jeudi 22 juin 2017

Alter ego - Au-delà des apparences, Sélène Derose
Niya Clark, sérieuse et réservée, vient tout juste d’achever ses études supérieures
 avec une idée précise de son plan de vie. Mais tandis qu’un nouveau pan de
 celle-ci commence, et pas des moindres à ses yeux, un évènement va bouleverser son
 équilibre. Tout au long de son périple pour le retrouver, Niya, en proie au doute, 
 sera amenée malgré elle à remettre en question ses certitudes les plus profondes
 jusqu’à sa vision d’elle-même.



AVIS


Quelque peu déboussolée après avoir été percutée par une voiture, Niya Clark va reprendre à la sortie de l’hôpital le courant de sa vie au côté de sa meilleure amie Clariss. Assez réservée, Niya sait également se montrer généreuse, consciente de l'environnement qui l'entoure et sûre de ce qu'elle souhaite faire de sa vie après ses études. Douce et parfois fragile, le lecteur réussit facilement à s'attacher à cette jeune femme qui vit de choses simples, et à s'y identifier. Comme contraste nous est présenté son amie Clariss qui est plus excentrique et impulsive, ce qui rend ce duo d'autant plus intéressant. Clariss est une réelle bouffée d'air frais et de joie de vivre qui va s'occuper avec beaucoup de minutie de son amie. Leur rencontre avec un nouveau personnage qui va être un moment clé de l'histoire va leur apporter leur lot de surprises. Le lien entre les personnages est réellement mis en avant ce qui m'a particulièrement plu. 

Nénamoins, l'action ne se fait absolument pas attendre, apportant un parfait mélange entre péripéties et psychologie des personnages. On s'attend à découvrir un événement qui va chambouler le quotidien de Niya, mais l'auteure réussit très bien à nous surprendre et à nous emmener sur un chemin auquel on ne s'attendait pas. Le suspense reste entier jusqu'à la fin, celle-ci se montrant d'autant plus surprenante. Surtout qu'au vu du résumé, je ne m'attendais pas à découvrir un mélange de genres et de thèmes aussi dense. Entre thriller psychologique, découverte de la culture amérindienne que je connais très peu (ce qui m'a permis d'en découvrir davantage avec beaucoup de plaisir) et pointe de fantastique, on peut dire qu'il y en a pour tous les goûts sans que le tout devienne indigeste. L'auteur parvient à créer un mélange homogène qui ne part pas dans tous les sens et qui tient vraiment la route. 

Sélène Derose maîtrise bien son récit et grâce à son style fluide et accessible, il n'est pas difficile d'entrer dans son histoire pour ne plus en ressortir jusqu'à la page finale. Elle nous fait parfois tourner en bourrique, revenant sur ses pas, et nous lançant des fausses pistes pour davantage nous surprendre. Et je peux dire que j'ai été surprise, très agréablement surprise ! Le résumé ne dévoile que très peu de l'intrigue principale du roman ce qui permet de découvrir par soi-même le fond-même de l'histoire avec encore plus de plaisir. Je ressors donc très contente de cette lecture que j'ai pu découvrir grâce à l'auteure que je remercie. Cette aventure humaine m'a transportée grâce au style de Sélène Derose fluide et dynamique et aux personnages extrêmement attachants.



CONCLUSION
Un thriller très bien mené qui nous transporte et nous surprend
tout au long du récit. Les personnages sont très attachants et
 nous surprennent également. La fin est d'autant plus
 impressionnante.

mercredi 21 juin 2017

La Faucheuse tome 1, Neal Shusterman
LES COMMANDEMENTS DU FAUCHEUR :
TU TUERAS.
TU TUERAS SANS AUCUN PARTI PRIS, SANS SECTARISME ET SANS
 PRÉMÉDITATION.
TU ACCORDERAS UNE ANNÉE D'IMMUNITÉ À LA FAMILLE DE CEUX
 QUI ONT ACCEPTÉ TA VENUE.
TU TUERAS LA FAMILLE DE CEUX QUI T'ONT RÉSISTÉ.



AVIS


« La fin de la vie humaine était autrefois entre les mains de la Nature. Mais nous
 lui avons volé cette prérogative. Désormais, nous avons le monopole de la vie
 et de la mort. Nous sommes son seul distributeur. » 


Après le nombre d'avis, en majorité très positifs, sur ce premier tome, j'ai décidé finalement de le découvrir par moi-même. Je ne suis généralement pas très friande de la Collection R n'ayant lu que très peu de livres de cette collection et n'étant pas souvent très intéressée par ce qu'elle propose. Malgré cela, je me suis plongée dans le premier tome de La Faucheuse sans aucune réserve ou appréhension et j'ai pu alors découvrir un univers très bien détaillé et des personnages qui tiennent la route. Citra Terranova et Rowan Damisch vivent après l'Âge de la Mortalité, qui définit la société contemporaine avant 2042. Depuis que la science a découvert le secret de l'immortalité, la paix règne sur les différents continents, étant régis maintenant par le Thunderhead, une intelligence artificielle omnisciente qui gère tout ce qui est en lien avec la vie des nombreux habitants sur toute la planète. Néanmoins, il y a bien une chose que le Thunderhead ne s'occupe pas et qui est de taille : la mort. 

Alors que tout le monde peut vivre indéfiniment tout en ayant la possibilité de se se régénérer à l'âge que l'on désire, le problème de la surpopulation se pose de plus en plus. Néanmoins, dès le début de cette nouvelle ère, la Communauté s'est formée et a crée les faucheurs. Répondant à dix commandements et n'étant pas souscrits aux autres lois de la société humaine, le faucheur devra glaner un quota de personnes tous les trimestres sans parti pris et sans préméditation. Pour ceux qui acceptent leur sacrifice sera offert un an d'immunité à leur famille. Pour ceux qui, au contraire, résistent amèneront la mort sur la leur. Après leur rencontre avec le faucheur Maitre Faraday, Citra et Rowan vont devenir ses apprentis. Ils auront un an pour apprendre les règles des faucheurs et les différentes manières de glaner un être humain ou de se défendre contre ceux qui résistent. Les deux adolescents sont au départ réticents à sceller leur destin dans les mains de Maitre Faraday et à signer la fin de leur vie humaine auprès de leur famille. Mais au côté du faucheur, ils vont apprendre à se servir de leur force et de leur compassion afin de devenir le meilleur faucheur possible. Et Citra et Rowan doivent donner le meilleur d’eux-mêmes. Car à la fin, un seul pourra prétendre au statut de faucheur. 


« Hier vous étiez des dieux. Aujourd'hui vous êtes mortels. La mort est un
 cadeau que je vous fais. Acceptez-la avec grâce et humilité. » 


La compétition se fait alors rude, surtout face à certaines complications importantes au milieu du chemin. Au côté également de la reconnue Dame Curie, "la Marquise de la Mort", et de Maitre Goddard très controversé dans la Communauté des Faucheurs par sa vision implacable de son statut, les deux adolescents vont devoir montrer leurs facultés au détriment de l'autre tout en essayant de survivre jusqu'à l’ultimatum final. Ce qui est intéressant de constater est que Citra et Rowan, tout comme la plupart des apprentis avant eux, ne désirent aucunement être un faucheur. Les meurtres et autres violences physiques ayant dorénavant disparus au sein de cette société, les faucheurs sont presque les seuls à pouvoir apporter la mort. Cela les rend donc effrayants, les êtres humains cherchant soit à les fuir, soit à rechercher leurs bonnes grâces contre une année d'immunité. Les deux adolescents, qui sont loin d'avoir leur langue dans leurs poches, sont intrépides, rusés mais font également preuve d'une grande compassion, et pour cela, Maitre Faraday les considère comme les apprentis parfaits. Seulement, toute cette année d'apprentissage, mêlée à des confrontations complexes et à des jugements arbitraires, vont peu à peu les transformer, ne ressortant pas toujours forcément ce qu'il y a de meilleur en eux. Alors que Citra semble toujours rester dans le droit chemin, j'ai apprécier découvrir davantage Rowan face à ce qu'il doit endurer. La manière dont il réagit aux événements le rend plus ambigu, double, et plus intéressant selon moi. Et même si on se doute de leur détermination face à l'ultimatum qui leur ont été donné, c'est intrigant de voir la manière avec laquelle ils y parviennent.

Mais au-delà de l'apprentissage de Citra et de Rowan, l'auteur nous offre un univers parfaitement détaillé, ce qui est d'autant plus surprenant pour un roman classé jeunesse. Une certaine comparaison se fait entre cette nouvelle ère et la notre par le biais de la politique, des arts, de la religion, de la relation avec autrui, etc... C'est intéressant de s'interroger sur ce qu'on serait prêt à abandonner afin de vivre dans la paix. Malheureusement, celle-ci ne peut pas toujours être présente comme le confirme la Communauté des faucheurs. Ces derniers ont tous une manière différente de glaner, une morale propre à leur caractère, et ne peuvent donc pas toujours être tous en accord. Une véritable tension se forme entre les faucheurs conventionnels et ceux de la nouvelle génération qui perçoivent les humains comme inférieurs à eux. Certains, comme Maître Goddard et son élégie, se comportent comme des dieux se servant de marionnettes comme bon leur semble. L'écriture toujours fluide aide à ne pas se noyer dans le flot d'informations et de descriptions en apportant le parfait mélange entre narration et action. Après un premier tome aussi réussi, j'ai bien évidemment hâte de découvrir la suite avec ces deux personnages principaux intrépides et intelligents qui de leur simple statut d'humain n'avaient pas peur de défier la mort et qui maintenant vont se mesurer au monde entier. 


« Mon vœu le plus cher pour l'humanité n'est ni la paix, ni le confort ni la joie.
 Non. Ce que je nous souhaite, c'est de mourir un peu en nous-mêmes
 chaque fois que nous assistons à la mort d'un autre. Car seule la douleur causée
 par l'empathie pourra nous permettre de rester humains. Aucune version de
 Dieu ne pourra nous venir en aide si jamais nous perdons cette aptitude. »



CONCLUSION
Un premier tome très bien mené avec un univers parfaitement
 construit avec ce qu'il faut de descriptions. Les personnages
 sont également une grande force de ce roman, certains
 intrépides, d'autres plus sages, mais tous très intelligents.

lundi 19 juin 2017

La Belle Assise, Brice Milan
Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa
 tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?



AVIS


La Belle Assise qui balance entre romance et genre policier aura réussi à me surprendre, ce dont je ne m'attendais pas forcément au début de ma lecture. Il est vrai que lors des premières pages, j'étais sur mes gardes, quelque peu sceptique. J'attendais de voir si l'auteur comptait nous étonner malgré ce début de récit qui semblait déjà définir l'intrigue. Je sentais certaines choses arriver et je craignais que l'histoire soit attendue. Néanmoins, je peux déjà le souligner, ça n'a pas été le cas. L'auteur semble nous mener sur un terrain déjà exploité par d'autres mais décide finalement à un moment de l'histoire de prendre un certain virage en s'appropriant pleinement son récit et en apportant des rebondissements bienvenus. Le style d'écriture plutôt guindé peut interpeller jusqu'à ce que le lecteur l'apprivoise et le lie avec la personnalité du narrateur.

Vivant de son héritage paternel, Jean-Yves entretient une existence oisive et ne partage de véritables liens qu'avec un faible nombre de proches, particulièrement avec sa mère avec qui il garde un rapport complexe. Cette mère qui d'une part semble parfois le surprotéger  se révèle à d'autres moments quelque peu froide, ce qui peut intriguer surtout lorsqu'on la découvre à travers les yeux de son fils. Celui-ci ne semble pas avoir beaucoup d'occupations, de passions, de hobbies ; il mène réellement une vie simple même si agrémentée de certaines ressources matérielles grâce à ses parents. Célibataire, il va un jour rencontrer Emma, une jeune fille paraplégique, dont il discerne directement la beauté, celle de la fragilité de son état et celle de sa force à se battre pour vivre. Rapidement, Jean-Yves et Emma entament la conversation et, tout aussi rapidement, se lancent dans une relation singulière. Peut-être trop rapidement à mon goût. 

Le plus gros problème que j'ai rencontré avec ce roman est bien la rapidité de la première partie du récit. Même si la rencontre entre ces deux protagonistes souhaite s'interpréter telle une évidence, un coup de foudre pour Jean-Yves, ça m'a paru un peu trop facile et donc la suite un peu trop prévisible. J'aurais préféré passer plus de temps avec Emma, la cerner davantage, et que l'auteur la rende réellement sympathique tout en lui laissant sa part d'ambiguïté. Grâce à cela, j'aurais peut-être été davantage surprise et impliquée par le retournement de situation. J'ai donc commencé, comme je l'ai dit plus tôt, à m'inquiéter pour la suite de l'histoire, espérant beaucoup plus de surprises. Alors que la police commence à s'impliquer dans cette histoire et semble trouver en Jean-Yves un coupable idéal, les péripéties s'enchaînent et apporte finalement une nouvelle dynamique et plusieurs interrogations qu'on prend plaisir à résoudre au fil du récit. Entre secrets et mensonges, Jean-Yves n'a pas fini d'en apprendre davantage sur lui et sur ses proches, lui qui essaye à tout prix de comprendre Emma et les raisons pour lesquelles sa vie tombe en éclats. 

J'ai été alors dès ce moment plus d'une fois surprise par le chemin que prend l'auteur, lui qui distille quelques indices par-ci par-là et qui nous offre une véritable tension à la fin de son roman. Car rien ne semble être réellement ce qu'il représente, tous les personnages ne sont pas tout noirs ou tout blancs, gardant jusqu'à la fin une certaine ambiguïté pour la plupart d'entre eux. Les révélations finales fonctionnent très bien et apportent encore davantage de vraisemblance à tout ce plan orchestré d'une main de maître contre Jean-Yves. Je remercie alors grandement l'auteur pour m'avoir permise de découvrir son roman qui a su me surprendre et me faire apprécier Jean-Yves,ce qui n'était pas gagné d'avance.



CONCLUSION
Après une première partie du récit trop rapide pour moi, ne
 nous laissant pas le temps de s'attacher aux personnages, j'ai
 été davantage surprise par la suite qui tourne au règlement de
 compte et où le lecteur, en même temps que le narrateur, va
 découvrir diverses révélations intéressantes.

dimanche 18 juin 2017



Les livres :





Art (1994) de Yasmina Reza : Je viens de découvrir cette dramaturge que j'ai bien envie de suivre davantage. Cette pièce m'a particulièrement plu avec des thèmes sur l'amitié, la beauté universelle et artistique. J'aimerai bien voir la pièce jouée.
--> 17/20




La Passe-miroir : La Mémoire de Babel tome 3 (2017) de Christelle Dabos : Aussitôt reçu, aussitôt lu, ce troisième était extrêmement attendu. Même si j'ai un peu moins apprécié ce dernier tome, j'ai été fascinée par cette arche, Babel, et par toute la persévérance que doit avoir Ophélie afin d'arriver à ses fins tout en réussissant à retrouver Thorn qui se fait un peu attendre et à survivre.
--> 18/20





La chronique :
La Maison Atlantique (2014) de Philippe Besson



Les acquisitions :
              



Les films :



Tarzan (2016) de David Yates : Après quelques avis mitigés, j'ai voulu voir par moi-même ce film, surtout que j'aime beaucoup Alexander Skarsgard même s'il n'aura pas signé pour son meilleur rôle. J'ai trouvé les effets spéciaux bien réussis sur les animaux, les paysages très beaux et j'ai apprécié découvrir une autre histoire sur Tarzan ne s'attachant pas principalement à ses origines. Après, l'intrigue est trop facilement résolue et n'apporte pas assez d'intérêt car pas assez d'enjeux.
--> 14/20



Les séries télé :




Glitch saison 1 (2015) épisodes 4 à 6 : J'ai davantage apprécié les trois derniers épisodes où on en apprend plus sur ses revenants qui recouvrent peu à peu la mémoire. Par contre, il y a encore trop d'interrogations sur certains personnages comme la femme médecin ou le flic qui ne semble pas être dans le camp des revenants. Certaines intrigues m'ont particulièrement plu par leur potentiel pour la suite comme celle avec l'ancien maire.
--> 15,5/20

lundi 12 juin 2017

La Maison Atlantique, Philippe Besson
Jusqu'à l'été de ses dix-huit ans, tout le séparait de son père, un séducteur impénitent,
 sûr de lui, et qui s'était surtout illustré par son absence. Alors quand père et fils se
 trouvent enfin réunis, dans la maison familiale, face à l'océan, l'occasion semble
 propice à la réconciliation. Mais, en huis clos, les rancœurs enfouies peuvent
 resurgir, le souvenir d'une disparue remonter à la surface. Et certaines retrouvailles,
 prendre des allures de vengeance en marche...



AVIS


« Si j’avais éprouvé la morsure du manque, dès que je cessais de la toucher, je me
 serais coupé des théâtres d’ombres et de fantômes où ces vacances m’avaient
 malgré moi précipité. Si j’avais été amoureux, j’aurais été moins disponible pour la haine. »


Je dois dire que je ne me suis pas encore complètement remise d'un de mes plus beaux coups de cœur de l'année dernière, En l'absence des hommes. Avec ce premier livre lu de Philippe Besson, j'ai signé un longue route à parcourir ses multiples ouvrages. Et à chacun de ses livres, je suis toujours autant scotchée par cette plume percutante qui sait également se montrer douce et poétique, ce qui rend une histoire simple d'autant plus touchante. Avec La Maison Atlantique, je m'attendais à plonger dans les eaux tempétueuses d'une relation père-fils complexe, seulement il n'y a pas que cela. Philippe Besson nous prévient dès le début, ces vacances vont représentaient dans le dernier acte un événement  fondamental dans la vie du narrateur et de son père

Alors âgé de dix-huit ans, le jeune homme reste surpris que son père ait désiré se rendre en vacances avec lui dans la Maison Atlantique, un des derniers héritages de sa défunte mère. Seulement, en mauvais terme depuis plusieurs années, ce séjour qui aurait du pouvoir réconcilier ces deux hommes ne va que les éloigner davantage. Car le père est un dragueur invétéré, flambeur et arrogant, et son fils tout le contraire. Les conquêtes de son père ne l'avait jamais réellement intéressé depuis la mort de sa mère, mais celle-ci va rapidement le placer en tant que complice involontaire. Restant muet lors de l'évolution de cette relation amoureuse secrète, le jeune homme va rester spectateur de la pièce que joue son père avec sa nouvelle amante.  Les vacances du narrateur vont donc être entrecoupés entre ses moments intimes avec une relation florissante mais loin d'être passionnelle, ses confrontations avec son père, et les indices que laissent s'éparpiller les deux autres tourtereaux sur leur relation secrète.


« J’ai finalement dit : << Allons nous baigner >>, comme si l’eau de mer pouvait
 laver nos péchés, nous ôter la cruauté nauséeuse de nos omissions. » 


En fin de compte, le jeune homme reste finalement à l'écart et n'est présent pratiquement que pour observer la tournure de l'idylle de son père, mentant parfois pour son compte. Celle-ci ne va faire que renforcer sa haine contre son paternel et va l'aider à se rebeller quelque peu pour la première fois. Se découvrant personnellement, il va tenter de profiter a maximum de ses vacances. Ses émotions sont très bien retranscrites par l'auteur, sa colère, sa tristesse mais aussi souvent son côté apathique. N'ayant que son point de vue, son père est érigé réellement comme le grand méchant de l'histoire, même s'il reconnaît lui-même ses propres défauts qu'il excuse le plus souvent. On a alors le droit, comme avec Vincent dans En l'absence des hommes, à un adolescent conscient de la chance qu'il a (matériellement dans ce livre-ci), naïf, de mauvaise foi et susceptible, ce qu'il explique par son jeune âge. On aurait donc envie de lui remettre les idées en place à ces moments-là mais c'est ce qui fait également la sympathie du personnage. Il est de mauvaise foi et il en joue, il s'en amuse même. Lors de ma lecture, je me suis laissé surprendre à espérer quelques passage offrant le point de vue du père, mais je me suis dis qu'au final, ça n'aurait pas servi à grand chose. Plus occupé à vivre son histoire passionnelle entre amour et chantage affectif, il n'aurait eu presque aucune pensée pour son fils ce qui aurait rendu son personnage d'autant plus irritant. Mais je dois dire que pendant la majorité du récit, c'est bien de cette histoire d'amour que je me suis le plus préoccupée et de la place que prend le narrateur dans celle-ci. 

Comme je l'ai dit plus haut, il ne réagit pas, ne dit rien, mais observe toutes les étapes pour pouvoir raconter le tout avec nombre détails au sein de cette histoire. Ce n'est seulement après sa rencontre avec Jérémy que les passages sur les escapades du narrateur m'ont réellement intéressé. J'ai donc passé un bon moment de lecture avec ce récit qui n'apporte pas forcément de nouvelles thématiques mais qui décrit très bien celles avancées et explorées, avec tout la beauté et le naturel dont faire preuve style de Philippe Besson. Par contre, comme dans La Trahison de Thomas Spencerje suis assez déçue que la fin soit si prévisible, surtout quand l'auteur prévient dès l'incipit que quelque chose d'éminent va se produire. Et même si j'aurais aimé être plus surprise, je n'ai pas non plus apprécié toute la rapidité dont l'histoire fait preuve pour se conclure. J'ai ressenti cette fin comme bâclée, pas assez approfondie et décrite contrairement au reste du récit. Je ressors donc de ce livre un peu déçue par cette fin tout en ayant apprécié tout ce que l'auteur explore tout au long de son roman. Et ça m'a donné évidemment envie de continuer sur ma lancée, avec sûrement Vivre vite, une biographie de l'icône James Dean. 


« Si on m’avait convié dans ce vaudeville, j’aurais sans doute témoigné mon malaise,
 mais je m’en serais éloigné aussitôt. Parce qu’on me cachait tout, j’ai souhaité tout
 savoir. Être un grain de sable. »



CONCLUSION
Ce n'est pas le meilleur que j'ai lu de l'auteur mais j'ai apprécié
 suivre ce narrateur spectateur de l'idylle secrète de son père
 avec sa nouvelle amante et tout ce qui survient dû à sa position
 d'observateur et alors de complice. Sa relation avec son père
 est bien approfondie avec une plume toujours aussi touchante
 et percutante.



AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR
http://entournantlespages.blogspot.fr/2016/07/en-labsence-des-hommes-au-debut-il-est.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2016/09/la-trahison-de-thomas-spencer-paul.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2017/01/retour-parmi-les-hommes-en-1923-apres.html

dimanche 11 juin 2017




Les livres :




Rose+croix : L'Ouroborous (2017) de Lenie Lauren : Après le vol d'un mystérieux livre et d'un meurtre caché en accident, deux inspecteurs partent sur les traces de l'orogine de la pierre philosophale. Aidés par le fils de David et de sa professeur particulière, le lecteur est plongé dans une enquête mystérieuse et joviale par l'entente que forme les différents personnages.
--> 14/20





La Belle Assise (2017) de Brice Milan : Même si j'ai trouvé que les prémices de l'intrigue étaient trop rapidement amenées et le style guindé, en lien avec la personnalité du narrateur, j'ai ensuite bien apprécié ce court thriller qui a réussi à me surprendre.
--> 14/20





La Faucheuse tome 1 (2017) de Neil Shusterman : L'auteur offre dès ce premier tome un univers très bien construit, en contraste avec le monde actuel avec une autre approche de la vie et de la mort. Les personnages sont farouches et rusés et doivent survivre à plusieurs enjeux au fil du roman qui sont captivants.
--> 18/20



Les chroniques :
ALIENOR : L'Origine de toutes haines (2017) d'Aurélien Grall
Orage à l'Oyat des dunes (2017) d'Isabelle Bergi
L'Écorchée (2013) de Donato Carrisi



Les acquisitions :
         



Le film :



L’Armée des douze singes (1995) de Terry Gilliam : Comme j'ai adoré la série inspirée de ce film, 12 monkeys, je ne pouvais pas passer à côté de ce film plus longtemps. Malheureusement, à part le jeu de Bruce Willis, Madeleine Stowe, et Brad Pitt qui m'a le plus surprise, j'ai trouvé le tout beaucoup trop lent, surtout la première heure où j'ai presque interrompu mon visionnage. La fin est plutôt prévisible mais j'ai quand même pris plaisir à regarder ce film par les thèmes qu'il aborde, même s'il a quand même vieilli.
--> 14/20



La série télé :


Glitch saison 1 (2015) épisodes 1 à 3 : Je reste perplexe sur cette série australienne. L'idée de faire revenir un petit nombre de morts à la vie est bonne, jouant sur leurs souvenirs du passé et la prise de conscience d'être également dans le présent, les acteurs jouent plutôt bien, mais il me manque toujours quelque chose pour passer un bon vrai moment. La première et seule saison pour le moment ne compte que 6 épisodes, donc je compte aller jusqu'à la fin, espérant obtenir beaucoup plus de réponses et ne pas tomber dans la facilité pour quelques trames scénaristiques à propos des personnages.
--> 14/20

jeudi 8 juin 2017

L'Écorchée, Donato Carrisi
Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes,
 le département des personnes disparues. Incapable d'éprouver la moindre émotion
 et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de 
 ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces
 « victimes potentielles d’homicides ». Soudain, l’un d’eux réapparaît... et tue.
 Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent,
 transformés en assassins. Epaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en
 interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse
 convaincante, solide, rationnelle. Une « hypothèse du mal ».



AVIS


« S’il existait un seul homme sur la terre, serait-il bon ou mauvais ?
- Ni l’un ni l’autre…. ou peut-être les deux.
- Exact. [...] Parfois le bien et le mal sont le résultat d’une convention mais, surtout,
 ils n’existent pas sous une forme absolue. L’Hypothèse du mal dit : << Le bien de
 certaines coïncide toujours avec le mal d’autres mais le contraire vaut également. >> » 
 
 
Plusieurs années après avoir dévoré Le Chuchoteur, un thriller excellemment mené et captivant, il était temps que je découvre plus amplement la bibliographie de Donato Carrisi, avec cette fois-ci L'Écorchée, où Mia revient sept ans plus tard pour une enquête tout aussi complexe. Depuis la fin du Chuchoteur, Mia reste blessée par ce qu'elle a du enduré et a du mal à reprendre sa vie en main dans sa sphère intime. Elle redouble alors d'efforts dans son travail aux Limbes, la section de recherche des disparus. Seulement, un de ses disparus va tout à coup revenir d'entre les limbes pour tuer une famille dans leur maison. Quelles sont ses raisons ? Pourquoi revenir maintenant ? Est-ce qu'il compte récidiver ? Les policiers n'ont pas le temps de répondre à ces questions que d'autres disparus reviennent pour amener la mort autour d'eux. Mia est alors chargée avec ses collègues de l'affaire, elle qui semble avoir un don pour comprendre le profil psychologique des tueurs. Néanmoins, elle ne sait comment arrêter toute cette violence à mesure où elle frappe par l'intermédiaire de tous ces "revenants". 
 
Rapidement, un lien semble se faire entre toute cette affaire et une autre vieille de plusieurs années. Afin d'y voir plus clair, son supérieur Stephanopolous l'intime à rencontrer Simon Berish, un flic expert en interrogatoire et le chat noir de son département. De manière officieuse, Mia et Simon vont collaborer ensemble afin de découvrir qui est la personne qui tient les ficelles de cette machinerie. Les deux flics vont devoir redoubler d'efforts à chaque indice qu'ils glaneront jusqu'à se mettre en danger pour enfin connaître la vérité. Ce duo de flic m'a particulièrement plu même s'il n'innove pas dans le genre. Chacun porte sur ses épaules ses propres démons, à la différence que le lecteur ayant lu Le Chuchoteur et lisant celui-ci comprend ceux de Mia. Pour ceux de Simon, c'est tout autre chose au vu de sa carapace et de l'ambiguïté qu'il aime laisser planer autour de lui. Vu comme un paria dans son métier, il est pourtant extrêmement doué pour comprendre les gens et pour enfermer les coupables. Alors pourquoi est-il relégué sur le banc de touche depuis toutes ces années ? Les rumeurs sur lui sont-elles vraies ? L'auteur a très bien réussi à apporter la juste dose de mystères à propos de ce personnage qui se révèle intrigant et double. 
 
Mia de son côté se plonge le plus possible dans son travail pour ne pas avoir le temps de réfléchir à ce qui lui est cher et qu'elle pourrait perdre à tout moment. Au fil du récit, le lecteur ressent parfaitement les failles de cette femme brisée qui n'arrive plus à ressentir de l'empathie pour les gens qui l'entourent. Ce manque d'émotions l'aide encore davantage à se dissocier et à comprendre les enjeux de toute cette enquête en lien avec l'Hypothèse du mal. Celle-ci est très bien expliquée et aide à mieux comprendre les actions de ces différents tueurs revenus dans le monde réel. Donato Carrisi prend bien le temps d'apporter autant d'éléments et d'informations que nécessaire afin de toujours garder le lecteur en haleine tout en le faisant réfléchir. Les multiples descriptions et documentations sont d'autant plus importantes et bienvenues dans ce thriller complet qui joue à la fois sur la psychologie des divers personnages, principalement Mia et Simon, sur l'additivité de l'intrigue avec de nouveaux indices qui se dévoilent peu à peu et sur un profond approfondissement du récit pour coller au mieux au réel. 
 
C'est tellement jouissif de se plonger dans ce genre de thriller où rien de manque ! Décidément, je vais continuer à découvrir cet auteur italien très talentueux et qui crée toujours des atmosphères sombres et parfois oppressantes faisant gravir des psychologies multiples tout autour. Les derniers chapitres ne nous laisse pas le temps de souffler, les événements et dangers s'enchaînant tour à tour jusqu'au bouquet final qui m'a bien surprise, comme pour la plupart je pense. Si vous êtes un(e) fan invétéré(e) des thrillers bien menés, je ne peux que vous le recommander. Et si vous n'avez pas non plus lu Le Chuchoteur, foncez ! 
 
 
« Nous, aux Limbes, nous ne forçons personne à revenir, disait toujours Steph. Nous
 voulons seulement nous assurer qu’il ne s’est rien produit de grave. »
 
 
 
CONCLUSION
Un thriller très bien mené et construit avec une Mia quelques
 peu brisée mais qui a toujours autant de talent pour se plonger
 dans la psychologie des tueurs, aidée de Simon, un personnage
 ambigu et intrigant.

mercredi 7 juin 2017


Avec un peu de retard, je vous retrouve pour mon bilan du mois de mai qui a été plutôt bien rempli malgré les impératifs du quotidien. Mon mois a été particulièrement rempli de très bonnes lectures, ne comptant que deux déceptions sur les quinze livres que j'ai lu, j'en suis très contente. Pas réellement de coups de cœur mais des histoires que je conseille à tous de découvrir comme :



Mes lectures :
  • Les Pâtes froides de Svetlana Kirilina : J'avais déjà découvert l'auteure dans un genre plus burlesque. Avec celui-ci, l'auteure explore un univers post-apocalyptique où le lecteur va avoir le plaisir de suivre pas à pas différentes périodes historiques fictives avec des personnages qui risquent leur vie au nom de la liberté. 
  • Sans issue : Le Lac tome 2 de Svetlana Kirilina : J'ai également lu ce mois-ci de cette auteure le deuxième tome de sa nouvelle saga traitant également de la question de la liberté, plus particulièrement dans cet épisode du libre-arbitre, sous un régime plus ou moins autoritaire. Chaque premier du mois, un nouvel épisode d'une cinquantaine de pages sort, et j'ai très envie de découvrir le troisième publié ce mois-ci. 
  • L'Écorchée de Donato Carrisi (chronique prochaine) : Après Le Chuchoteur qui avait été une claque phénoménale il y a quelques années, j'ai enfin pu découvrir la suite des aventures de Mia, cette fois-ci affectée aux Limbes, à la recherche de personnes disparus. Encore terriblement touchée par ce qui lui est arrivé sept ans plus tôt, Mia va tenter de résoudre au mieux cette nouvelle enquête où elle devra se rapprocher au mieux du coupable sans perdre à nouveau la raison.

  • Les Rumeurs d'Issar : Le Talisman perdu tome 1 de Marie Caillet : Ancré dans un univers exotique porté par la magie des signes astrologiques, le suspense de ce premier tome est constamment au rendez-vous ne se laissant pas aller dans la facilité, et donne très envie de se replonger dans cet univers déjà bien travaillé avec la suite. 
  • La Saga des Éternels : Le Codex d'Altura tome 1 de James Maxwell : Ce premier tome est également très détaillé tout au long de ses sept cent pages, où une enchanteresse et un épéiste doivent réussir à se battre pour le royaume, pris au piège entre guerres de territoires opposant divers hauts seigneurs, et menaces quant à la perte de leur magie par un mystérieux commanditaire. 
  • La Bête humaine d'Émile Zola (chronique prochaine) : Dans un tout autre registre, je me suis lancée dans La Bête humaine, cinquième roman que je lis de l'auteur. Avec les deux derniers, je commençais à m'habituer aux longues descriptions dès le début du récit, mais ici je suis rentrée directement dans l'histoire qui met en lumière tout ce que peut engendrer la folie humaine. C’est pour le moment un des meilleurs livres que j'ai lu de Zola.

  • Sans issue : Le Silence tome 1 de Svetlana Kirilina : Placé en dessous du deuxième, ce premier épisode ne m'a pourtant pas déplu, loin de là. J'ai été surprise de la vitesse avec laquelle je me suis intéressée aux personnes et à leur quotidien au sein de cette société qui les infantilise et les enserre, et de l'absence de besoin à approfondir ce récit. Très court, il se suffit à lui-même et n'a pas forcément besoin de suite. 
  • Shewolf : L'Apprivoisement tome 1 de S.N Lemoing : Ce mois-ci, j'ai également retrouver la plume d'une auteure auto-éditée qui m'avait fortement impressionnée par son premier roman : L.N Lemoing. Ici avec Shewolf, pas de fantasy mais bien de la bit-lit avec un changement flagrant de style, mais qui m'a beaucoup plu, et une héroïne à laquelle on peut facilement s'identifier. Je prendrais beaucoup de plaisir à lire la suite. 
  • ALIENOR : L'Origine de toutes haines d'Aurélien Grall : Ce livre a également été une lecture agréable même si j'ai mis du temps à rentrer entièrement dans l'histoire. Ces jeunes filles isolées de leur famille qui deviennent au sein de ce pensionnat de redoutables espionnes m'ont touché par leur force mais également par leur douceur et leurs faiblesses. Le suspense est au rendez-vous en nous laissant surpris à la fin.

  • Mes 7 ex de S.N Lemoing : Encore un autre livre de S.N Lemoing et un tout autre style d'écriture avec ce contemporain très sympathique qui m'a fait passé un bon moment, entre rire et parfois compassion pour Juliette qui tente de retrouver l'amour parmi ses ex et qui connait alors de multiples désillusions. Heureusement, ils ne sont pas tous irrécupérables ! 
  • Orage à l'Oyat des dunes d'Isabelle Bergi : Un autre contemporain tout aussi sympathique où plusieurs couples d'amis décident de partir en vacances au sein de la même maison. Le manque cruel de communication se fait rapidement ressentir, créant des tensions et des malentendus mais aussi la révélation de quelques mystères. 
  • La Maison Atlantique de Philippe Besson (chronique prochaine) : Et un troisième contemporain et également le quatrième livre que je lis de l'auteur. J'ai beaucoup apprécié l'exploration de la relation entre le narrateur et son père et l'histoire de celui-ci avec sa nouvelle amante. Mais comme pour La Trahison de Thomas Spencer, la fin est beaucoup trop prévisible pour prendre réellement du plaisir à la découvrir finalement.

 
  • Corps d'État de Christophe Martinolli : J'ai été tiraillée à la fin de ce thriller. J'ai beaucoup apprécié l'intrigue qui est bien amenée et construite, son déroulement étant très intéressant. Mais c'était beaucoup trop court pour que je prenne davantage de plaisir. J'aurais aimé plus d’approfondissement dans l'intrigue et les personnages. 
  • La Voie des oracles : Thya tome 1 d'Estelle Faye : Contrairement à beaucoup, j'ai été très déçue par ce premier tome. Je n'ai pas accepté l'intrigue de base qui est de suivre aveuglément cette jeune oracle qui suit un but qu'elle ne connaît et qu'elle ne comprend pas. Ne sachant pas ce qu'elle va découvrir au bout de sa route, je n'ai pas réellement su m'intéresser au manque d'enjeu de sa quête. Et dès le début, j'ai eu beaucoup de mal avec le style de l'auteure que j'ai trouvé parfois hachée ou pas naturelle. 
  • La Femme nue d'Elena Stancanelli : Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une aussi grosse déception. Ce livre s’est révélé vide de sens et d'intérêt pour moi. La narratrice est insupportable à toujours se morfondre et s'auto-flageller, l'histoire avance très lentement et arrivé enfin au bout, j’ai l'impression de n'y avoir rien retiré. Pour moi, même le style ne relève pas le niveau donc ça a été vraiment une très mauvaise lecture.


Mes acquisitions
Orage à l'Oyat des dunes, Isabelle Bergi
La Maison Atlantique, Philippe Besson
Les Rumeurs d'Issar : Le Talisman perdu tome 1, Marie Caillet
ALIENOR : L'Origine de toutes haines, Aurélien Grall
Sans issue : Le Silence tome 1, Svetlana Kirilina
Sans issue : Le Lac tome 2, Svetlana Kirilina
Mes 7 ex, S.N Lemoing
Shewolf : L'Apprivoisement tome 1, S.N Lemoing
Corps d'État, Christophe Martinolli
La Femme nue, Elena Stancanelli

Aliss, Patrick Senécal
Les Aventuriers de la mer intégrale 1, Robin Hobb
Le Dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo
Dead zone, Stephen King
Rose+Croix : L'Ouroborous, Lenie Lauren
Les Sentiers des astres : Manesh tome 1, Stefan Platteau



Mon prévisonnel :
         

    



Je vous souhaite un bon mois de juin et de bonnes lectures !

mardi 6 juin 2017

Orage à l'Oyat des dunes, Isabelle Bergi
Ronchon par nature, Antoine n'a pas les vacances dont il a rêvé. Est-ce une raison
 pour gâcher celles de sa femme et de ses amis? Au vu des caractères très hétéroclites
 des protagonistes, leur escapade finistérienne risque de vite devenir orageuse... Des
 conflits vont inévitablement surgir et les secrets éclater au grand jour. Un roman
 qui vous garde en haleine et une question qui demeure en suspens, l'amour et l'amitié
 peuvent-t-ils survivre à toutes les épreuves ?



AVIS


Lors des vacances d'été, trois couples d'amis décident de séjourner au bord de mer au sein de la même maison. Alors qu'ils espèrent tous passer un bon séjour, il ne faut pas attendre longtemps avant les premières incartades. Surtout qu'Antoine, qui n'avait pas vraiment prévu ce genre de vacances, a décidé de ne faire aucun effort afin que celles-ci se déroulent au mieux. Gabrielle, Antoine, Anna, Simon, Lauriane et Paul se retrouvent donc dans cette maison commune où ils vont tenter de passer le meilleur séjour possible entre amis. Seulement, chacun possède un caractère bien différent, ce qui est sûrement ce qui plaît à chacun dans leur quotidien, mais qui ici ne va provoquer que des tensions à habiter si près les uns des autres. Avec un manque cruel de communication entre eux, les vacances vont apporter au fil du récit son lot de disputes mais également par la suite de mystères et d'interrogations. Orage à l'Oyat des dunes est un roman rafraîchissant, parfait pour l'été, qui vous mènera au plus proche des tensions et malentendus entre son conjoint(e) et/ou ses amis.

Avec au départ, l'impression de me retrouver dans Les Petits Mouchoirs, chaque personnage se dévoile peu à peu et laisse apparaitre ce qui chez lui pourrait être objet de tension comme Antoine qui ne fait aucun effort, Anna qui domine complètement son mari, etc... Ils ne vont pas forcément profiter de leur vacances mais donnent au lecteur des scènes très intéressantes et qui laissent parfois place au émotions. Car les protagonistes peuvent se révéler bien énervants, restant sur leur position ou tout simplement à cause de leur caractère. Seulement,  l'auteure nous aide également à grandement compatir avec eux suite aux révélations auxquels ils vont devoir faire face. Le lecteur se laisse réellement embarquer dans ce récit où il va se poser lui-même des questions, échafauder quelques réflexions jusqu'à se laisser surprendre par cette fin que beaucoup ne verront pas venir. Je remercie donc l'auteure pour l'envoi de son roman qui m'a agréablement surprise. Il nous met face pour la plupart à nos propres relations avec nos proches, nous faisant observer que les disputes et les malentendus commencent le plus souvent dû au manque de communication entre les différentes personnes.



CONCLUSION
Un contemporain rafraîchissement où les tensions entre amis et
 entre conjoints sont au centre de l'histoire laissant apparaitre
 peu à peu les quiproquos et des révélations dures à accepter.

lundi 5 juin 2017



ALIENOR : L'Origine de toutes haines, Aurélien Grall
Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l'arrachent à sa famille pour la
 conduire dans une école privée, l'Académie Aliénor d'Aquitaine. Le pensionnat d'élite
 est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l'a vue
 naître. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend 
 progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse,
 qu'elles sont promises à de plus beaucoup plus sombres desseins...
 
 
 
AVIS
 
 
Je ne suis pas habituée à lire des romans d'espionnage ou en rapport avec la politique. Et pourtant, j'ai beaucoup apprécié ALIENOR : L'Origine de toutes haines que l'auteur m'a gentiment envoyé. À l'ouverture de ce livre, le lecteur prend connaissance d'un projet autour du pensionnat ALIENOR, visant à entrainer de jeunes filles à devenir des espionnes professionnelles. Seulement, cette école va promettre à Alexia, Jade, Clarisse et aux autres filles de nombreuses surprises. L'auteur prend le temps de bien contextualiser l'intrigue et les personnages un par un, ce qui ne m'a pas forcément aidé au départ à apprivoiser ce roman, trouvant le tout un peu trop explicatif au détriment d'une certaine dynamique. Néanmoins, les éléments s'enchainent ensuite les uns après les autres, le suspense n'étant jamais délaissé tout comme l'originalité dont fait plusieurs fois preuve ce récit. Ces jeunes filles vont devoir s'acclimater à ce fort bouleversement loin de leur famille, et réussir à survivre dans ce nouveau monde difficile et où aucune erreur n'est autorisée. Le lecteur est alors témoin de scènes particulièrement fortes où la surprise et l'indignation peuvent poindre le bout de leur nez. Ces diverses filles vivent dans des conditions extrêmes, ce que le lecteur peut découvrir par leur entrée au pensionnat jusqu'à leurs souvenirs par la suite.

Ce roman paraît être scindé en deux avec une première partie où les jeunes filles prennent connaissance de leur nouvelle vie vouée à leur nation, et la seconde où les effets et les répercussions de cette éducation particulière surgissent. La raison de tout cet embrigadement nous est alors expliqué et ne déçoit pas tellement il est surprenant. Même si l'histoire se déroule dans une société fictive, l'auteur donne de l'importance à rendre le tout réaliste par l'intermédiaire de descriptions souvent minutieuses, particulièrement au sujet des armes. Les personnages féminins arrivent à se montrer touchantes par ce qu'elles doivent endurer, devant cacher leur faiblesses afin de réussir à avancer. Regardant parfois en arrière, elles se révèlent pour la plupart particulièrement fortes et intelligentes. Le style d'écriture m'a plu, réussissant le plus souvent à trouver le bon équilibre entre émotion et action, celle-ci étant toujours présente pour notre plus grand plaisir.



CONCLUSION
J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le récit, mais ensuite, je
 n'ai plus réussi à le lâcher grâce à l'action et au suspens
 toujours présents et au réalisme apporté à l'histoire.



dimanche 4 juin 2017




Les livres :





La Femme nue (2017) d'Elena Stancanelli : Je n'ai vraiment pas réussi à apprécier ni l'histoire, ni le style, ni le manque de dynamisme, ni le personnage principal qui m'a donné envie de me tirer les cheveux de la tête. Heureusement qu'il est court, malheureusement les thèmes qui auraient pu être intéressants sont traités d'une manière trop malsaine et invraisemblable.
--> 03/20 (chronique)







La Maison Atlantique (2014) de Philippe Besson : Une autre lecture de Philippe Besson qui, comme La Trahison de Thomas Spencer, ne restera pas gravé dans ma mémoire mais que j'ai néanmoins bien apprécié. La relation père/fils n’est au final pas le point majeur du roman mais la fin est beaucoup trop prévisible.
--> 14/20




Orage à l'Oyat des dunes (2017) d'Isabelle Bergi : Avec une écriture fluide, ce livre a été très sypathique. Il traite bien du manque cruel de communication dans certains couples et groupes d'amis en immiscant au fil du roman des touches de mystère. On peut facilement d'identifier aux personnages qui proposent une personnalité unique pour chacun.
--> 15/20
 











ALIENOR : L'Origine de toutes haines (2017) d'Aurélien Grall : Même si j'ai trouvé le début un peu lent, j'ai réussi à beaucoup m’intéresser à la suite. Dans le thème de l'espionnage, l'auteur nous plonge dans cette école qui entraine des petites filles à devenir des machines à tuer. Entre suspense, action et politique, je suis facilement parvenue à m'immerger dans ce roman.
--> 16/20


La Bête humaine (1890) d'Émile Zola : Même si j'ai mis un peu de temps à le finir, c’est un des meilleurs livres de Zola que j'ai lu pour le moment, moins bon que Germinal, mais au même biveau pour moi que L'Oeuvre. Cette œuvre sombre laisse place à toute la folie meurtrière de l'homme, ses penchants pour la destruction et la manipulation. Quelques passages sur la description de trains ou de chemins ferroviaires sont parfois un peu longs mais à part ça, c'est du très bon !
--> 16/20



Les acquisitions :
                   



Les films :

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar 5 (2017) de Joachim Rønning : Avec les avis négatifs que j'avais lu, j'avais un peu peur de la qualité de ce cinquième film. En sortant de la salle, j'étais très contente, j'ai vraiment passé un bon moment au niveau visuel et de l'ambiance générale. Quelques jours plus tard, je ne peux que souligner les défauts de ce nouveau film comme le côté insipide des deux nouveaux personnages, surtout Henry, du changement radical de Jack Sparrows, qui m'avait déjà dérangé pendant mon visionnage. Quelques facilités et incohérences sont toujours présentes mais le film ne se prenant pas au sérieux, je suis vite rentrée dans l'histoire. La fin m'a un peu dérangé par rapport au troisième film et la scène post-générique est incompréhensible au vu de la résolution de La Vengeance de Salazar. À voir si cette scène se réfère à une éventuelle suite ou si, comme d'autres scènes post-génériques de cette saga, n'aura aucun incident.
--> 16/20



Les séries télé :

Luke Cake saison 1 (2016) épisodes 9 à 13 : J'avais été très hypée par le début de saison, appréciant beaucoup l’atmosphère de ce quartier, cette guerre entre Luke Cage et
Cottonmouth aidé de ses sbires. Mais au fil de la saison, les méchants s’enchaînant sans se montrer convaincants, surtout Diamondback qui m'a fait plus rire qu'autre chose. Au final, l'intrigue tourne un peu en rond, manquant parfois de suspens. J'ai préféré Luke Cage en personnage secondaire dans Jessica Jones. Ce personnage me parait un peu trop fermé la plupart du temps, et beaucoup trop gentil. J'aurais aimé découvrir davantage de nuances.
--> 15/20


American gods saison 1 (2017) épisodes 2 à 5 : Toujours autant intriguée par cette série, j'ai attendu que quelques épisodes sortent pour pouvoir me les mater un par un à une vitesse folle. J'adore l'esthétisme de la série, même si certaines scènes semblant sortir de série Z, et les personnages sont vraiment très bien interprétés. Au milieu de la première saison, j'espère qu'on va quad même avoir davantage de réponses à nos questions, le tout restant assez flou pour le moment. Mais avec le Voyageur, Ombre, le leprechaun ou encore Czernobog, c'est toujours un plaisir de regarder chaque épisode qui nous laisse toujours un goût de reviens-y.
--> 17/20