre, les allusions explicites dans les dialogues, notamment par le biais des surnoms (Grincheux, Prof, etc...) m'a parfois dérangé. Je préfère lorsque c'est plus implicite et nuancé. Cela apporte encore davantage un cadre plutôt jeunesse à l'histoire, ce qui ne me convient pas souvent, n'étant pas trop friande des lectures trop jeunesse. L'histoire globale, sans être imprévisible, reste intéressante à suivre par cette touche de modernité et de fraîcheur même si j'aurais plus accrochée avec une écriture moins simple et plus poétique et stylisée. Blanche semble réussir au final à faire la part des choses, à réfléchir à ce qui lui fait face en prenant tous les données en compte. Elle est enfin prête à avancer, elle qui se refuser à l'amour. 



CONCLUSION
La modernité très présente dans cette réécriture m'a beaucoup
 plu mais les personnages ne m'ont pas forcément touchés, à
 part Roxane. L'écriture trop simple ne m'a pas réellement plu
 mais le tout est fluide et se lit tout seul.

jeudi 16 mars 2017

Quand je serai partie, Emily Bleeker
Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de
 ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur
 laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse
 disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première
 séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue
 correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets
 trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin
 de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question
 son mariage et sa famille. Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à
 envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard
 pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?



AVIS 


« S’il y a bien une chose que cette histoire de cancer m’a fait comprendre, c’est que
 dans la vie, la routine est l’antidote au chaos. » 


Lorsqu'il m'a été permis de lire ce roman grâce à AmazonCrossing et NetGalley que je remercie, j'ai sauté sur l'occasion. M'attendant à être terriblement émue par cette histoire tragique, j'ai été servie. A la mort de sa femme suite à un cancer, Luke doit reprendre le cours normal de sa vie et tenter d'avancer et d'apporter du réconfort à ses trois enfants, Will, May et Clayton. En deuil, ces différents personnages vont réagir à cette perte de manière diverse et vont pouvoir trouver du réconfort auprès des uns et des autres. Mais après l'enterrement de Nathalie, Luke reçoit une lettre à son domicile écrite par sa femme lors de sa première chimiothérapie. La lecture de cette lettre est un choc avant de devenir une consolation bien maigre mais délivrante. Luke va alors découvrir que sa femme ne s'est pas arrêtée à une seule lettre mais qu'elle s'est appliquée à produire une longue correspondance pour son mari. Cela va être l'occasion d'aider Luke à continuer à avancer, devant faire face aux difficultés de son quotidien et de celui de ses enfants, mais également de découvrir les secrets les plus enfouies dans la vie de Nathalie. Des choses qu'elle ne lui auraient peut-être jamais mentionné de son vivant mais qui, par son départ imminent, lui donne l'occasion de se délivrer avant la mort. 

Seulement, j'avais beaucoup apprécié toute l'émotion ressentie aux prémices du roman autour de la perte d'une épouse, d'une mère, d'une amie, etc..., et j'ai beaucoup moins aimé le tour qu'a pris l'histoire. L'auteure a choisit d'apporter du suspense construit autour de mystères, de bouleversements et de révélations inattendues. Alors, il est vrai que l'on va de surprise en surprise, s'aboutissant sur un final loin d'être prévisible mais j'aurais préféré que l'affect et le côté tragique de cette perte soientt davantage privilégiés. Malgré le chagrin de Luke, je n'ai pas souvent réussi à être touchée par ce qui lui arrive. J'aurais apprécié que l'on entre plus profondément dans sa tête , qu'il mette davantage en avant ses doutes et sa tristesse. Pour le coup, je me suis davantage rapprochée de ses enfants, notamment Will, qui reprennent comme ils le peuvent leur vie sans leur mère. 

Le roman souffre également de quelques longueurs superflues sur le quotidien des protagonistes qui n'apportent pas forcément un plus à l'histoire. J'ai trouvé également Annie parfois beaucoup trop intrusive dans la vie des Richardson même si on comprend mieux sa présence au fil du récit. Nathalie semble donc posséder une multitude de secrets, insinuant le doute dans la tête de Luke : connaît-il réellement sa femme ? C'est donc contente que je ressors de cette lecture même si j'aurais apprécié que l'histoire reste centrée sur les sentiments des personnages comme au départ sans tout ce suspense autour de la vie de Nathalie se révélant alors mystérieuse. Certaines lettres de celles-ci sont magnifiques et touchantes à souhait et m'ont fait passer un agréable moment. 


« Au moins, quand vous pleurez, personne ne se permet de remarquer que vous
 prenez les choses plutôt bien ni que vous devez être soulagé de ne plus la voir souffrir.
 Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’on peut très bien se donner l’air
 de tenir le coup sans véritablement reprendre le dessus pour autant. »



CONCLUSION
Malgré quelques longueurs superflues et un changement de
 direction dans le ton du récit, j'ai apprécié découvrir ces
 différents personnages au milieu de cette absence tragique
 dans leur vie.

mercredi 15 mars 2017

Demain je pars..., Laurent Leoncini
Cela ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de tout plaquer, que vous ayez seize,
 vingt-cinq, ou cinquante ans ? Changer de pays, de climat, de culture, de vie.
 L’homme est-il fait pour vivre toute son existence avec la même femme ? Ai-je fait
 le bon choix ? Après tout, je n’ai qu’une seule vie, je prends le risque ou pas ?
 Est-ce de la lâcheté, ou du courage ? Alors quoi faire, garder cette idée comme un
 beau rêve auquel on pense chaque nuit et que l’on oublie quand le réveil sonne,
 pour vivre une vie sans surprise dont on connaît déjà le déroulement. Ou
 bien partir au risque de se ramasser la figure, et de gâcher sa vie ?



AVIS


Demain je pars... est étrange, est hallucinant, ahurissant. Malheureusement pour moi, ce n'est pas dans le bon sens du terme. Je dois dire que je ne m'attendais strictement à rien au vu du résumé très peu énonciateur de l'histoire qu'il nous ait offert, et du fait que je ne connaissais pas ce roman avant ce partenariat avec Librinova, que je remercie. Alors, j'ai essayé de me fier aux avis qui sont pour la plupart tranchés. D'un côté, de très bonnes lectures, de l'autre, des abandons. Pour ma part, sans avoir abandonné, il est vrai que je me suis parfois demandée pourquoi je continuais ma lecture. Parce que malgré tous les points négatifs que j'aurais à souligner pour ce roman, c'est vrai que je suis néanmoins restée attentive jusqu'au bout, intéressée de découvrir le point final de cette histoire. Mais je dois dire que ce n'était pas gagné. L'écriture simple qui, j'ai trouvé, manquait malheureusement de poésie dans cette romance contemporaine, ne m'a pas touchée. De plus, la narration est construite sous la forme de journal intime, alternant le point de vue des deux personnages principaux, Hugo et Anna, ce qui personnellement ne me convient pas. Mais je me dis, heureusement que l'auteur a choisi d'offrir cette alternement car si je n'aurais eu le plaisir de suivre uniquement les réflexions et plans de Hugo pendant 300 pages, je crois que j'aurais balancer ma tablette. 

Lors du premier chapitre, beaucoup trop long et sans réel dynamisme, nous découvrons donc ce Hugo, vingt-six ans, fils de, croyant déjà tout savoir de sa vie et de celle des autres. Condescendant, il est loin, au vu de ses pensées et de son caractère, d'être le petit ami idéal. Surtout lorsque le lecteur découvre ses méthodes pour prendre en filature sa copine, pensant qu'elle est infidèle, alors que lui ne se dérange pas pour draguer une fille en plein milieu de son infiltration. Ses propos machistes et paranoïaques m'ont passablement exaspéré et j'ai été contente pour Isabelle lors de leur rupture. Enfin délivrée ! Mais nous par contre, pauvres lecteurs, nous n'en avons pas fini avec Hugo. Et alors qu'il commence un nouveau boulot, il flâne par-ci par-là avec de nouvelles conquêtes auxquelles il fait son numéro de charme. Tout n'est qu'un jeu, un piège dans lequel ces filles sont obligées de tomber. C'est une chasse où tout est calculé, préparé à l'avance dans la tête d'Hugo. Ses stratagèmes et ses réflexions sur les femmes en général et sur celles qu'il fréquente m'ont donné envie de fuir. Mais évidemment, il ne laisse rien paraître de son trop plein de condescendance et d'arrogance et arrive donc toujours à ses fins. Au second chapitre, nous découvrons Anna, fraîchement revenue à Paris pour reprendre ses études. Encore assez inexpérimentée à l'amour, elle va rapidement tombée sur un mystérieux jeune homme qui semble vouloir jouer avec elle. Est-il vraiment intéressée ? En tout cas, ses actes, ou ses absences d'actes justement, n'en donnent pas l'air. Le lien qui va naître entre les deux est quelque peu bizarre au départ. Non mais franchement, ça arrive réellement ce genre d'histoire ? J'ai une nouvelle fois halluciné lorsque ce (pas si) mystérieux homme, qui ne veut pas divulguer son prénom, continuait de jouer avec Anna tout en lui assurant être épris d'elle. Je pense qu'à la place de la jeune femme, je lui en aurais foutu une depuis longtemps.

Mais au fil du roman, il n'est plus seulement question de romance, mais également d'aventure avec Hugo. Déjà en "couple" avec Anne-Marie, une femme riche plus âgée, il va alors monté tout un plan afin de d'escroquer celle-ci. L'argent n'ayant jamais été un réel soucis dans sa famille, Hugo choisit encore une fois l'option de la facilité, rêvant de vacances au soleil et d'une vie dans soucis financier. La façon dont il traite Anne-Marie et ce qu'il pense d'elle sont diamétralement opposés et n'apporte pas toujours un appréciable contraste. J'ai eu souvent de la peine pur cette femme qui ne semble pas comprendre ce qui lui arrive. Au fil du roman, j'espérais réellement qu'Hugo se plante, qu'il échoue et qu'il ne gagne pas la fille au final tellement il m'a paru antipathique. Je me dis que si je n'avais eu que le point de vue d'Anna, j'aurais sûrement davantage apprécié cette histoire. J'aurais découvert ce jeune homme par le biais des yeux d'Anna sans réellement, comme elle, savoir le fond de sa pensée. Mais devoir rentrer dans sa tête a été le plus souvent horripilant et fatiguant. Je ressors donc de cette lecture sans réellement l'avoir apprécié. N'y attendant pas grand chose de prime abord, on ne peut pas dire que j'ai été déçue, mais je pense que je ne suis tout simplement pas la cible de ce genre littéraire que j'expérimente très rarement.



CONCLUSION
L'alternement des points de vue des deux personnages
 principaux est bienvenue vu toute l'antipathie que j'ai ressenti
 pour Hugo face à ses réflexions machistes, condescendantes, et
 parfois juste insupportables.

mardi 14 mars 2017

Au fond des bois, Karin Slaughter
Lena est flic. Un soir, elle est sauvagement agressée à son domicile. Alors que son
 mari Jared est touché à la tête, elle perd le contrôle et, prise d’une rage meurtrière,
 tue tout aussi sauvagement l’un de ses agresseurs. L’enquête commence, ardue
 et douloureuse. Ses ramifications rejoignent progressivement celles d’un autre dossier :
 l’investigation sous couverture menée par Will Trent pour localiser BigWithey, un
pédophile proxénète qui domine un trafic d’héroïne depuis son repaire, au fond des bois…



AVIS 


« À cette dernière pensée, son sourire s'élargit encore, ce qui lui attira quelques regards
 curieux. Il n'y avait pas grand monde qui affichait ouvertement sa joie au Grady,
 le dernier hôpital public d'Atlanta. Le personnel avait plutôt le comportement et
 l'apparence d'anciens combattants. Si la médecine était comme la guerre, le Grady
 ressemblait à Guadalcanal. Coups de couteau, passages à tabac, empoissonnements,
 viols, fusillades, meurtres, overdoses. Et ça, c'était juste en pédiatrie. »


Depuis que j'avais lu la chronique de Chess sur ce thriller, j'avais une grande envie de le découvrir. Et lorsque j'ai eu l'occasion de le lire grâce aux éditions Harper Collins que je remercie, j'ai sauté dessus. Et au final, je n'ai nullement été déçue par cet ouvrage qui m'aura procuré du suspense et de la consistance au niveau des personnages.

Après le fiasco de son groupe d'intervention lié à un trafic de drogues et à des meurtres, Lena n'est pas au but de ses peines. Quelques jours à peine après la fin de l'enquête, la flic et son mari, Jared, sont victimes d'une effraction de leur domicile qui va, par la suite, laisser tous les proches de Jared dans l'incertitude sur le retour de celui-ci parmi eux. Qui aurait le cran de s'attaquer à deux flics à leur domicile, et surtout, pour quelle raison ? Une unité va être déployée afin de comprendre les motivations des ravisseurs et pour essayer de comprendre le rôle de Lena dans cette histoire. Car les policiers en charge de cette enquête vont rapidement se rendre compte de la boucherie dont Lena est l'auteur. Les proches de Jared semblent tous la comme la coupable de ce malheur. Mais peut-on réellement les blâmer ?  

Car dès les les premières chapitres, l'auteure nous propose des personnages intéressants, remplis d'ambiguïté et possédant tous un passé lourd. Le lecteur se prend rapidement au jeu face à des protagonistes excellemment incarnés qui se retrouvent embarqués dans une intrigue à plusieurs branches qui petit à petit se rejoignent toutes. Il est facile de comprendre les liens conflictuels qui unissent Lena et Jared et la cause de la non reconnaissance de Lena par la famille de son mari. On peut dire que Lena est le plus souvent en roue libre, impulsive, et ne réfléchit pas réellement aux conséquences de ses actes, ceux-ci retombant généralement sur ceux qui veulent la protéger. C'est pour cela que la mère de Jared la renie, et c'est pour cela que Sarah, veuve du père de Jared, la déteste. Sarah, maintenant devenue médecin à l'hôpital d'Atlanta, a refait sa vie et a retrouvé le bonheur dans les bras de Will Trent, policier chevronné. Mais avec l'accident de Jared, le passé va précipitamment refaire surface et mettre au pied du mur Sarah qui va devoir peu à peu faire face aux mystères et aux mensonges de Will. Autour de tous ces personnages naviguent également l'ombre de BigWhithey, un criminel qui n'a jamais été appréhendé et qui se délecte à gangrener de petites villes afin d'engranger d'énormes profits. Pots-de-vins, trafics, meurtres, viols, ... La police tente tout afin de le retrouver. 

On peut dire que l'auteure ne ménage pas ses personnages qui vont devoir faire face tour à tour à la vérité. Blessés physiquement et psychologiquement, ils doivent réussir à franchir toutes les embûches pour être digne de trouver la vérité qui les aideront peut-être à avancer. Chacun des protagonistes est lié à ces divers événements, tous de manière différente et vont essayer individuellement de comprendre ce qui les a amené à ce désastre et la façon d'en sortir. Les secrets sont incalculables et vont barrer sans cesse la route des différents personnages. L'auteur joue avec eux et en parallèle avec le lecteur, ne laissant filtrer à sa guise quelques indices et révélations au compte-gouttes. Le lecteur reste alors toujours en éveil afin de saisir le fin mot de l'histoire. Le fait de suivre l'histoire dans un désordre temporel est plutôt intéressant et laisse encore davantage de place au suspense, ce qui rend encore plus forts certains bouleversements. Même si les chapitres du point de vue de Lena m'ont un peu moins intéressé, la trouvant le plus souvent antipathique, même si j'ai réussi parfois à compatir face à  son malheur, ce livre réussit parfaitement à construire des personnages consistants et peuplés de nuance, ce qui les rend pour la plupart attachants. Je me suis rendue compte après ma lecture, que certains personnages, particulièrement Will, étaient présents dans d'autres thrillers de l'auteure et que ce roman s'inscrivait dans une saga telle que celle de Franck Thilliez avec Franck Sharko & Lucie Hennebelle. Donc pas de panique, les différents romans peuvent se lire indépendamment sans ressentir un manque d'informations ou de contextualisation. Cela m'a seulement donné envie de découvrir en profondeur la saga Will Trent en commençant par le premier "tome", Tryptique. 


« Tu sais quoi? Il y a longtemps, mon père m’a dit que rêver de vengeance, c’était comme
 de boire du poison et s’attendre à ce que ce soit l’autre qui meure. »



CONCLUSION
Un thriller qui joint parfaitement suspense, tension et teneur
 psychologique des personnages. Le fait de mélanger passé et
 présent au fil des chapitres apporte encore davantage d'intérêt.

lundi 13 mars 2017

À chacun son rêve, Paul Ivoire
Sylvain Balmont, commercial dans une entreprise agroalimentaire, gagne le jackpot de
 l'Euromillions grâce à un SDF. Son premier réflexe est de retrouver le vagabond pour
 le remercier et lui venir en aide. Mais son bienfaiteur est mort. En pleine procédure de
 divorce, le Parisien n'a aucun projet. Et comme il se sent infiniment redevable,
 il décide d'enquêter sur le passé du SDF, Xavier Rosa, afin d'honorer sa mémoire.
 Ses investigations le conduisent à Villard-sur-Armançon, un village de deux cents
 âmes, perdu en Bourgogne à proximité d'Alésia. Deux familles de paysans – deux
 véritables clans – s'y livrent une guerre absurde à laquelle Rosa ne semble pas étranger.
 Malgré lui, Sylvain déterre des secrets que le maire voulait étouffer. Le conflit
 entre les deux hommes prend des proportions déraisonnables, chacun essayant
 de pousser l'autre à bout. Bien aidé par ses millions, le Parisien tient bon. Et au
 milieu des querelles qui agitent le village, il trouve enfin le moyen d'honorer la
 mémoire de son bienfaiteur : exaucer un rêve de jeunesse de Rosa, un projet un
 peu fou qui n'a pas fini de faire enrager le maire.



AVIS


Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Anne Carrière, et particulièrement Mathilde, qui m'ont fait redécouvrir le texte de Paul Ivoire. Car l'année dernière, Librinova m'avait proposé de découvrir La Guerre des milions auto-édité que j'avais bien apprécié. Cette année, cet ouvrage revêt un nouveau titre et plusieurs modifications grâce à sa publication chez la maison d'édition Anne Carrière. Loin de percevoir une certaine redondance à ma deuxième lecture de ce livre, j'ai rapidement soulevé les multiples transformations au sein de la narration et des dialogues, mais aussi les approfondissements au niveau des personnages et du décor qui m'ont fait davantage apprécié ce livre.

Lors d'un jour ordinaire dans un bar, Sylvain Balmont accepte de jouer à l'Euromillions avec les numéros donnés par Xavier Rosa, un SDF. Le lendemain, le commercial qui était en déplacement dans cette ville se rend compte qu'il a gagné le jackpot et veut donc en remercier son bienfaiteur. Mais alors qu'il décide de retrouver le sans-abri, il apprend sa mort. Seulement, Sylvain ne va pas abandonner l'idée de servir au mieux les intérêts de Xavier Rosa et décide alors de découvrir Villard, village où, lors de ses jeunes années, Rosa a rencontré l'amour de sa vie. Mais Sylvain va rapidement se heurter au silence et aux anciennes rixes des habitants de ce village. Car l'amie de Rosa se révèle être morte depuis ses dix-huit ans et tout semble être la faute du SDF. Le nom de Rosa est donc devenu tabou dans tout le village et beaucoup de ces habitants vont voir d'un très mauvais œil l'arrivée de Sylvain, qui celui-ci va tout tenter afin de déterrer la vérité. Quelle est la véritable cause de cette mort tragique ? Pour quelle raison les deux familles les plus importante de Villard, les Vichot et les Germain, se vouent une telle haine ? Alors que les Vichot vont tout entreprendre pour faire fuir le nouveau venu, Sylvain va devoir redoubler d'efforts afin de réussir à ne pas flancher face aux différents obstacles devant sa route.

La guerre entre les deux familles est vite exposée et apporte un intérêt supplémentaire à la mission de Sylvain. Les Vichot semblent être pour la plupart antipathiques alors que la majorité des Germain réussissent à se révéler sympathiques et attendrissants tels que Morgane que je me rappelle avoir bien apprécié lors de ma lecture de La Guerre des millions. Sylvain Balmont va beaucoup user de l'aide des adolescents Germain afin de découvrir la vérité et chacun prend son rôle très au sérieux. On ressent un réel approfondissement de ce côté-là par rapport à ma première lecture, ce qui est très plaisant. La narration s'est quelque peu modifiée, étant souvent plus fluide et plus agréable à la lecture. J'ai encore une fois apprécié suivre les différentes péripéties au sein de ce village où tous semblent avoir un ennemi. Une sorte de chasse au trésor naît du mystère de Rosa et le chemin pour découvrir la vérité est d'autant plus intéressant que la révélation finale en elle-même. Sylvain va se montrer de plus en plus retord face aux attaques du maire, et va réussir à créer quelque chose de surprenant et d'incroyable au bout de sa persévérance qui sera alors saluée. À chacun son rêve se révèle être un parfait livre feel good rempli de bons sentiments mais aussi d'aventures et de bouleversements très intéressants à suivre. 


« À chacun son rêve. Je n'ai pas trouvé le mien, alors j'emprunte celui
 de Roxa. Au moins il ne sera pas mort pour rien. »



CONCLUSION 
Encore meilleur que sa première ébauche auto-éditée, À chacun
 son rêve possède ce qu'il faut de mystère et de bons sentiments
 pour passer un agréable moment.