dimanche 27 novembre 2016


Bonjour, nous voici aujourd'hui avec le bilan de la semaine ! J'ai été plutôt homogène cette semaine pour ce qui est des différentes catégories, même si j'ai été mieux servir par les livre set les séries. Regardons tout ça :


Les livres de la semaine :
Transchaco d'Alain Keralenn (chronique) : Transchaco a été une bonne petite surprise où l'on suit les aventures d'un jeune ethnologue français au fin fond du Paraguay à la recherche du trésor de l'El Dorado et à la poursuite de la vérité.
--> 16/20
Walking dead : Cette vie derrière nous tome 2 de Robert Kirkman : Le dessin est un peu plus brouillon que le premier tome et l'histoire se déroule un peu trop rapidement à mon goût, certaines péripéties se dénouant trop facilement. Mais c’est toujours un plaisir de suivre Rick et ses amis qui ne peuvent jamais se reposer au milieu de tous ces rôdeurs. 
--> 16/20  


Les films de la semaine :
Smashed de James Ponsoldt (2012) : J'ai apprécié découvrir Aaron Paul autrement que dans Breaking bad (même s'il est toujours dépendant de ses addictions) et suivre aussi l'évolution de cette jeune femme qui veut à tout prix s'en sortir face à sa chute quotidienne par l'alcool. Malheureusement, ça n'a rien d'original, c'ets parfois très lent et la fin ne m'a pas convaincue du tout. Je ne retiens que le bon jeu des acteurs.
--> 12/20
War dogs de Todd Phillips (2016) : Moi qui adore Miles Teller, j'avais vraiment envie de voir ce film qui, par la bande annonce, avait l'air très drôle. Mais en définitive, ce film l'est parfois mais il est surtout très décousu. Trop de scènes m'ont fait sortir du film tellement c’était lent et pas forcément intéressant. Je m'attendais à rire aux éclats, et finalement j'en étais loin...
--> 11/20



Les séries de la semaine :
The Walking dead saison 7 épisodes 2-5 : Après le choc engendré par le premier épisode de cette nouvelle saison, la suite fait diminuer la pression tout en restant très intéressante. On retrouve, groupes par groupes au fil des épisodes, tous nos personnages qui continuent, malgré tous les obstacles, à rester en vie face à la menace Negan.
--> 16/20
Modern family saison 3 épisodes 23 et 24 : Cette troisième saison m'a vraiment plu, je m'attache de plus en plus aux personnages au fil des saisons. Les Dunfy-Pritchet sont adorables et se mettent dans des situations toujours très drôles. La fin de saison promet une belle surprise pour la prochaine et j'ai hâte de voir la réaction des personnages.
--> 17/20
Masters of sex saison 4 épisode 10 : J'ai un peu moins apprécié cette dernière saison. Libbie est vraiment celle qui se révèle cette année, Bill renaît de ses cendres, mais Virginia, depuis la troisième saison, est beaucoup plus froide et calculatrice et montre parfaitement son jeu dans ce dernier épisode. Par contre, j'ai peur qu'il n'y ait pas de suite et de ne pas avoir tous les réponses à mes questions (où est Betty sérieusement ?!) 
--> 17/20

vendredi 25 novembre 2016




Transchaco
Une macabre trouvaille lors d'une vente aux enchères, l'obsession d'un riche
mécène, sa fascination pour une légende qui a traversé les siècles : voici la trame
d'un récit qui traverse les grandes étendues du Chaco paraguayen, entre paysans
mennonites et indigènes révoltés. Julien, jeune ethnologue en quête d'une destinée,
s'engage dans ce périple avec l'enthousiasme du néophyte. Il rencontre sur sa route
- la Transchaco - de fortes personnalités, qui ont moins de scrupules que lui. Les
rivalités qui s'expriment ici peuvent mener loin, jusqu'au crime. La naïveté de
Julien lui sert un temps de bouclier. Mais les événements se chargeront de lui
montrer que les plans les mieux établis ne pèsent pas lourd lorsqu'ils sont
confrontés aux codes d'une société âpre et fruste.




 
AVIS 
 
 
Quatrième partenariat avec Librinova, Transchaco se révèle être le meilleur que j'ai lu pour le moment. Oui, je m'attendais à voyager, seulement je ne pensais pas que je serais autant intéressée par cette quête au trésor en Amérique latine. Alain Keralenn est parvenu facilement à me faire accrocher à son récit où tensions territoriales et mystères sont mis en lumière. Alors que Julien pose le pied dans le Chaco, il va, surpris lui-même, entièrement se révéler et revenir transformé de ce voyage. Je ressors de cette lecture pleine d'envie d'en apprendre davantage sur cette région du monde, avec particulièrement la guerre du Chaco entre le Paraguay et la Bolivie dans les années 30, et satisfaite de l'intrigue.

Julien, travaillant dans le secteur des ventes aux enchères malgré ses désirs de développer ses aptitudes et ses acquis théoriques en ethnologie, va débuter un nouveau travail qui va finalement le révéler quelque peu à lui même. Par l'intermédiaire d'un riche mécène passionné par les objets pré-colombiens, Gérard de Lumiel, Julien va partir en quête de l'El Dorado, trésor présumé caché en Amérique latine, qui va le faire découvrir Filadelfia, petite ville du Paraguay. Grâce à ses habitants, le jeune ethnologue va comprendre peu à peu les tensions profondes entre les Ayoreo, dont Mateo, peuple nomade vivant d'us et coutumes différente de la population "civilisée", et les nouveaux riches qui souhaitent s'approprier leur territoire pour le travail de la terre et l'exfiltration de matières premières. Les amérindiens sont alors obligés de se réfugier plus profondément dans la forêt du Chaco. Le jeune homme va également rencontrer les mennonites, communauté chrétienne s'étant implanté en Amérique latine dan les années 1930, notamment Lisbeth et son père étant l'évêque de la paroisse.

Julien, qui se présente comme un chercheur en ethnologie pour sa thèse universitaire, va au service de Gérard de Lumiel tenter de retrouver des objets pré-colombiens et découvrir la réelle existence ou non de ce mythe de l'El Dorado. Il va se confronter alors aux différentes communautés, va lier des liens entre amitié et parfois suspicion. Il comprend rapidement, tel que le lecteur, que les mystères se font nombreux dans le Chaco et que beaucoup de ses habitants ont des affaires à régler entre eux. J'ai réellement apprécié découvrir cette culture différente de la notre, l'auteur mettant parfois en évidence les différences juridiques mais également sociales. Ça m'a dépaysé pour quelques temps, ce qui fait toujours du bien, et les personnages sans être captivants, sont très homogènes et aident à produire une histoire intéressante qui ne perd pas son rythme de croisière au fil des pages. Les relations entre eux se sont pas forcément imprévisibles mais ça ne m'a aucunement gâché ma lecture, le plus important dans l'intrigue n'étant pas de ce côté-là mais plutôt du côté de l'aventure de ce français en plein dans l'inconnu. Car malgré ses connaissances, Julien va rapidement comprendre que la vie dans ce pays est loin de ce qu'il pouvait imaginer.
 
 
 
CONCLUSION
Une lecture très agréable sur cet ethnologue français venu
au Paraguay pour retrouver des objets de collection et qui se
confronte finalement aux secrets qui regorgent le territoire
du Chaco.

mercredi 23 novembre 2016


La philosophie dans le boudoir
En 1795, alors qu'il vient d'échapper de justesse à la guillotine et qu'il
goûte à sa liberté retrouvée, paraît anonymement La philosophie dans le
boudoir, adressé à tous les "aimables débauchés" et toutes les "femmes lubriques".
Dans ce roman, censuré jusqu'au XXe siècle, la forme du dialogue philosophique
est détournée au profit du libertinage le plus licencieux : trois débauchés
entreprennent de faire l'éducation sexuelle d'une ingénue droit sortie du
couvent... Mais cette oeuvre, écrite en pleine bascule de l'Ancien Régime à
l'époque moderne, a aussi une portée politique : inséré dans le cinquième
dialogue, le célèbre pamphlet "Français, encore un effort si vous voulez être
républicain".
 
 
AVIS 
 
 
“Eugénie, livrez votre imagination toute entière aux derniers écarts du
libertinage ; songez que vous allez en voir les plus beaux mystères s’opérer
sous vos yeux, foulez toute retenue aux pieds ; la pudeur ne fut jamais
une vertu ; si la nature eût voulu que nous cachassions quelques parties
de nos corps, elle eût pris soin elle-même ; mais elle nous a créés nus,
donc elle veut que nous allions nus, et tout procédé contraire outrage
absolument ses lois.”
 
 
 Après une lecture choquante telle que Les 120 Journées de Sodome, je n'avais que deux choix face à moi. Soit je me contentais de garder en mémoire tous les atrocités et crimes que je venais de lire et choisissais de ne jamais plus lire à un livre écrit par un malade tel que Sade. Soit je prenais le parti d'accepter qu'au delà tous ces abominations, l'auteur n'était pas qu'un obsédé sexuel, mais que c'est par ce parti pris littéraire et sociologique qu'il légitime son point de vue visionnaire et prône les libertés qui étaient un des thèmes fondamentaux de ce désir de Révolution au XVIIIème siècle. Entre discours philosophiques, politiques et éducation libertine d'une jeune fille, le Marquis de Sade crée une oeuvre où la cruauté est parfois à son paroxysme mais aussi un texte qui montre que la monarchie et les liens étroits entre la religion et le pouvoir ne peuvent plus être au goût du jour.

Mme de Saint-Ange, libertine et sœur incestueuse, propose à son frère le Chevalier de Mirvel et à Dolmancé d'initier la jeune Eugénie aux plaisirs de la chair et de la perversion. L’œuvre est écrite et composée de plusieurs dialogues où les trois professeurs alternent les démonstrations et les mises en pratique de leur cobaye humain afin de parfaire son éducation. Âgée d'une quinzaine d'années et vierge de tout attouchement, elle va rapidement découvrir tous les secrets et jouissances du libertinage jusqu'à tomber au final dans les travers cruels et sexuels que Sade affectionne tant à décrire. Mais au-delà des nombreuses parties de jambes en l'air bisexuelles et des descriptions crues à propos des membres intimes de la femme et de l'homme et de leurs utilités, Sade réussit à amener à une réflexion philosophique de son œuvre. Profondément athée, Dieu n'existe pour lui que dans l'esprit des hommes. La force qui contrôle les êtres humains est la Nature. Elle est pour lui le seul principe suprême face à l'homme et l'aide alors à apporter une pleine légitimité à ce qu'il dépeint. La violence, la cruauté et l'égoïsme sont présents dans la nature et paraissent donc pour l'auteur explicable et légitime, au delà des questions du Bien et du Mal.
 
 
 "Rien n’est affreux en libertinage, parce que tout ce que le libertinage
inspire, l’est également par la nature."
 
 
 Sade expose également dans son discours des réflexions idéologiques face au pouvoir français de son époque. Ses idées sur la religion, la liberté et la monarchie sont très explicites et très intéressantes à découvrir. Il possède une conception de la Nature, de l'homme et de la société assez similaires de celle des philosophes des Lumières en proie au désir de libertés. Seulement, les solutions qu'il présente dans son livre face à ceux qui n'obéissent pas aux lois de la nature, qu'il considère comme essentielles dans la vie de chaque homme libre, sont évidemment inconcevables et non exécutables dans une société humaine dite un tant soit peu équilibrée. Le dernier dialogue est criant de cette réalité et montre cette incapacité à suivre l'exemple de Sade dans la vie réelle.

Malgré des pratiques et des dénouements désastreux, l'auteur réussit comme je l'ai dit à amener à des réflexions séduisantes et intelligentes telle que la place de la femme. On pourrait sans trop se tromper placer le Marquis de Sade dans la catégorie des féministes, au moins dans celle de ceux qui perçoivent la femme comme l'égale de l'homme. Mme de Saint-Ange jouit de son corps comme elle le souhaite, tout comme Dolmancé et le Chevalier de Mirval, et le possède également. Sade exprime également sa pensée concernant l'avortement et la contraception qu'il révèle comme nécessaires pour jouir entièrement du libertinage. Ce livre n’est donc pas qu'un guide des pratiques sexuelles libertines mais contient des réflexions très intéressantes et complexes qui sont primordiales à comprendre et à savoir pour parler au mieux de cet auteur sulfureux et incompris lors de son existence. Cette œuvre n'est évidemment pas à mettre dans toutes les mains, surtout vu la cruauté décrite au dernier dialogue. Mais je pense qu'il est important de la découvrir pour se faire une pleine idée de ce texte et, pour certains, la savourer au delà de l'image négative qu'on peut avoir son auteur.
 
 
 
“Je vous demande maintenant si elle est bien juste, la loi qui ordonne à
celui qui n'a rien de respecter celui qui a tout.”



CONCLUSION
Une œuvre une nouvelle fois très bien écrite où se mêle
libertinage, décadence et réflexions philosophiques, un
mélange fascinant qui expose parfaitement les critiques
idéologiques et libertaires propres à ce siècle et en
rivalité avec le pouvoir en place.



 

AUTRE AVIS SUR CET AUTEUR
Les 120 journées de Sodome

lundi 21 novembre 2016

Rebecca Kean : Ancestral tome 4
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les tomes précédents.
"Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d'envahir la
Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser
une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin...
Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois
d'organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir
la jouer serré !"
 
 
 
AVIS


Quel plaisir de retrouver Rebecca Kean ! Honnêtement, j'avais peur d'être perdue après un si long écart entre ma lecture du tome précédent et de celui-ci. Mais l'auteure ne laisse pas le lecteur en bout de route et apporte des petits rappels au sein de l'action et des dialogues entre les personnages. J'ai donc pu commencer ce quatrième tome sans trop de crainte, mais plutôt avec une certaine excitation de retrouver tous ces personnages, certains que j'adore, d'autres que je souhaitais voir davantage approfondis.

C'est fou mais Rebecca n'a jamais le temps de se reposer ! À peine finit-elle de résoudre une enquête surnaturelle qu'un autre problème survient et chamboule tout son quotidien. Avec la disparition de Raphaël et la bataille qui s'annonce entre le Mortefilis et le clan des vampires de la Nouvelle Angleterre, la sorcière va devoir user de tous ses pouvoirs pour vaincre ces puissantes créatures. Ce combat dès le début du roman apporte beaucoup d'intérêt et nous replonge immédiatement dans l'univers. Il nous permet également de retrouver un par un tous les personnages principaux et secondaires qui vont s'allier à Rebecca pour battre le Mortefilis. Beth et Gordon sont toujours égaux à eux-même, protecteurs et attachants, mais ne sont pas davantage mis en lumière face au tome précédent. Par contre dans Ancestral, l'auteur va axer son histoire particulièrement sur le lien entre Rebecca et Bruce, qui se développe toujours un peu plus, l'évolution de Leonora qui se découvre de nouveaux pouvoirs et doit réussir à les dompter, et la relation ambiguë entre la Vikaris et le chef du clan des métamorphes, Aligarh. J'avais hâte d'en découvrir davantage sur ce personnage qui m'intriguait beaucoup depuis que l'auteur l'avait introduit. Finalement, tous les chefs de clan, Aligarh, Baetan, Gordon, Raphaël, et Tyriam m'intéressent, ils possèdent tous un caractère fort et ambivalents mais c'est bien celui du clan métamorphe qui me plaît plus particulièrement (je n'oublies pas Raphaël, évidemment).

Après sa querelle avec le Mortefilis, Rebecca Kean est en charge d'une nouvelle enquête qui va se révéler difficile à résoudre. Une famille de métamorphes auraient fuit leur État pour venir se réfugier à la Nouvelle Angleterre. Rebecca retrouve alors la mère morte, absente de tous pouvoirs ou aura magique. Plusieurs morts de ce clan se perpétuent peu à peu avec toujours le même ennui : tous ces métamorphes se révèlent à leur mort entièrement humains. Rebecca Kean va devoir, avec l'aide des différents clans de son territoire, élucider cette affaire tout en comprenant la manière dont le tueur aspire les pouvoirs de ses victimes. Elle va également devoir gérer ses problèmes de cœur, Raphaël devant s'éloigner pour une raison qu'elle ne peut affronter.

Ce tome s'est, tel les précédents, lu très facilement et très rapidement. Les actions s'enchaînent les unes après les autres sans indigestion mais plutôt avec beaucoup d'entrain. Certains mystères sur les personnages les plus puissants sont révélés et Rebecca use toujours de beaucoup d'humour pour réussir à digérer ou assimiler toutes ces nouvelles informations. Notre héroïne est toujours aussi casse-cou et forte tête, même si elle se révèle davantage humaine qu'au tout début de la saga. C'est bien ce qu'il me manquait avec ce personnage, que je trouvais parfois trop froid et trop invincible. Et avec son humour, elle réussit à nous faire sourire à tout moment. L'auteure parvient donc à créer un parfait mélange entre action, émotion, et humour comme on peut le remarquer dès la première bataille de ce tome, où Cassandra O'Donnel excelle à représenter des scènes intéressantes entre action et moments surréalistes qui rendent le tout incroyablement drôles.




CONCLUSION
C'est toujours un réel plaisir de suivre les aventures de
Rebecca Kean accompagnée de tous ses alliés très
intéressants et attachants également. L'action ne faiblit
pas et l'humour est toujours aussi présent, nous offrant
des scènes extrêmement drôles et adorables.



 
AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA

dimanche 20 novembre 2016


Bonjour, nous voici aujourd'hui avec le bilan de la semaine ! Cette semaine, j'ai été beaucoup plus productive côté livres et films même si au final j'ai été plus souvent mitigée que vraiment emballée par ce que je lisais et visionnais. Voici les heureux élus :
 


Les livres de la semaine :
  
  
Le sens du sacrifice de Philippe Fuzelier (chronique) :  L'idée principale de ce thriller est très bonne mais le tout ne m'a pas forcément toujours convaincue dû à une trop grande présence de descriptions qui dirige trop le lecteur et certaines résolutions au sein de la narration et des dialogues un peu trop faciles.
--> 13/20
Lettre sur les aveugles de Denis Diderot : Malgré le sujet de cette lettre très intéressant, la forme du discours m'a souvent ennuyée ou perdue. Ça a été assez compliqué de tout comprendre lors des explications plus "scientifiques" mais le tout est très intelligent et visionnaire. 
--> 14/20
La philosophie dans le boudoir de Sade : Toujours aussi spécial, doté d'une belle plume, le Marquis de Sade offre à son public des dialogues sur l'éducation libertine d'une jeune fille entre philosophie et réflexions politiques. Le dernier dialogue est vraiment horrible à en vomir mais le tout est parfois très visionnaire et surtout remarquable dans le style. 
--> 18/20
Rebecca Kean : Ancestral tome 4 de Cassandra O'Donnell : C'est toujours un grand plaisir de retrouver la sanguinaire Vikaris toujours surmenée entre histoires surnaturelles, avec tous les créatures de la ville, et amoureuses, elle qui devient, pour ma plus grande joie, de plus en plus humaine.
--> 19/20

Les films de la semaine :
     
L'idéal de Frédéric Beigbeder (2016) : J'adore Gaspard Proust et Audrey Fleurot qui jouent bien leur rôle mais même si le film décrie l'horreur de la beauté unique dans l'univers de la mode et des cosmétiques, il ne m'a pas réellement convaincue sachant que Frédéric Beigbeder continue de suivre ce modèle dans son travail. Et puis le tout se montre cliché avec, de plus, la deuxième partie du film beaucoup trop cul-cul face à cet univers se voulant trash.
--> 9/20
The words de Brian Klugman (2012) : Un film sympathique qui est néanmoins un peu trop lent et ennuyeux à certains moments. J'ai adoré les dialogues entre Bradley Cooper et Jeremy Irons mais le tout m'a paru malheureusement un peu fade.
--> 13/20
Les Animaux fantastiques de David Yates (2016) : J'ai tout simplement adoré ce film ! Les changements d'époque et de lieux sont réellement appréciés et avec quelques références à Harry Potter, on sent que ce film n'est pas tourné essentiellement vers la nostalgie des 8 huit films précédents. L'intrigue ne s'essoufle pas, les animaux fantastiques sont superbes et les personnages sont bien utilisés, attachants et drôles quand il le faut. Et puis, avec Eddie Redmayne en personnage principal que j'aime d'amour, je ne pouvais que passer un bon moment !
--> 19/20


Les séries de la semaine :
Modern family saison 3 épisodes 14-22 : Je pensais finir la troisième saison cette semaine, ça sera pour la prochaine ! Je passe toujours un aussi bon moment avec les Dunfy-Pritchett, avec certains épisodes sont plus drôles que d'autres.
--> 17/20

jeudi 17 novembre 2016

Le Sens du sacrifice
Évelyne Soulat, capitaine de gendarmerie, doit faire appel à un profiler pour
résoudre son premier crime en série. Sa complicité avec Éric Dampierre
conduit le duo sur des pistes de l'impensable, des enquêtes compliquées,
dans lesquelles des criminels deviennent à leur tour des victimes. Des
scénarios insensés laissent le lecteur en permanence sur une corde raide,
et en haleine, pour identifier des personnages lancés dans un labyrinthe d
crime. La chute est stupéfiante, comme un saut à l'élastique. L'auteur
a délicatement tendu un piège à ses lecteurs, pour leur plus grand
divertissement. En cas de vertige, s'abstenir.





AVIS
 
Après [GATACA], me revoilà avec un autre roman policier français. Cette fois-ci l'enquête paraît sûrement plus simple mais cache malgré tout de bonnes surprises. Première lecture de cet auteur, j'en ressors plutôt mitigée. J'ai apprécié l'enquête à proprement dite, mais la forme qu'utilise Philippe Fuzellier pour la raconter ne m'a pas toujours entièrement convaincue, me sentant trop guidée par moments.

Le profiler Éric Dampierre est appelé pour une nouvelle enquête. Avec la gendarme Évelyne Soulat et son équipe, il va tenter d'élucider un meurtre aux méthodes atypiques. Le corps d'un homme est retrouvé étranglé puis égorgé, avec l'absence d'une main. Rapidement, les gendarmes apprennent le mode opératoire du tueur, déguisé tel Zorro. Et alors que l'enquête semble piétiner, d'autres meurtres sont commis dans différents lieux de France. La révélation de l'identité de certaines des victimes aide les enquêteurs à comprendre peu à peu les raisons et les liens entre tous ces assassinats. Meurtres en séries, conspiration,secte ? Éric Dampierre espère rapidement le découvrir.

L'histoire qui peut paraître simple au début du livre se montre néanmoins très prenante. Le lecteur découvre la vie personnelle d'Éric avant de le rencontrer à son lieu de travail. Un lien se forme alors déjà entre cet homme altruiste et qui peut facilement s'emporter et le public. Son duo avec Évelyne Soulat connaît un passé antérieur à cette enquête et se prolonge donc ici, nous offrant alors un sentiment de connivence, d'amitié dès le début. Mais ils ne sont pas seuls, secondés par différents membres de la gendarmerie ou extérieurs dans toute la France. L'enquête se révèle intéressante par les rebondissements perpétuels qui vont d'abord obscurcir les causes et effets de ces crimes puis vont, avec de surcroît le discernement des enquêteurs, amener à la vérité des faits. Mais malgré une investigation qui réussit à se montrer attrayante, j'ai parfois été gênée par le style de l'auteur. La narration mais surtout les dialogues étaient parfois un peu trop simplistes et ne laissaient pas assez de place à des sous-entendus. Des réflexions et des affirmations devraient rester implicites afin de laisser le lecteur réfléchir davantage par lui-même et pour qu'il ne soit pas autant guidé dans sa lecture. 


“Il l’avait saisi comme une poupée, une frénésie l’avait envahi, de jouer,
oui de s’amuser, avec cette marionnette, une folie incroyable, une
véritable boucherie.”




CONCLUSION
Une bonne enquête policière composée de multiples
rebondissement et meurtres qui m'a parfois dérangé par
la manière dont l'auteur tient trop la main au lecteur
afin de le guider au mieux.




AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR
Derrière un mur d'argent
L'Évadé de Fleury-Mérogis

mercredi 16 novembre 2016


[GATACA]
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les tomes précédents (surtout Le syndrome [E])
Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l'homme de Cro-Magnon ?
Alors que Lucie peine à se remettre de ses traumatismes, l'ex-commissaire
Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone telle la découverte
du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe. À
nouveaux réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la
violence, là où le génome humain détermine son avenir : l'extinction.
Bienvenue à GATACA...


AVIS


"L’Évolution est une exception. La règle, c’est l’extinction."


Après le cliffhanger de fin dans Le Syndrome [E], qui m'a moyennement plu au passage, je ne pouvais attendre plus longtemps avant de lire la suite ! Et même si j'ai moins aimé [GATACA], elle est une très bonne continuité dans le thème de la violence. À travers une enquête une nouvelle fois très complexe, nos deux protagonistes vont encore plonger dans les ténèbres et découvrir des secrets qui pourraient toucher l'humanité entière...

Depuis un an, Lucie a retrouvé ses deux filles kidnappées. L'une morte, l'autre en vie. Elle essaie alors de retourner à une vie normale avec Juliette en abandonnant sa carrière de flic et son histoire d'amour avec Franck Sharko. Celui-ci a également du mal à se remettre de ce drame, reportant la faute entière sur ses épaules, mais a choisit de son côté de rejoindre à nouveau le Quai des orfèvres afin d'aider au mieux les forces de police à élucider des meurtres. Et cette nouvelle affaire est de taille. Dans un laboratoire spécialisé sur les primates, une jeune stagiaire aurait été tué violemment par un chimpanzé. En tout cas, tout laisse croire à sa culpabilité. Mais rapidement, Sharko et ses collègues vont comprendre que la vérité est plus complexe et touche à quelque chose de plus mystérieux et d'énorme. Chose encore plus surprenante, la victime semblait s'attacher pour sa thèse secrète à plusieurs détenus dont l'un est le bourreau des filles de Lucie Hennebelle. Les deux êtres décharnés, altérés par toutes les horreurs que l'homme est possible d'engendrer et de produire, vont alors se retrouver et devoir collaborer ensemble secrètement afin de comprendre toutes les ficelles de cette histoire et pour que l'ancienne flic puisse enfin faire le total deuil de sa fille.
 


"Nos avantages évolutifs, comme la parole, l’intelligence, notre capacité à
coloniser l’ensemble de la planète, ont aussi un coût en monnaie darwinienne :
nous sommes des animaux capables de répandre le plus grand malheur."
 



Je savais déjà au vu du résumé que le sujet allait beaucoup me plaire. L'auteur s'attache à nous plonger dans un univers très scientifique qu'il vulgarise assez pour que l'on puisse comprendre. L'intrigue s'articule particulièrement au sujet de l'ADN, de l'hérédité génétique, du cerveau humain, etc... Et comme à chaque fois, je sus complètement bluffée par tout le travail de documentation qu'entreprend l'auteur. Et c'est bien avec ce thriller de Franck Thilliez que j'ai appris le plus de choses et avec lequel j'ai pris le plus de plaisir à m'en instruire. Et comme dans Le Syndrome [E], Franck Thilliez nous fait voyager, cette fois-ci en Amazonie où l'on découvre une communauté très différente de la société occidentale mais qui peut néanmoins avoir quelques similitudes au vu de l'intrigue. Néanmoins, malgré un sujet scientifique très intéressant, j'ai ressenti quelques moments de relâchements dans l'intrigue. J'ai malgré moi décroché à certains moments où l'enquête n'arrivait plus à avancer ou lorsque l'auteur s'attardait à exposer le quotidien de Lucie en particulier.

Le cliffhanger à la fin du tome précédant apporte ici pas mal d'évolutions pour les personnages que ce soit pour Lucie ou Sharko. Mais j'ai eu malheureusement beaucoup de mal avec Lucie dans ce tome. Je n'ai pas compris ce choix de s'embarquer dans toute cette histoire, faisant à chaque fois la même erreur, replonger dans les ténèbres au lieu de passer du temps avec ses filles. Je peux comprendre qu'elle en ait besoin pour tourner la page mais je n'acceptais pas toujours le fait qu'elle dise ou pense que c'était pour sa fille alors que c'était uniquement pour elle. Mais la logique reprend le dessus à la fin du tome et nous fait comprendre alors mieux ses choix, mais ça ne m'a malheureusement pas convaincue. C’est bien la chose qui m'a le plus énervé dans ce thriller. Je ne peux pas réellement l'expliquer au risque de spoiler mais l'auteur résout la problématique sur Lucie Hennebelle avec une révélation finale dont le scénario avait déjà été utilisé dans un autre tome, qui ne m'avait déjà pas beaucoup plu à l'époque. J'aurais préféré une autre manière de traiter ce sujet, sans faire croire que ce genre de scénario arrive si souvent dans la vie réelle. 


"Une seconde n'est rien à l'échelle de l'humanité. Mais chaque seconde
possède cette magie d'être unique."



CONCLUSION
Un thriller une nouvelle fois très intéressant, une intrigue qui
perd en intensité quelques fois mais qui globalement est très
captivante tout en étant instructive. Mais cette fois-ci, Lucie
Henebelle m'a vraiment agacée et j'espère que la problématique
de son personnage dans ce tome est réellement aboutie et que
l'on passera à autre chose avec la suite de la saga.



AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
La chambre des morts
La mémoire fantôme 
Le syndrome [E]


AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

lundi 14 novembre 2016


Accidents
Sergi Vélasquez, artiste peintre et prisonnier des apparences, s'amourache
d'une rousse flamboyante qu'il croise dans l'ascenseur. Mais elle est hystérique ; c'est
du moins ce que pense Julia, psychanalyste et sœur de l'artiste. Faut-il s'en inquiéter ?
Roxane, elle, est photographe. Il y a quelques années, son visage a été brûlé dans un
accident de voiture. Aujourd'hui, elle se réconforte, isolée dans une nature sans
voisinage. Jusqu'à ce qu'elle prenne des clichés de son corps, pour mieux
l'accepter, et que ses photographies, exposées à Paris, séduisent Sergi Vélasquez.





AVIS



Je n'avais vu ce roman nulle part, et lorsque Babelio m'a proposé de le lire, j'ai accepté sans connaître son résumé, souhaitant rester jusqu'au bout dans l'inconnu. Je n'avais que ce titre, Accidents, qui représente beaucoup plus de choses que l'on pourrait le croire de prime abord. Car dans ce livre, les accidents sont nombreux. Des accidents presque mortels, amoureux, inattendus, ... Néanmoins, il n'auront pas abouti vers une fin convaincante à mon goût...

Le roman est découpé par deux intrigues, deux histoires. D'abord, celle de Sergi, espagnol immigré en France depuis son enfance avec ses parents et sa sœur Julia. Peintre à Paris, il n'arrive cependant pas à gagner sa vie avec son art qu'il a du mal quelques fois à apprécier lui-même. Un personnage principal plutôt atypique par son physique mais aussi par son pessimisme constant sur la vie, sur les contrastes entre les classes bourgeoises et celles plus appauvries, et sur la vie de famille. S'il peut se montrer d'abord agaçant, il est finalement très intéressant à suivre, loin des carcans habituels. En face de son appartement se trouve celui de Julia et de Paul et de leurs deux filles. L'auteur s'attache au début à nous décrire le quotidien de cette famille, particulièrement du point de vue de Paul, père au foyer, sans en oublier Julia, psychologue à domicile. Ce début m'a un peu interloqué, le trouvant parfois lent par ses descriptions parfois inutiles pour l'histoire en elle-même, mais il plante en même temps bien le décor et les personnages qui sont très sympathiques.

Au second plan, l'auteur raconte l'histoire d'une jeune femme recluse à la campagne loin de Paris après un grave accident de voiture qui l'a défiguré. Cette femme, qui au début n'a pas de noms, tente de se ressourcer, de reprendre confiance en elle et en sa beauté même. Elle arrive alors peu à peu à redécouvrir sa vie et à entreprendre une cicatrisation psychologique à travers la photographie, œuvres qu'elle expose dans des galeries d'art. Voici son accident à elle, son cauchemar quotidien, son fardeau qu'elle arrive peu à peu à alléger. L'accident de Sergi lui, s'appelle Rebecca. Patiente chez Julia, il la rencontre dans l'ascenseur de son immeuble et c'est alors comme une illumination. Il faut qu'il la rencontre, qu'il l'"obtienne". Une relation va donc naître entre eux deux, une relation différente que celle que Sergi entame d'habitude, n'étant accoutumé qu'aux histoires sans réelles attaches. Malgré quelques interrogations, il semble vivre parfaitement cette idylle, contrairement à sa sœur qui connaît quelques secrets sur Rebecca et qui ne semble pas prompte à la compter parmi les membres de sa famille. Car oui, les prémices de leur relation sont intéressants à suivre mais le lecteur découvre rapidement que Rebecca n’est pas très équilibrée. Et face à ses crises d'hystérie, je n'ai pas toujours compris l'absence de réaction de la part de Sergi. Pourquoi ne choisit-il pas de mettre fin à cette histoire qui ne semble plus l'épanouir ?

Les choses empirent alors, entachant la relation entre Rebecca et Sergi, mais aussi quelque peu celle entre celui-ci et sa sœur. Et c'est alors que le peintre va découvrir le grand secret de sa conjointe. Une révélation qui redouble l'intérêt du lecteur pour la suite du roman et qui va transformer le quotidien de Sergi en quête de réponses et de vérités. Et lorsqu'il les découvre, il ressent comme une inspiration nouvelle qui m'a paru alors trop rapide et même trop prévisible. Alors que Rebecca révèle peu à peu son véritable visage, Sergi va découvrir quelque chose de beaucoup plus profond et épanouissant, s'acheminant vers une fin qui m'a paru beaucoup trop abrupte et conventionnelle. Et c'est quelque chose qui m'a réellement dérangé. Face à cette conclusion, je me suis vraiment posé la question du message de ce roman, ce qu'il voulait véhiculer. J'ai apprécié ma lecture mais je n'ai pas réussi à comprendre où l'auteur souhaitait en venir, m'apportant le sentiment d'être passer à côté de quelque chose. Ou alors, l'auteur voulait simplement raconter une histoire, et dans ce cas, il me manquait clairement quelque chose.


"On n’aime pas son visage, on l’accepte. Il n’y a pas d’alternative. Et puis,
peut-être qu’il n’y a pas de visage, mais seulement des cartes en relief dont
on suit les lignes, les cavités, les trous noirs, et qui rappellent un paysage,
une montagne, une plage, un chemin. Ce n’est pas la matière qui importe,
cette viande à orifices, mais ce qu’elle devient dans les yeux des autres."




CONCLUSION
Une lecture agréable avec des personnages sympathiques
et parfois atypiques en comparaison d'autres romans du
genre, mais l'histoire globale et surtout sa fin m'auront
apporté une petite frustration. Il m'a manqué quelque
chose que je ne pourrais citer moi-même.

dimanche 13 novembre 2016



Après avoir présenter pendant plusieurs mois C’est lundi que lisez-vous ?, j'ai souhaité renouveler l'expérience avec cette fois-ci quelques modifications. Tous les dimanches, Le bilan de la semaine sera publié le dimanche où je ferais le point sur les livres lus, mais également sur mes visionnages de séries télé et de films dont j'aimerais parler vu qu'ils me prennent parfois beaucoup de mon temps. Ça me permet également d'avoir un bilan chaque semaine assez rempli si jamais je suis en proie à une panne livresque ou absence.
Cette semaine a été assez fructueuse niveau lecture avec 2 livres lus et qui m'ont beaucoup plu, et le visionnages de 3 séries (j'aime bien avoir plusieurs séries en parallèle, vous verrez). Par contre, pas de films cette semaine !



Les livres de la semaine :
  
[GATACA] de Franck Thilliez : J'ai mis BEAUCOUP de temps à finir ce thriller qui m'a, malgré tout, beaucoup plu. Quelques moments de lenteur mais un sujet très intéressant.
--> 17/20
Accidents d'Olivier Bordaçarre : J'ai reçu ce partenariat en début de la semaine et je l'ai lu en deux jours. Très court, il a été sympathique même s'il m'a manqué quelque chose pour que ce soit une excellente lecture.
--> 15/20



Les séries de la semaine :
        
Sherlock saison 2 épisode 3 - saison 3 épisode 3 : J'ai commencé Sherlock très tardivement, début septembre, et je ne m'attendais pas à aimer autant cette mini-série. Sherlock et Watson, tout comme les personnages secondaires, sont des personnages très bien incarnés et attachants et les enquêtes sont très intéressantes. J'ai hâte de découvrir la quatrième saison l'année prochaine !
--> 19/20
Modern family saison 3 épisodes 11-13 : Je ne voyais cette série que de temps en temps en tombant dessus à la télé et j'ai souhaité la regarder du début à la fin. Pour le moment, j'adore cette troisième saison où je m'attache encore davantage aux différents personnages (surtout Phil et Claire) qui sont toujours dans des situations délirantes ou criantes de réalisme et donc extrêmement drôles.
--> 17/20
This is us saison 1 épisodes 3-4 : Voici une des séries de 2016 que j'adore le plus ! J'ai été émue par cette famille dès le premier épisode, et depuis je passe toujours un excellent moment à suivre tous ces personnages tous aussi touchants les uns que les autres.
--> 18/20


dimanche 6 novembre 2016

La perle de Wyletown
Joe Atlanters a un rêve. Depuis son enfance, Wyletown l’attire. Surnommée
« La Belle Rouge » pour le manteau que ses lilas carmin dessinent dès le
printemps, cette ville regorge de bien d’autres trésors. Wyletown, ville
parfaite où il fait bon vivre. Wyletown, ville aux deux visages. Wyletown,
ville peuplée de charmants personnages. Wyletown, ville où le plus grand
festival de cinéma se fait écho au-delà des frontières. Pourquoi tout
le monde veut aller à Wyletown ?
Et si le rêve que Joe était sur le point de réaliser n’était pas celui
qu’il croyait…





AVIS


Plonger dans une ville tout aussi dotée de charme que de mystère, où l'on suit la rencontre de deux personnages dans un univers de cinéma, ça me donnait plutôt envie. Et grâce à l'auteur qui a crée un groupe de blogueurs pour lire et chroniquer son livre tout en permettant un échange d'impressions, j'ai pu découvrir La perle de Wyletown dans les meilleurs conditions. Et si j'ai été immédiatement charmée, j'ai malheureusement ressenti de l'ennui dans le dernier tiers du roman.

Joe Atlanters travaille dans une animalerie et rêve de retourner à Wyletown, ville de ses espérances et de ses rêves, lui qui se passionne à écrire des scenarii en tout genre. Line Awotadoe, actrice débutante qui présente son premier rôle dans un court métrage, va vivre une semaine inattendue avec ce jeune homme qu'elle vient de rencontrer dans cette ville où tout semble pouvoir arriver. Wyletown, ville aux mille visages et artifices, ville d'illusions et parfois d'onirismes. Dès le début, l'auteur réussit facilement à nous happer et à nous séduire avec cette ville qui ne peut que fasciner les personnages et intriguer le lecteur. De plus la poésie dans l'écriture, qui se déploie dès le prologue, arrive à créer davantage d'intérêt au lectorat.

Nous ne connaissons au final pas grand chose de nos deux personnages principaux, leur passé ne nous est pas révélé. Nous sommes alors à la même échelle de conscience que Line et Joe, qui se rencontrent et se découvrent petit à petit à travers ce festival de cinéma. Ils deviennent rapidement sympathiques et semblent parfaitement assortis par leur simplicité et leur gentillesse l'un envers l'autre. Cette relation donne de plus un indice sur le plan temporel qui n'a pas l'air d'être le nôtre. Pour ma part, j'ai situé l'histoire vers les années 60-70, ce qui a apporté encore plus de beauté et de charme au cadre et à l'histoire.

Malheureusement, si j'ai apprécié suivre les débuts de ces deux personnages et leur séjour à Wyletown, celui de Line beaucoup plus mouvementé entre interviews, soirées, et séances photos, je me suis finalement plutôt ennuyée lors des cinquante dernières pages. Dès le moment où le film dans lequel joue l'actrice est montré au public, la magie est peu à peu retombé. Ce qui avait été intéressant était de suivre la rencontre des deux protagonistes, mais n'ayant finalement pas assez de consistance, ils m'ont lassée, ne m'ont plus vraiment intéressé. Et puis, je m'attendais à une fin à la hauteur de la réputation de Wyletown, une fin plus mystique, plus allégorique. Donc à part cette fin qui est, selon moi, retombé comme un soufflet, j'ai pris malgré tout plaisir à découvrir ce festival dans cette jolie ville en présence de deux personnages pas assez approfondis à mon goût mais très sympathiques.


 
CONCLUSION
Une lecture plaisante qui m'aura fait passer un bon
moment par son lieu mystérieux et intriguant et par la
rencontre de ces deux protagonistes même si au final,
j'aurais apprécier qu'ils soient plus consistants.




Merci encore à l'auteur pour m'avoir fait découvrir son roman. Et voici maintenant les chroniques de tous les autres blogueuses qui ont participé à cette lecture commune (en attendant de la publication de leurs avis, je vous mets le lien de leur blog) :


jeudi 3 novembre 2016

Les Précieuses ridicules - Le Malade imaginaire - Les Femmes savantes
Molière
Les Précieuses ridicules
Librio - Juin 2015 (1e éd. : 1659) - 67 pages
Magdelon et Cathos, deux provinciales éprises de passions nobles et de bons mots, cherchent à
Paris le grand amour et les échanges élevés découverts dans les livres. Mais quand Gorgibus, père
de Magdelon et oncle de Cathos, organise une rencontre avec deux prétendants choisis pour elles, les
deux jeunes femmes les ridiculisent de telle façon qu'ils échafaudent une vengeance commune.


Le Malade imaginaire
Librio - Avril 2015 (1e éd. : 1673) - 126 pages
S'il peste contre le coût des soins, Argan, hypocondriaque, ne peut se passer des médecins. Il rêve
donc de voir sa fille épouser un praticien, Diafoirus. Mais Angélique aime Cléante, et refuse le choix
de son père. Ce dernier, ulcéré, se fait fort de la déshériter au profit de Béline, son épouse hypocrite.
C'est sans compter l'aide providentielle de Toinette, servante effrontée qui s'ingénie à faire triompher la
cause des amoureux. Dernière oeuvre de Molière, cette comédie-ballet en trois actes obtint un succès
sans égal au Palais-Royal où elle fut jouée.


Les Femmes savantes
Librio - Juin 2015 (1e éd. : 1672) - 108 pages
Henriette et Clitandre sont amants, mais pour se marier, ils vont devoir obtenir le soutien de la
famille de la jeune fille. Le père et l'oncle sont favorables au mariage ; mais la mère, Philaminte,
soutenue par la tante et la sœur d'Henriette, veut lui faire épouser un faux savant aux dents longues,
Trissotin, qui mène par le bout du nez ces « femmes savantes ».




AVIS



Étant une novice pour ce qui est du théâtre de Molière, n'ayant lu que Les Fourberies de Scapin (que j'ai du lire tout de même une dizaine de fois) et L'Avare, j'ai souhaité découvrir sa bibliographie théâtrale plus amplement. Un peu choisies au hasard, ces trois pièces se révèlent être assez semblables par leur thème principal : des femmes et des hommes trompés par leurs pairs ou par leur propre naïveté. Molière joue avec ses personnages dans chacune de ses pièces en blâmant leur préciosité, caractère régissant les salons et la société mondaine pendant le milieu du XVIIème siècle. Entre satire et sous-entendus comiques, Molière se sert de ses pièces pour se moquer de ce style qui devient un réel statut normalisé, rapidement remplacé par la galanterie et la notion de l’honnête homme.

Alors que Magdelon et Cathos, deux cousines provinciales, tombent amoureuses de deux mystérieux nobles, Argan qui ne peut se passer des prescriptions de ses médecins, ou encore Philaminte et sa sœur qui sont comme ensorcelées par ce Trissotin, tous ses personnages vont découvrir finalement la duperie dont ils étaient les victimes, victimes parfois de leur bourse et/ou de leur cœur. Dans Les Précieuses ridicules, ces deux nobles ne sont finalement que des valets ayant le don des bonnes paroles au service des deux prétendants des jeunes femmes. Argan dans Le Malade imaginaire comprend la supercherie orchestrée par ses proches qui n'attendent que le jour de sa mort alors que sa fille, qu'il pense intéressée et égoïste, se révèle être la seule personne qui lui témoigne du respect et de l'amour. Et dans Les Femmes savantes, Trissotin se révèle au final tel qu'il est, un pédant plus qu'un grand philosophe, plus envieux de l'argent de ces femmes que le cœur d'Henriette, qui elle n'est charmée que par Clitandre qui ne se vante par de son savoir.

Malgré les thèmes abordés, je n'ai pas toujours réussi à bien apprécier ces pièces, particulièrement Les Femmes savantes écrite en alexandrins. Le traitement de ces sujets, la manière de les mettre en scène, l'écriture de Molière, rien ne me convint vraiment et je ressors de ces trois lectures un peu perplexe. Je m'attendais à être davantage transportée par le style de ce grand dramaturge mais finalement, je suis plus touchée par les pièces par exemple de Shakespeare ou même celles de Marivaux que je trouve pour la plupart pas assez approfondies. Les Fourberies de Scapin reste et restera alors pour un moment, n'ayant pas une grande envie d'en lire d'autres pour le moment, ma pièce préférée de Molière.